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Komazō Ichikawa VII (1833–1874) dans Les Batailles de Coxinga

Les Batailles de Coxinga (国姓爺合戦, Kokusen'ya Kassen?) est le titre d'un spectacle de marionnettes de Chikamatsu. C'est sa pièce la plus populaire : d'abord mise en scène le 26 novembre 1715, à Osaka, elle est jouée pendant dix-sept mois d'affilée, beaucoup plus longtemps que les habituels quelques semaines ou mois. Sa popularité durable peut être largement attribuée à son efficacité en tant que divertissement : ses nombreuses scènes sur une période de plus de sept ans suivent les aventures de Kokusenya (basées sur les aventures du personnage historique réel Koxinga. La pièce est vaguement basée sur l'histoire réelle, (c'est une pièce jidaimono, et non une pièce japonaise) de la restauration de la dynastie légitime de la Chine et présente des effets particulièrement bien adaptés pour le théâtre de marionnettes, tels que le « méchant » Ri Tōten se crevant un œil (ostensiblement pour prouver sa loyauté). Par ailleurs, Donald Keene suggère que les aventures dans la Chine exotiques sont bien accueillies dans le Japon isolationniste des Tokugawa. Bien qu'en termes de qualité littéraire la pièce ne soit pas considérée comme l'égale de quelques-unes des tragédies domestiques de Chikamatsu comme les Suicides d'amour à Sonezaki, elle passe généralement pour sa meilleure pièce historique.

Sommaire

ArgumentModifier

Acte 1Modifier

Scène 1Modifier

L'intrigue commence en mai 1644 dans la cour extrêmement luxueuse et débauchée de l'empereur chinois Shisōretsu (en réalité Ming Chongzhen, dix-septième souverain de la dynastie Ming). Sa femme est sur le point de donner naissance à leur premier fils et futur héritier et Ryūkakun, épouse du fidèle et sagace conseiller Go Sankei, vient d'accoucher de telle sorte qu'elle peut être la nourrice de l'héritier impérial.

Le Grand Roi de Tartarie (les Mandchous) envoie le prince Bairoku comme émissaire à la cour. La demande de l'émissaire est que la femme de l'empereur lui soit envoyée pour devenir l'épouse du Grand Roi. Le ministre et général de la droite, Ri Tōten révèle que la raison pour laquelle le Grand Roi croit qu'il peut faire cette demande est qu'en 1641, Ri Tōten a demandé dix millions de boisseaux de grain pour soulager la famine qui affligeait la campagne. En échange, Ri Tōten leur a donné sa promesse que plus tard, ils pourraient demander tout ce qu'ils voulaient.

Go Sankei s'oppose à ce que soit tenue la promesse de Ri Tōten, soulignant l'immoralité et la folie pure et simple de renvoyer l'impératrice avec l'héritier. L'envoyé est profondément offensé et se lève pour partir en proférant des promesses de guerre quand Ri Tōten prend son poignard, s'énucle l'œil gauche et le présente au prince qui est ainsi apaisé quand il part.

Scène 2Modifier

L'empereur, favorablement impressionné par le sacrifice de Ri Tōten décide de lui donner en mariage sa petite sœur, la belle princesse Sendan. Cependant, celle-ci s'oppose à toute idée de mariage aussi l'empereur l'oblige-t-elle à donner son consentement à l'issue d'une bataille simulée entre 200 dames de la cour brandissant des branches de prunier et de cerisiers. Suivant les instructions préalables de l'empereur, les porteuses de prunes perdent, condamnant Sendan au mariage.

Alarmé par l'agitation de la bataille, Go Sankei se vêt pour la guerre et se précipite. Quand il découvre l'absurdité de la bataille simulée, il reproche longuement à l'empereur d'alarmer le palais, de faire un mauvais exemple et plus généralement lui reproche ses extravagance, son aversion pour la gouvernance et d'être un dirigeant si négligent qu'il ne sait même pas que c'est Ri Tōten qui est responsable de la famine en ayant volé le riz des entrepôts impériaux et en utilisant ses gains mal acquis pour soudoyer et corrompre des personnes à travers le pays et enfin (et non des moindres) pour ne pas reconnaître que lorsque Ri Tōten s'est crevé l'œil, c'était en fait un message aux Tartares pour leur signifier qu'ils avaient son soutien complet et devaient envahir. (Go Sankei « prouve » ce qu'il avance grâce à l'utilisation du yin et yang et l'analyse d'idéogrammes).

L'empereur dédaigne les remontrances de Go Sankei mais brise immédiatement une plaque ancienne portant le nom de la dynastie. Avec un grand tumulte, l'ancien émissaire pénètre dans le palais à la tête d'une irrésistible foule ennemie. Les forces de Go Sankei sont désespérément en infériorité numérique et ne peuvent résister. Go Sankei donne à Ryūkakun instruction d'emmener la princesse dans un certain port du nom de Kaidō; Go Sankei et ses hommes se frayent un chemin à travers les troupes adverses et assurent l'évasion de l'impératrice et de l'empereur. Avant que les forces de Go Sankei ne remplissent leur mission et que leur chef ne revienne, Ri Tōten et son frère Ri Kaihō (李海方) se saisissent de l'empereur et lui coupent la tête que Tōten emporte pour la présenter au Grand Roi. Ri Kaihō reste pour emmener l'impératrice en résidence surveillée. À son retour, Go Sankei abat rageusement Ri Kaihō et tristement supprime les accessoires impériaux et regalia du cadavre impérial. En compagnie de son propre fils et de l'impératrice, les trois s'échappent vers la côte à Kaidō.

