Louis Philippe Maine

Louis Philippe Maine
Louis Philippe Maine

Naissance 4 septembre 1830
Mussidan (Dordogne)
Décès 27 juin 1893 (à 62 ans)
Douzillac (Dordogne)
Origine Drapeau de la France France
Arme Infanterie, légion étrangère, troupes de marine
Grade capitaine
Conflits Crimée
Algérie
Expédition du Mexique (1861-1867)
Guerre franco-prussienne de 1870
Faits d'armes Sébastopol
Bataille de Camerone
Bazeilles
Distinctions Officier de la Légion d'honneur

Louis Philippe Maine est un militaire français né le à Mussidan (Dordogne), mort le à Douzillac dans le même département.

BiographieModifier

 
Le caporal Maine.

Louis Philippe Maine est fils de Joseph Ména dit « Maine » d’origine andalouse, exerçant le métier de bottier et de Thérèse Félix, française (son père est un ancien capitaine de l’Armée napoléonienne) née en Espagne, exerçant la profession d’hôtelière.

Le , il s'engage pour deux ans au 1er régiment de zouaves à Alger. Déçu, il quitte le service pour se faire bottier, métier que lui a appris son père. Très vite il décide que seul le métier des armes peut lui donner l’aventure. Le , il s'engage à nouveau, intégrant le 4e bataillon de chasseurs à pied, qui s'apprête à être déployé en Crimée. Blessé à la joue, il est fait chevalier de la Légion d'honneur à l'issue de la prise de la tour Malakoff. En Italie, il est adjudant et décoré après Magenta de la médaille de la valeur militaire italienne. Servant toujours dans les rangs du 4e bataillon de chasseurs à pied, il est affecté en Algérie, où il rend ses galons en 1863 pour s'engager comme simple soldat à la Légion étrangère. Son unité est désignée pour participer à la campagne du Mexique.

Rescapé de la bataille de Camerone, il est nommé sous-officier, puis officier.

Il participe ensuite à la campagne de 1870 comme capitaine des troupes de marine au 3e régiment d'infanterie de marine lors de la bataille de Bazeilles, au combat dit de la « Maison de la dernière cartouche ».

Prisonnier à Sedan le , il s’évade le 18, gagne Bruxelles et rejoint la France. À Rochefort, il intègre les Francs-tireurs et organise une phalange de volontaires qu’il conduit au feu et gagne ainsi ses galons de lieutenant-colonel du 8e régiment de gardes mobiles de Charente-Inférieure.

À la révision des grades (décidée en 1872 par la « Commission parlementaire chargée de réviser les grades accordés dans l'armée par le Gouvernement de la défense nationale »[1]), il ne conserve que ses galons de capitaine. Il est muté dans un bataillon de tirailleurs sénégalais jusqu’en mars 1873 puis revient au 3e RIMa avant d’être mis en non activité pour infirmités temporaires le .

Héros du siège de Sébastopol, de la bataille de Camerone et du combat de la Maison de la dernière cartouche, s'étant illustré lors des faits d'armes les plus marquants de la Légion étrangère et des troupes de marine, il meurt dans son lit à Douzillac (Dordogne) le .

Il existe dans la mairie de ce petit village, une vitrine où sont conservées quelques reliques à la gloire du capitaine. Chaque année, le , date anniversaire de la bataille de Camerone, un hommage lui est rendu au cimetière de Douzillac par des légionnaires résidant en Dordogne[2].

RéférencesModifier

  1. Hervé de Gaudemar et David Mongoin, Les grandes conclusions de la jurisprudence administrative, vol. 1 : 1831-1940, chapitre 9 : « Conclusions (contraires) Perret sur CE 15 novembre 1872 Carrey de Brellemare », p. 90, LGDJ, 2015, (ISBN 978-2-275-04636-5).
  2. Nicolas Caminel, « Le caporal Louis Maine honoré par ses pairs de la Légion », Sud Ouest édition Périgueux, 4 mai 2017, p. 18.

SourcesModifier

BibliographieModifier

  • Guy Penaud, Philippe Maine (1830-1893), l'étonnante saga du Périgourdin héros de Camerone, éditions Ifie, 2016.