Louis-Balthazar de La Chevardière

éditeurs de musique parisien du XVIIIe siècle
Louis-Balthazar de La Chevardière

Naissance
Volx, Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Décès
Verrières-le-Buisson
Premier Empire
Activité principale éditeur de musique
Années d'activité Éditeur : 1758–1784

Louis-Balthazar de La Chevardière, né à Volx en et mort à Verrières-le-Buisson le ) est un éditeur de musique français de la seconde moitié du XVIIIe siècle.

BiographieModifier

 
Catalogue de La Chevardière de 1764, en seconde page des Six Simphonies ou quatuors dialogués (Hob. III : 1 à 6) de Joseph Haydn – fonds BnF[1].

Les activités d’édition de La Chevardière sont annoncées dans plusieurs périodiques au mois d’[2]. Il reprend d'abord l'entreprise que Jean-Pantaléon Le Clerc[3] avait transmis à sa fille, Madame Vernadé. Et en effet, en , La Chevardière se désigne lui-même comme « successeur de M. Le Clerc ». Il s'associe brièvement avec Huberty (1722–1791), qui apparaît conjointement sur certaines partitions de 1759 : Paris, de La Chevardière et Huberti, successeurs de M. Leclerc[2]. Mais jusqu’en 1780, La Chevardière travaille seul. En il confie la gestion de la boutique pendant trois ans à sa fille, Élisabeth-Éléonore et son beau-fils Jean-Pierre Deroullède. Le premier , il vend l’entreprise à Pierre Leduc (1755–1818) – frère du compositeur Simon Le Duc – et prend sa retraite à Verrières-le-Buisson, où il devient maire de la ville (1790).

La Chevardière fait preuve d’un grand éclectisme dans ses publications : composées à la fois de la musique facile « à la mode » (danses, vaudevilles, chansons et airs d'opéras comiques) et de partitions « sérieuses » de musique de chambre, symphonies, musique sacrée et même des traités. Dans ce domaine, son catalogue publie notamment Haydn, Jean-Chrétien Bach, Carl et Anton Stamitz, Anton Fils, Toeschi, Cannabich, Locatelli, Boccherini, Jommelli, Pergolèse, Gossec, Grétry, Philidor, Monsigny[2] et Egidio Duni.

Son fils, Alexandre-Louis Lachevardière (1765–1828), est un militant jacobin, puis haut fonctionnaire ; lequel a un fils, Alexandre Lachevardière (1795–1855), librairie-éditeur[4].

BibliographieModifier

  • Michel Brenet, « Les débuts de l’abonnement musical », Mercure musical, Paris, vol. 2, nos 19/20,‎ , p. 256–273 (OCLC 843350862, lire en ligne)
  • (en) Anik Devriès, The New Grove Dictionary of Music and Musicians (édité par Stanley Sadie) : La Chevardière, Louis Balthazard de, Londres, Macmillan, seconde édition, 29 vols. 2001, 25000 p. (ISBN 9780195170672, lire en ligne)

Notes et référencesModifier

AnnexesModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

Sur les autres projets Wikimedia :