Scène 3Modifier

Malheureusement pour les trois fugitifs, aucun navire ne se trouve à Kaidō qui puisse les prendre et les amener en sécurité. Ils sont poursuivis par des arquebusiers qui tuent l'impératrice. Faisant une pause dans sa hâte, Go Sankei se rend compte que l'héritier légitime du trône peut encore être sauvé. Avec son épée, il réalise une césarienne et dégage le prince encore vivant. Cependant, les forces ennemies ne se rendront-elles pas compte que le prince a survécu quand ils verront le ventre vide et redoubleront leur poursuite? Stoïque, Go Sankei tue son propre fils nouveau-né et place le cadavre dans le ventre pour gagner du temps et tromper l'ennemi.

Go Sankei ne rencontre pas Ryūkakun et la princesse. Ryūkakun tend une embuscade à l'un des hommes de main de Ri Tōten, s'empare de son bateau et de son épée. Elle met la princesse dans le bateau et pousse celui-ci dans les flots en faisant confiance aux éléments pour qu'ils livrent la princesse à un vieux courtisan fidèle exilé au Japon, Ikkan ou Tei Shiryû Rōikkan.

Ryūkakun reste sur le rivage et périt en combattant les Mongols ; ceux-ci partent convaincus que tout le monde (y compris le prince) est mort, sauf Go Sankei mais ce dernier ne les inquiète pas.

Acte 2Modifier

Scène 1Modifier

Le 2e acte s'ouvre dans un village somnolent de pêcheurs japonais où le « Grand Tuteur » Tei Shiryû s'est réfugié après avoir été banni de Chine il y a tant d'années. Il s'y est remarié et a eu un fils, Watōnai (和藤内), qu'il a élevé en tant que pêcheur et qui a épousé une robuste pêcheuse. Il n'a cessé d'étudier tous les textes que son père a apporté avec lui de Chine, a étudié avec une particulière ardeur les ouvrages consacrés à la stratégie et aux tactiques militaires et les histoires guerrières. En dépit de ses efforts sincères, il ne saisit jamais vraiment les questions militaires jusqu'à ce qu'un jour alors qu'il marche sur la plage, il épie une palourde et une pie-grièche engagées en un combat. Le bec de la pie-grièche est coincé et elle ne peut échapper, mais en même temps la palourde est vulnérable car elle n'est en sécurité qu'autant qu'elle retient le bec de l'oiseau. La leçon que Watōnai tire de cette observation est de « provoquer une querelle entre deux adversaires et ensuite de se saisir des deux quand ils s'y attendent le moins ». Watōnai décide immédiatement d'essayer d'appliquer sa compréhension nouvellement acquise à la guerre entre la Chine et la Tartarie.

A peine Komutsu (小むつ), l'épouse de Watōnai a-t-elle séparé la pie-grièche et la palourde que les deux voient un petit bateau dériver dans leur direction. À l'intérieur se trouve la princesse Sendan. Ni Watōnai ni Komutsu ne parlent le chinois et perplexes, ne sachant quoi faire, ils appellent Tei Shiryū qui fait le lien entre Sendan son exil. Sendan raconte alors sa propre histoire récente.

Encouragé par une prophétie de victoire mentionnée par l'épouse japonaise non nommée de Tei Shiryū et par l'analyse des idéogrammes et le I Ching, Watōnai décide de reconquérir la Chine pour l'empereur. Watōnai tente de sortir sans Komutsu mais honteuse, elle tente de convaincre Watōnai de la battre d'abord à mort avec sa rame. Bien sûr Watōnai refuse. Il se radoucit quand elle est sur le point de se jeter de la falaise; apparemment, il n'a fait que l'éprouver pour voir si'il peut lui confier la princesse. Une fois Watōnai rassuré sur ce point, lui, Tei Shiryū et sa femme s'embarquent tout trois pour la Chine.

Scène 2Modifier

Arrivé en Chine, Tei Shiryū dispose d'un plan. Durant son exil, il a laissé une fille nommée Kinshōjo qui a épousé un seigneur puissant et général nommé Gojōgun Kanki. Avec son aide, Kanki peut être persuadé de se rebeller et d'unir ses forces aux leurs et à celles de Go Sankei contre leurs maîtres étrangers.

Ils décident de se séparer et de prendre des routes séparées pour éviter les soupçons. En passant par la « Forêt de bambous de mille lieues », Watōnai et sa mère rencontrent un grand et féroce tigre entraîné là par une chasse au tigre. Bien sûr Watōnai bat le tigre et reçoit sa soumission. An Taijin, sous-fifre de Ri Tōten, se précipite avec ses officiers et soldats - ce sont eux qui ont fait fuir ce tigre là avec l'intention de prendre sa tête pour en faire cadeau au Grand Roi.

