Liste des lieux d'À la recherche du temps perdu

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Cet article décrit les lieux des romans constituant À la recherche du temps perdu, œuvre romanesque de Marcel Proust.

CombrayModifier

Combray est une ville imaginaire qui tient une place importante dans À la recherche du temps perdu de Marcel Proust. Cette ville fictive, éponyme du titre de la première partie de Du côté de chez Swann, premier volume de la série, est inspirée en partie de la ville réelle d'Illiers, que fréquentait l'écrivain lorsqu'il était enfant, et qui a pris par la suite en hommage le nom d'Illiers-Combray.

De Combray partent deux balades opposées qui servent de référence à la structure sociologique de la totalité de l’œuvre, ainsi qu'aux titres de ses parties :

  • Le côté de Méséglise (inspiré par le village de Méréglise, près d'Illiers), sur le chemin duquel on passe par Tansonville où habite Swann, qui est un ami de la famille du narrateur, qui a hérité de la propriété de son père, qui aperçoit dans leur parc sa fille, Gilberte accompagnée de sa mère et d'un homme qu'il ne sait pas encore être le baron de Charlus. Le titre du premier volume de la Recherche: Du côté de chez Swann en est issu : ce volume décrit le milieu social de la bourgeoisie aisée qui est aussi celui du narrateur, milieu qui est aussi celui d'où vient Swann, et où il tente de s'insérer à nouveau en fréquentant le Salon de Madame Verdurin.
  • Du côté de Guermantes, à l'opposé du côté de Méséglise, il existe des milieux aristocratiques, qui sont décrits dans Le Côté de Guermantes, volume où le Narrateur pénètre enfin les milieux mondains très cotés que fréquentent les Guermantes. C'est là où se trouve le château de la famille du même nom, d'où vient le titre. À l'origine, la version manuscrite mentionnait « du coté de Villebon », où se situe le château du même nom, situé à 13 km de Combray[1].

Un autre lieu structure le roman :

  • Montjouvain (Montjouvin est un lieu-dit d’Illiers), où se trouve la maison de Vinteuil et de sa fille.

ParisModifier

Le bois de BoulogneModifier

Les grands boulevardsModifier

Le faubourg Saint-GermainModifier

BalbecModifier

Balbec est une station balnéaire où le Narrateur va à plusieurs reprises. Située en Normandie, comme Cabourg que l'auteur fréquenta et qui sert en partie de modèle à la ville imaginaire. Cette ville est évoquée dès le premier volume, Du côté de chez Swann, dans la troisième partie intitulée Nom de pays : le nom. En effet Swann vante au Narrateur la beauté de l'église de Balbec, d'inspiration orientaliste, que l'enfant imagine battue par les flots. Il désire alors vivement y aller, parce qu'il croit que les lieux sont comme il les imagine.

Il s'y rend en effet dans le second volume, À l'ombre des jeunes filles en fleurs, dans la seconde partie qui fait pendant par son titre à celle de Swann, Nom de pays : le pays. L'église n'est nullement située au bord de l'eau et l'enfant est très déçu. En ce sens, Balbec s'oppose profondément dans la théorie proustienne de la perception et de la réminiscence à Combray, puisque Combray ressuscite purifié dans l'esprit grâce à la madeleine une fois la réalité objective oubliée, tandis que le Balbec rêvé disparait dans la confrontation avec la réalité objective.

C'est aussi lors de ce premier séjour qu'il fait la connaissance d'Albertine Simonet, dont le petit groupe de jeunes filles auquel elle appartient donne son nom au volume, les jeunes filles en fleur.

Balbec est un point central autour duquel gravitent d'autres lieux :

Le Grand HôtelModifier

Il prend sans doute lui aussi modèle sur le Grand Hôtel de Cabourg où séjourna Proust entre 1907 et 1914. Le Narrateur y va une première fois en compagnie de sa mère et de sa grand-mère, puis avec sa mère seule après le décès de cette dernière, dans Sodome et Gomorrhe 1. C'est là qu'il prend conscience de l’absence irrémédiable de la morte, un an après son décès. Cet événement s'explique par les intermittences du cœur, puisque le fait psychologique est décalé du fait réel. La salle à manger du Grand Hôtel est semblable à celle, encore visible aujourd'hui du modèle : située au rez-de-chaussée elle est séparée de la promenade qui longe la plage par une baie vitrée à travers laquelle les badauds peuvent observer les dîneurs assez aisés, puisque le restaurant est plutôt cher. Cette promenade porte d'ailleurs le nom de l'écrivain.

 
Grand hôtel de cabourg

DoncièresModifier

À ne pas confondre avec la commune lorraine du même nom. Doncières est situé non loin de Balbec. Le narrateur s'y rend pour visiter son ami Robert de Saint-Loup qui y est officier. Doncières est alors brumeux, on y entend les clairons des revues.

La RaspelièreModifier

C'est un lieu-dit où se trouve une propriété que les Cambremer louent aux Verdurin

RivebelleModifier

Il s'agit de la ville située en face de Balbec sur la baie. Il s'y trouve un Casino où ont lieu des scènes de fêtes alcoolisées. On peut y voir une allusion à Riva-Bella, le quartier balnéaire de Ouistreham, très proche de Cabourg.

Par volumeModifier

Du côté de chez SwannModifier

Combray, Méséglise, Martinville (Du côté de Guermantes)

À l'ombre des jeunes filles en fleursModifier

Paris, Balbec

Le Côté de GuermantesModifier

Combray, Doncières, Hôtel de Guermantes.

Sodome et GomorrheModifier

Balbec, Chantepie, Doncières, Doville-Féterne, Ermenonville, faubourg Saint-Germain, La Raspelière, Maineville, Montjouvain, Rivebelle.

La PrisonnièreModifier

Paris

La FugitiveModifier

Balbec, Chapelle des Giotto, Combray, faubourg Saint-Germain, Tansonville, Touraine, Venise.

Albertine disparueModifier

Balbec, Combray, Florence, Paris, Parme, Touraine, Venise.

Le temps retrouvéModifier

Tansonville, Paris

IconographieModifier

  • Claude Thisse : Illiers-Combray au temps de Marcel Proust, Éditions Alan Sutton, 2009. Album de dessins à la plume de vues d'Illiers-Combray, légendées par des citations correspondantes de La Recherche du Temps perdu.

Notes et référencesModifier

Articles connexesModifier

Lien externeModifier