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Louis Stanislas Xavier Soyez

CarrièreModifier

Ancien RégimeModifier

Engagé en 1784, dans le régiment de Saintonge, Louis Soyez est caporal dans le régiment du Dauphin lorsqu'il obtient son congé en 1791[1].

Révolution françaiseModifier

Réengagé en 1792, au sein du 5e régiment de chasseurs à cheval, il combat pendant l'hiver 1792-1793 dans l'armée du Nord et y est blessé au genou[1]. Il passe ensuite à l'armée des Pyrénées-Orientales où il exerce diverses fonctions dont celle d'aide de camp du général Marbot[1].

Reversé alors dans l'infanterie légère où il franchit les différents grades d'officiers, il passe à l'armée d'Italie et prend la tête de la 5e demi-brigade légère en décembre 1796[1]. Il s'illustre lors de la campagne de 1797 pendant laquelle il reçoit plusieurs blessures[1].

De nouveau en Italie en 1799, il est blessé à Novi le 15 août[1].

Consulat et EmpireModifier

Nommé général de brigade le 29 août 1803, il commande une brigade de la division Boudet au camp d'Utrecht puis au sein du 2e corps[1].

Il passe en Dalmatie en 1806, d'abord sous les ordres de Lauriston puis sous ceux de Montrichard[1]. Le 3 juin 1809, il est capturé par les autrichiens à Fiume où il soigne une blessure reçue quelques semaines plus tôt[1].

Libéré à la fin de la guerre avec l'Autriche, il n'a plus de commandement actif avant de rejoindre la Grande Armée en juillet 1812[1].

Affecté comme commandant d'armes à Hambourg[1], il participe au siège de la ville et rentre en France avec la garnison en juin 1814.

Mis en non-activité à son retour, il reprend du service pendant les Cent-Jours à la tête du département du Loiret[1]. Il est mis à la retraite à la Restauration[1].

Distinctions et vie privéeModifier

Chevalier de la Légion d'honneur le 12 décembre 1803 puis commandant de l'ordre le 14 juin 1804[2], il reçoit plusieurs dotations en Westphalie et en Italie[1].

Louis XVIII le fait chevalier de Saint-Louis le 8 juillet 1814[1].

Le général Soyez est fait baron de l'Empire le 2 juillet 1808[3].

Sa petite-fille, Élise Mélanie Léonie, épouse en 1863, le graveur Gustave Bertinot, dont un fils[4].

Notes et référencesModifier

  1. a b c d e f g h i j k l m n et o Six 1934, p. 475-476
  2. Son dossier sur la base LEONORE
  3. Tulard 2001, p. 282
  4. Rose Chochod, « Gustave Bertinot », dans Bulletin de la Société historique d'Auteuil et de Passy, Paris, Société historique d'Auteuil et de Passy, 1904, pp. 206-208sur Gallica.

BibliographieModifier

  • SOYEZ (Louis-Stanislas-Xavier, baron) dans Georges Six, Dictionnaire biographique des généraux et amiraux français de la Révolution et de l'Empire : 1789-1814, t. 2, Paris, Saffroy,
  • Jean Tulard, Napoléon et la noblesse d'Empire, Tallandier, (ISBN 2-235-02302-9)
  • SOYEZ (Louis) dansJean Tulard (dir.), Dictionnaire Napoléon, vol. I-Z, Fayard, (ISBN 2-213-60485-1)