Ligue arabe européenne

Ligue arabe européenne
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Cadre
Forme juridique Association sans but lucratif
Zone d’influence Europe (en pratique, principalement Anvers)
Fondation
Fondation 22 février 2000 à Anvers (Belgique)
Fondateur Dyab Abou Jahjah
Identité
Siège Anvers Drapeau de la Belgique
Personnages clés Dyab Abou Jahjah
Site web www.arabeuropean.orgVoir et modifier les données sur Wikidata
Dissolution
Dissolution 26 novembre 2007

Organisation politique fondée en Flandre belge, elle a également été active aux Pays-Bas et a annoncé la création d'une section en France en 2003[1]. Son idéologie à la fois islamiste et nationaliste arabe (notamment nassériste) et antisioniste. Le succès de la LAE est essentiellement centré sur la personnalité de son fondateur, Dyab Abou Jahjah.

Dyab Abou Jahjah crée une association le sous le nom de « Al Rabita ASBL » et adopte le nom d'Arab European League le . Elle s'est d'abord fait connaître en , en déposant une plainte auprès de la justice belge - au titre de la « compétence universelle » que celle-ci s'était donnée - contre le Premier ministre israélien Ariel Sharon. Puis le , elle a organisé une manifestation, à Anvers, en faveur du peuple palestinien.

Le , un jeune enseignant d'origine marocaine, Mohammed Achrak, est assassiné à Anvers par un sexagénaire raciste. Deux nuits d'émeutes s'ensuivent, lors desquelles des militants de la Ligue arabe européenne affrontent la police. La Ligue organise alors une milice privée, chargée de patrouiller dans les quartiers à forte population immigrée dans un but d'autodéfense.

En 2003, le parti écologiste flamand Agalev appose dans les rues des affiches représentant un couple homosexuel en habit traditionnel musulman. La LAE exigera le retrait des dites affiches comme offensantes envers l'islam, ainsi que des excuses officielles.

Abou Jahjah fera également campagne contre l'interdiction du port du voile, organisant une manifestation sur cette question le à Bruxelles, et envoyant le même jour une délégation de la LAE dans le cortège qui défile à Paris avec le même revendication.

En 2003, la Ligue Arabe Européenne s'est alliée avec le Parti du travail de Belgique (PTB). La liste commune qu'ils ont présentée aux législatives de 2003 sous l'intitulé « Resist » a recueilli 10 059 voix, soit 0,15 % au niveau national.

Militant pour que les musulmans soient reconnus en tant que communauté au même titre que les Flamands, les Wallons et les germanophones, la Ligue arabe européenne réclame également la reconnaissance officielle de l'arabe comme langue nationale.

L'association a été dissoute par décision du Tribunal de première instance d'Anvers le , et liquidée par la même instance le [2].

Notes et référencesModifier

  1. La Ligue arabe européenne essaime, La Libre Belgique, 6 août 2003
  2. Publication aux annexes du Moniteur belge, 29 décembre 2010

Lien externeModifier

BibliographieModifier

  • Dirk Jacobs, "Arab European League (AEL): The Rapid Rise of a Radical Immigrant Movement", Journal of Muslim Minority Affairs, April 2005 25 (1): 97–115.