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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Les Garçons.
Les Garçons
Description de cette image, également commentée ci-après
Rosanna schiaffino dans une scène du film

Titre original La notte brava
Réalisation Mauro Bolognini
Scénario Jacques-Laurent Bost
Pier Paolo Pasolini
Acteurs principaux
Sociétés de production Ajace Produzioni Cinematografiche
Franco London Films
Pays d’origine Drapeau de l'Italie Italie
Drapeau de la France France
Genre Drame
Durée 95 min
Sortie 1959

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Elsa Martinelli

Les Garçons (La Notte Brava) est un film franco-italien réalisé par Mauro Bolognini et sorti en 1959.

Sommaire

SynopsisModifier

À Rome, Scintillone et Ruggeretto, deux garçons marginaux et désœuvrés, volent une voiture et son chargement. Ils décident de partir en grande banlieue pour écouler leur butin (notamment des armes) et, pour ne pas attirer l’attention de la police, ils prennent des femmes comme passagères, deux prostituées. En chemin, ils rencontrent Bella Bella, un autre oisif, susceptible de les aider à revendre leurs marchandises…

Fiche techniqueModifier

DistributionModifier

DistinctionModifier

Autour du filmModifier

  • Terzieff, un garçon troublantMylène Demongeot : « Mauro Bolognini me demande de participer, pour un sketch, trois jours de tournage, à son film Les Garçons. En vedette, Laurent Terzieff et Jean-Claude Brialy côté hommes, Elsa Martinelli et Antonella Lualdi pour les dames… Chacune a son attaché de presse privé et n’a guère l’air d’aimer beaucoup l’autre, ce qui est assez folklorique à observer… Mon sketch est un duo avec Terzieff, et mon Dieu qu’il est beau dans ces années-là ! Le charme slave personnifié. Pour la première et unique fois de ma vie, je craque complètement pour mon partenaire avec qui, pour tout arranger, je n’ai qu’une longue scène de rencontre amoureuse !
    Je craque, mais Bolognini a craqué, lui aussi…
    Ça l’excite de nous regarder nous étreindre, alors, le monstre, il nous fait recommencer les mêmes plans interminablement… Dix prises, quinze prises. Nous nous roulons sur le sol en nous embrassant voluptueusement, à bouche que veux-tu… Je n’en peux plus, je suis une femme fidèle[1] et je m’en veux d’être aussi troublée ! Le soir, quand je rentre, je pleure et je vais dormir toute seule. Coste n’est pas très content — je le comprends —, mais je refuse absolument qu’il vienne sur le plateau. Manquerait plus que ça ! C’est la première fois que ça m’arrive…
    Et le lendemain, on remet ça… Trois jours de supplice !
    Quand je revois ce film en noir et blanc où, franchement, je suis merveilleusement photographiée, je me trouve vraiment belle et la sensualité qui se dégage de cette scène n’est pas bidon, non, non ! […] À Paris, nous nous reverrons pour le doublage de notre scène en italien. La traduction est très mauvaise, ne correspond en rien à ce que nous avons dit… (Oui, oui, il y avait du texte tout de même !). Donc, nous décidons de retrouver sur nos mouvements de bouche notre vrai texte et nous y arrivons très bien. C’est plutôt amusant à faire. Je range mon premier trouble de femme mariée dans un tiroir bien fermé à clef, mais c’est, encore aujourd’hui, un très joli souvenir qui a conservé toute sa magie… Rien, rien, il ne s’est rien passé dont nous puissions être honteux. »
    [2]

VidéographieModifier

Notes et référencesModifier

  1. Épouse, à l’époque, du photographe Henri Coste.
  2. Extrait de son autobiographie, Tiroirs secrets, Éditions Le Pré aux clercs, 2001 (ISBN 2-84228-131-4)

Lien externeModifier