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Les Portiques est une collection de livres qui a été éditée en France par le Club français du livre.

PrésentationModifier

Aspects éditoriauxModifier

Collection de prestige du Club français du livre (CFL), la collection « Les Portiques » a duré de 1948 à 1979.

Elle est lancée par Robert Carlier qui, devant son succès, envisage vers 1950 de concurrencer la « Bibliothèque de la Pléiade » par un appareil critique, des notes développées, des variantes complètes : les œuvres de Stendhal et de Jules Vallès en sont le prototype. La direction du CFL hésita puis, finalement, refusa, ce qui entraîna le départ de Carlier à la concurrence.

À l'origine, « Les Portiques » succède à la collection Prométhée (quatre titres publiés en 1947) dont le nom aurait été abandonné pour des raisons juridiques. Le nom « Les Portiques » paraît un rappel de celui des célèbres éditions Propyläen allemandes. La collection comprend plusieurs dizaines de titres (environ cent), dont beaucoup furent réédités, et se divise en :

Dans cette collection, les retirages sont fréquents, parfois à l'identique mais parfois avec un nouveau numéro, avec des chiffres considérables : 23 000 pour les Tragédies de Sophocle en 1965. Une partie des œuvres de fin de période sont des œuvres de l'Antiquité publiées avec l'accord des éditions Les Belles Lettres. Toutefois il y a, en 1975, la volonté de rajeunir la collection en lançant une sous collection nommée « Les Portiques modernes », de présentation analogue, mais qui groupe des auteurs contemporains : Boris Vian, Dino Buzatti, Henry Miller, Malcolm Lowry, parus en 1976, André Malraux et Hermann Hesse, en 1977, François Mauriac et Franz Kafka, en 1978.

En 1977, « Les Portiques » réédite Guerre et paix de Tolstoï et un volume rassemblant trois œuvres de Colette. Le dernier titre de la collection est De la démocratie en Amérique de Tocqueville, paru en 1979.

Le symbole de la collection est une porte voûtée en perspective.

Aspects techniquesModifier

La maquette des tout premiers numéros de la collection paraît avoir été assez fantaisiste puis tend à se normaliser par l'emploi systématique du caractère Futura propre au CFL pour la reliure. Dans les débuts (février 1948 à 1949), la reliure est en skaivertex ou toile ou en percaline avec des lettres de titre de couleur différente, parfois en cuir (série optionnelle à prix plus élevé).

Ainsi le n° 3, les XXIV chants de l'Odyssée d'Homère, sont parus le 9 juillet 1948 avec une reliure de toile grège et les lettres de titre et d'auteur sont rouge. Le texte est en caractères Metroblack, le tirage est sur papier vergé de Vizille.

La feuille de style définitive est à partir de 1950 uniforme pour l'ensemble de la collection avec les indications de titre et d'auteur aux fers d'or sur le dos et les deux plats (police Futura), seule la couleur de reliure est distincte. La maquette générale de la collection est d'un classicisme très élégant avec ses textes composés en garamond, plantin ou Baskerville sur papier bible. Une réaction chimique au soleil a entraîné le noircissement de certaines reliures vertes ou bleues mais le code couleur est bien celui indiqué plus haut[1]. A partir de 1950 la reliure est uniformement en skaivertex.

Quelques titresModifier

Notes et référencesModifier

  1. Il a pu y avoir des hésitations initiales ou des erreurs chez le relieur: des exemplaires du n° 6 (Don Quichotte) sont grenat alors qu'on attendrait vert.
  2. a b et c Édité par la Société des Belles Lettres sous le patronage de l'association Guillaume-Budé.

Articles connexesModifier