Les Pierres Jumelles

menhir de Mont-Saint-Éloi, France
Les Pierres Jumelles
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Les Pierres Jumelles, appelées aussi les Pierres du Diable ou les Pierres d'Acq ou les Demoiselles ou les Demoiselles d'Acq sont deux monolithes situés près du hameau d'Écoivres, sur la commune de Mont-Saint-Éloi dans le département du Pas-de-Calais.

ProtectionModifier

Ces mégalithes sont classés à l'inventaire des Monuments Historiques depuis 1889[1].

DescriptionModifier

Les Pierres Jumelles se composent de deux blocs de grès brut, le plus petit mesurant 3 mètres de haut et le plus grand mesurant 3,30 mètres de haut pour une masse d'environ 8 tonnes. Ils sont espacés de 8,90 mètres.

HistoireModifier

Le doute demeure sur l'époque de leur érection, soit au Néolithique et il s'agirait alors de deux menhirs, soit à l'époque carolingienne et il s'agirait alors de stèles.

En 1820, le comte de Brandt-de-Galametz, propriétaire du terrain, effectue des fouilles à proximité des pierres. Il découvre, dans l'intervalle séparant les deux pierres, des cercueils en grès brut renfermant des armes en fer. L'origine probablement carolingienne de ces tombes semble appuyer la tradition orale attribuant la mise en place des pierres à Beaudouin Bras-de-Fer comte de Frandre, en 862.[réf. nécessaire]

À noter cependant que les chroniques de l'abbaye du mont Saint-Éloi rédigées par Dom Wartel[2], mentionnent le texte suivant :

« Monsieur le comte de Brandt de Marconne, seigneur d’Escoivres, fit fouiller au pié de ces masses énormes, en 1763, croyant y trouver quelqu’inscription, des monnoyes, ou quelqu’autre monument propre à éclaircir ce point d’histoire, mais il fut frustré de ses espérances »

LégendesModifier

Il existe plusieurs versions légendaires de l'origine de ces pierres, d'où dérivent d'ailleurs les différentes appellations en usage.[réf. nécessaire]

Les pierres du DiableModifier

Deux légendes concurrentes attribuent au Diable la présence de ces pierres à cet endroit.

La première raconte l'histoire de la reine Brunehaut, de son vrai nom Brunehilde, et de la construction de la chaussée du même nom. Brunehaut, voulant reconstruire la route, fait un pacte avec le Diable : si ce dernier effectue le travail en une nuit, avant le chant du coq, l'âme de la reine lui appartiendra. Mais la reine, afin de tromper le Diable, réveille le coq avant l'heure afin de le faire chanter. Furieux, le Diable lance alors de rage les deux dernières pierres qu'il tenait.

La seconde version est la suivante. Un fermier aurait échangé son âme avec le Diable contre la promesse de lui construire sa ferme en une nuit, la fin de la nuit étant à nouveau marquée par le chant du coq à l'aube. Mais, afin de faire échouer le Diable, la femme du fermier réveilla le coq plus tôt. Le Diable, dans sa colère aurait alors lâché dans le champ les deux dernières pierres qu'il tenait à la main. [réf. nécessaire]

Les demoiselles d'AcqModifier

Des filles d’Acq revenant en retard d’un bal à Villers-au-Bois, auraient été punies et transformées en statues de grès sur le chemin du retour. C'est pourquoi ces pierres sont aussi appelées "Les Demoiselles d’Acq". [réf. nécessaire]

Baudouin Bras-de-FerModifier

Les chroniques de l'Abbaye du mont Saint-Éloi et la tradition orale attribuent la présence de ces pierres à Beaudouin Bras-de-Fer, qui les aurait érigées en 862, en commémoration des victoires remportées sur le roi de France Charles le Chauve.[réf. nécessaire]

Beaudouin aurait enlevé la fille du roi de France, Judith, afin d'en faire son épouse, et déclenché ainsi l'ire de Charles. Vaincu au combat par Baudouin, Charles lui accorde sa fille et érige la Flandre en comté.

Les fouilles réalisées par le Comte de Brandt-de-Galametz semblent appuyer cette hypothèse. [réf. nécessaire]

Notes et référencesModifier

AnnexesModifier

Liens internesModifier