Liste des commanderies templières dans le Frioul-Vénétie Julienne

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Cette liste recense les anciennes commanderies et maisons de l'Ordre du Temple dans le Frioul-Vénétie Julienne, région d'Italie.


Histoire et faits marquantsModifier

L'histoire des templiers dans cette région est peu documentée. Leur présence est attestée dans l'actuelle Province de Pordenone, mais ce n'est pas le cas pour les autres provinces de cette région et encore moins en ce qui concerne la Vénétie julienne. Certains historiens émettant l'hypothèse que l'ordre se trouvait également dans la province d'Udine près des villes de Gemona del Friuli et de Ronchis, mais d'autres auteurs attribuent ces biens à d'autres ordres religieux et le doute reste permis[N 1].

On sait cependant que les templiers de San Leonardo (Sacile) avaient un privilège pour des foires franches qui se tenaient en septembre[N 2].

Possessions templièresModifier

* château ⇒ CH, baillie (Commanderie principale) ⇒ B, Commanderie ⇒ C, Fief ⇒ F, Hospice ⇒ H,
Maison du Temple aux ordres d'un précepteur ⇒ M,   = Église (rang inconnu)[N 3]

Rang Etablissement Ville actuelle (ou à proximité) Commentaires Début présence templière
C San Angelo di Porcia Brugnera, hameau de « Maron » [1]
H San Giovanni dei Cavalieri Prata di Pordenone Église détruite en 1316[2]
45° 53′ 14″ N, 12° 36′ 05″ E
M San Leonardo dei Camolli Sacile, hameau de « San Giovanni del Tempio (it) » « Casa della Magione » détruite par un incendie en 1520 y compris les archives. [3]
C San Quirino San Quirino Fief de San Quirino. Aucun vestige de cette période[N 4], maison et église ravagées lors de l'invasion turque de [4],[5]
  Santi Simone e Giuda Prata di Pordenone Lieu-dit « Pratavecchia ou Prataviera » dont la localisation est incertaine, l'historien Begotti pensant qu'il s'agit de la vieille ville de Prata di Pordenone
Localisation en Frioul-Vénétie Julienne
(Liens vers les articles correspondants)

Possessions douteuses ou à confirmerModifier

Ci-dessous une liste de biens pour lesquels l'appartenance aux templiers n'est pas étayée par des preuves historiques[N 5]:

  • La « tour des Templiers », hameau de «Villanova (it) », commune de San Daniele del Friuli. Légende locale ? aucune source historique connue[6]. 46° 08′ 03″ N, 12° 58′ 16″ E
  • L'église Santa Maria la Bella, détruite lors du tremblement de terre de 1976 (commune de Gemona del Friuli). Pourrait avoir été l'annexe d'un hospice qui appartenait aux templiers selon l'historien Pier Carlo Begotti[7] et d'autres auteurs[8],[9],[10].
  • Un hospice et l'église Saint-Bartolomé de Volta di Ronchis[8], passée ensuite sous le vocable de Saint-Jean de Rhodes selon l'historienne Francesca Capone ainsi que d'autres auteurs[11],[12]. L'église et le hameau furent détruits par une inondation en 1597 puis abandonnés. La donation par Artuico de Varmo de ses terres en 1199 pourrait avoir été faite au profit des hospitaliers de San Tomaso di Susans (Majano) et non pas au templiers selon d'autres historiens.

Articles connexesModifier

BibliographieModifier

  • (it) Mario Giovanni Battista Altan, Ordini cavallereschi in Friuli : templari, giovanniti, teutonici : antichi ospedali e storia dell'assistenza in Friuli, Chiandetti, , 365 p. (présentation en ligne)
  • (it) Pier Carlo Begotti, Templari e Giovanniti in Friuli : La mason di San Quirino,
  • (it) Pier Carlo Begotti, « I templari nella Marca Trevigiana e nella Patria del Friuli : Considerazioni tra storia locale e storia generale », dans Renzo Caravita, Templari tra mito e storia, Grafiche MDM, , 231 p. (présentation en ligne), p. 75-84
  • (it) Pier Carlo Begotti, « Presenze templari e giovannite nel Friuli occidentale », dans I primi 10 convegni della L.A.R.T.I. : Atti di ricerche templari del IX - X convegno, Edizioni Federico Capone, , 206 p. (ISBN 978-8-8897-7850-0, présentation en ligne), p. 37-48
  • (it) Bianca Capone, Loredana Imperio et Enzo Valentini, Guida all'Italia dei Templari : gli insediamenti templari in Italia, Edizioni Mediterranee, , 327 p. (ISBN 978-88-272-1201-1, lire en ligne), p. 93-101, 326
  • (it) Bianca Capone, Loredana Imperio et Enzo Valentini, Italia Templare : guida agli insediamenti dell'ordine del tempio in Italia, Edizioni Mediterranee, , 244 p. (ISBN 978-88-272-2126-6)

Liens externesModifier

NotesModifier

  1. Voir la section possessions douteuses.
  2. Foires franches dites de Santa Croce. cf. Capone, Imperio et Valentini 1997, p. 94.
  3. La possession d'une église ne renseigne pas sur le rôle d'un établissement ou sur sa présence à proximité immédiate car les Templiers comme les autres ordres religieux pouvaient posséder une église, en percevoir les revenus, mettre à disposition un prêtre tout en ayant leur lieu de résidence à des kilomètres de là.
  4. La villa Cataneo n'est pas d'origine templière, c'est une construction tardive des Hospitaliers lorsque leur siège se trouvait à Malte.
  5. Absence de chartes mentionnant l'établissement comme tel. Pas de trace d'acte de donation, d'acte de vente ou de document attestant d'un précepteur templier. Il peut s'agir de légendes locales ou d'assertions non confirmées voir de travaux non publiés

RéférencesModifier

  1. Capone, Imperio et Valentini 1997, p. 96-97
  2. Capone, Imperio et Valentini 1997, p. 98-100
  3. Capone, Imperio et Valentini 1997, p. 93-95
  4. Capone, Imperio et Valentini 1997, p. 102-104
  5. (en) Elena Bellomo, The Templar order in north-west Italy (1142-c.1330), Leiden /Boston, Brill, , 464 p. (ISBN 978-90-04-16364-5, lire en ligne), p. 114
  6. (it)« Torre di Templari » sur le site mondimedievali.net
  7. (it) Histoire de cette église (site internet de la commune de Gemona del Friuli)
  8. a et b Capone, Imperio et Valentini 1997, p. 97
  9. (it) D. Degrassi, « Attraversando le Alpi orientali : collegamenti stradali, traffici e poteri territoriali (IX-XIII secolo) », dans Le Alpi medievali nello sviluppo delle regioni contermini, , p. 138
  10. (it) Davide Gherdevich et Giorgio Manzoni (dir.), L’analisi spaziale come strumento per la ricostruzione della viabilita' antica nel Friuli Venezia Giulia (thèse de doctorat), Università degli studi di Trieste, , 142 p. (lire en ligne), p. 28
  11. Gherdevich et Manzoni 2008, p. 29
  12. (it) S. di Brazzano, « Il pellegrinaggio nel Friuli dalla tarda antichità alla fine del Medioevo », dans La via romea orientale : itinerari per un turismo culturale e religioso in Friuli Venezia Giulia, Sartor, , p. 32