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Louis Joseph Trimolet

graveur et peintre français
Louis Joseph Trimolet
Louis Trimolet by Steinheil.png
Louis Joseph Trimolet,
gravure d'après un dessin d'Auguste Steinheil (1843),
Paris, Bibliothèque nationale de France.
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 31 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités

Louis Joseph Trimolet, né le à Paris où il est mort le , est un peintre, dessinateur, graveur et lithographe français.

Sommaire

BiographieModifier

Orphelin à neuf ans, il doit travailler très tôt. Il connaît plusieurs gagne-pain avant d'être apprenti chez un graveur d'étiquettes, où il montre ses dispositions pour le dessin. À force d'économies, il entre à l’atelier de David d’Angers, puis est admis à l'École des Beaux-Arts (octobre 1831) où il est élève de Guillaume Guillon-Lethière ; mais l'enseignement académique l'ennuie. En 1830, il a réalisé une lithographie, Avant, Pendant, Après (1830) ayant trait à la révolution de Juillet.

Il débute en dessinant des vignettes pour Versailles, ancien et moderne (1832) du Comte de Laborde, et reçoit des commandes de l'éditeur Léon Curmer. En 1834, il épouse la sœur du peintre Charles-François Daubigny, et forme avec ce dernier un groupe d'amis où figurent le sculpteur Geoffroy-Dechaume et les peintres Ernest Meissonnier et Auguste Steinheil. Bien qu'il fût ardent au travail, il ne put sortir de la misère et mourut prématurément d'une phtisie due aux privations. Sa femme était morte quelques mois avant lui.

Orphelin, son fils, Alphonse Trimolet, est recueilli par son oncle, Daubigny, et Geoffroy-Dechaume : devenu peintre et graveur à partir des années 1865-1867, il laisse quelques eaux-fortes représentant Paris et ses environs, éditées entre autres par Richard Lesclide et Alfred Cadart et meurt après 1887[1].

L'œuvreModifier

 
L'Hiver, eau-forte sur double plaque d'acier.
 
Illustration de Trimolet pour Le Combat des rats et des grenouilles.

Comme peintre, on lui connaît deux tableaux : Distribution de secours par des sœurs de charité (1839) et La Prière (1841). Le premier, médaillé au Salon de 1839, resta sans acquéreur et fut offert par Geoffroy-Dechaume au musée du Louvre. C'est principalement comme dessinateur et graveur que Trimolet a œuvré : croquis, gravures sur bois, eaux-fortes destinés à l'illustration d'ouvrages, quelques lithographies ; doué d'une exécution facile, il manifeste dans ses travaux un humour fin. Comme illustrateur, il a contribué notamment aux ouvrages suivants :

  • Versailles ancien et moderne (1832) du Comte de Laborde ; vignettes sur bois.
  • Alphonse de Lamartine, Voyage en Orient (1832-1833) ; dessins sur bois.
  • Le Combat des rats et des grenouilles (trad. d'Homère, dans La Pléiade de Curmer, 1841) : titre gravé à l'eau-forte ; six bois fins.
  • Les Français peints par eux-mêmes (1840-1842), éd. par Curmer ; dessins sur bois.
  • Physiologies de l'employé, de l'étudiant, de l'homme de loi, du floueur, du garde national (1841-1842) ; dessins sur bois.
  • Les Contes de Perrault, en collab. avec Daubigny ; eau-forte.
  • Le Musée ou magasin comique de Philipon et Le Charivari ; dessins de caricatures.
  • Le Comic-Almanach, keepsakes comiques pour 1842-1843, éd.Aubert, 2 vol., 24 eaux-fortes de Trimolet représentant les douze mois de l'année.
  • Les Chants et chansons populaires de la France, 3 vol., 1843. Frontispice gravé à l'eau-forte. Nombreux dessins de Trimolet.

NotesModifier

  1. « Trimolet, Alphonse », in Janine Bailly-Herzberg, Dictionnaire de l'estampe, Paris, Arts et métiers graphiques, 1985, p. 317-318.

PostéritéModifier

Charles Baudelaire disait de lui :

« Existe-t-il aujourd'hui, même parmi les artistes, beaucoup de personnes qui connaissent les si spirituelles, si légères et si mordantes planches dont Trimolet, de mélancolique mémoire, dotait, il y a quelques années, les almanachs comiques d'Aubert ? »

— Curiosités esthétiques, Bibliothèque de la Pléiade, p. 845.

Un boulevard à Dijon porte son nom.

AnnexesModifier

BibliographieModifier

  •   « Nécrologie » par Eugène Piot, in Le Cabinet de l'amateur et de l'antiquaire, 1843, tome II, pp. 544-549 (lire sur Gallica)
  •   Frédéric Henriet, C. Daubigny et son œuvre gravé, Paris, A. Lévy, 1875, pp. 16-22 (lire sur Gallica)
  • Henri Beraldi, Les Graveurs du dix-neuvième siècle, guide de l'amateur d'estampes modernes, Paris, Conquet, 1883.
  • Emmanuel Bénézit, Dictionnaire critique et documentaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs, Gründ, 1999.

Liens externesModifier