Les Confessions du chevalier d'industrie Félix Krull

roman de Thomas Mann
Les Confessions du chevalier d'industrie Félix Krull
Titre original
(de) Bekenntnisse des Hochstaplers Felix KrullVoir et modifier les données sur Wikidata
Format
Langue
Auteur
Basé sur
Poésie et vérité
Georges Manolescu (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Genres
Roman picaresque
Confessional fiction (d)
Fiction d'aventuresVoir et modifier les données sur Wikidata
Date de création
Date de parution
Pays

Les Confessions du chevalier d'industrie Félix Krull (titre original : Bekenntnisse des Hochstaplers Felix Krull, en allemand) est un roman de l'écrivain allemand Thomas Mann, composé de 1909 à 1911 et du au . Dans la tradition européenne, il s'agit d'un roman clé du genre picaresque.

Conception modifier

L'intention de l'auteur était de parodier l'autobiographie Poésie et vérité de Goethe, mais en en reprenant la structure pour conter les aventures d'un imposteur au charme irrésistible, aussi dénué de tout sens moral qu'admirablement doué pour tromper son monde. Les résumés des chapitres, analogues à ceux du livre de Goethe, renforcent l'allusion, ainsi que le ton sentencieux de l'écriture. Le titre est inspiré de celui des Confessions de Jean-Jacques Rousseau. Le texte, parodie du roman d'apprentissage, s'inscrit dans les traditions du roman d'aventures et du roman picaresque (Simplicius Simplicissimus par Hans Jakob Christoffel von Grimmelshausen). Des parallèles allusifs à la mythologie enrichissent le côté picaresque du roman.

Historique modifier

Thomas Mann planifiait l'écriture du roman depuis 1905. De 1910 à 1913, il entame la première phase d'écriture. De 1950 à 1954, à la suite d'une pause de presque quatre décennies, l'écrivain complète la première partie des mémoires de Krull. À 79 ans, Mann, conscient qu'il ne pourra pas achever son œuvre affirme qu'à son sens, ce ne serait pas « un désastre » si son roman restait « grand ouvert »[1].

Notes et références modifier

  1. Citation : « Wie, wenn der Roman weit offen stehen bliebe? Es wäre kein Unglück meiner Meinung nach »

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