Watōnai refuse de leur donner le tigre et leur parle rudement. Ils attaquent mais le tigre intervient et disperse et brise tout leur armement. Watōnai saisit An Taijin et le jette contre un rocher. Son corps entier est brisé et il meurt. Menacés, les officiers et les soldats avouent qu'ils ne sont pas particulièrement enthousiasmés par la Tartarie et son régime et ainsi se joignent à Watōnai. Il leur donne à tous des têtes rasées de style japonais et de nouveaux noms comme « Luçon bei » ou « Siam tarō » ou « Jakarta bei » et même « Angleterre bei ».

Acte 3Modifier

Scène 1Modifier

Dans l'imprenable château des lions, Watōnai est en faveur d'attaquer immédiatement avec ses soldats retrouvés, en faisant valoir que le fait que sa demi-sœur n'a jamais envoyé une lettre à Tei Shiryû prouve amplement sa déloyauté. Sa mère l'en dissuade, soulignant que la femme doit obéissance à son mari. Tei Shiryû demande à la porte l'autorisation d'entrer pour une audience privée avec le général Kanki. Kanki n'est pas là à ce moment aussi Tei Shiryû demande-t-il à parler à la femme de Kanki et mentionne qu'il est arrivé récemment en provenance du Japon. Perturbés par sa demande et le fait qu'il est étranger, les gardes commencent à les menacer et à se préparer pour la bataille; le narrateur suggère que Kinshōjo intervient alors car elle entend le tumulte croissant que font les gardes. Elle ordonne à ceux-ci de « ne rien faire de violent ». Puis elle s'enquiert de l'identité des visiteurs. Tei Shiryû se révèle.

Kinshōjo veut savoir comment l'histoire que raconte Tei Shiryû de lui-même est exacte, mais quelle preuve a-t-il vraiment qu'il est lui-même? Il répond que son visage doit être comparé à un portrait qu'il a fait de lui-même et et qu'il lui a confié il y a tant d'années. Cette preuve concluante règle la question car l'image correspond et tant Kinshōjo et Tei Shiryû se souviennent aussi du portrait à présent.

Kinshōjo est prête à les laisser passer mais le Grand Roi de Tartarie a donné l'ordre que les étrangers ne soient pas autorisés à entrer dans aucune forteresse. Kinshōjo demande aux soldats de faire une exception pour sa belle-mère et ils en sont d'accord à la condition qu'elle soit enchaînée comme un criminel (donc, si quelqu'un doit être accusé d'avoir désobéi aux ordres, ils auront une excuse).

Avant qu'elle disparaisse dans la porte, un accord est conclu avec Tei Shiryû et Watōnai qui attendent à l'extérieur : si les négociations se passent bien, un colorant blanc sera déversé dans la citerne du château et coulera bientôt dans la rivière à l'extérieur et sera très visible. Mais si les négociations échouent, le colorant sera rouge.

Scène 2Modifier

Tandis que les servantes de Kinshōjo sont occupées à essayer de trouver une nourriture acceptable pour la mère, Kanki revient avec de bonnes nouvelles : il a été promu par le Grand Roi au rang de général de cavalerie à la tête de 100 000 cavaliers. La mère arrive et Kanki est ému par ses difficultés et l'amour de sa belle-fille qui l'a incitée à se déplacer même sur les océans dangereux. Elle lui demande d'aider Watōnai. Sa réponse est favorable mais il hésite à donner une réponse immédiate ; il veut du temps pour réfléchir. La mère le presse de répondre. Contraint, il dit oui puis tente de tuer Kinshōjo. La mère intervient et réprimande Kanki d'avoir essayé de tuer sa fille. Kanki explique que s'il ne tue pas Kinshōjo avant d'annoncer l'alliance, il sera humilié aux yeux du monde entier par la rumeur prétendant qu'il n'a pas rejoint la rébellion de Watōnai par principe mais parce qu'il était entièrement dominé par sa femme et les relations de celle-ci. Kinshōjo accepte le raisonnement de Kanki et s'avance vers son épée. Une fois de plus, bien que son cœur est cruellement serré, la mère intervient. Elle fait le raisonnement que si elle permet que sa belle-fille soit tuée en face d'elle la toute première fois que les deux se rencontrent, alors « les gens diront que votre belle-mère japonaise détestait tellement sa belle-fille chinoise - bien que trois mille lieues les séparaient - qu'elle l'a fait mettre à mort sous ses yeux. Une telle histoire non seulement me déshonorerait moi mais aussi le Japon car les gens diraient, jugeant le pays par mes actes, que les Japonais sont des cœurs cruels ».

Cette fois Kinshōjo est convaincue par le discours de la mère et en est réduite aux larmes. Voyant cela, Kanki se rend compte qu'il ne peut pas rejoindre Watōnai et est maintenant son ennemi réticent. Kinshōjo va dans sa chambre pour délivrer le signal du colorant rouge. Watōnai fait irruption parmi eux sans se préoccuper des gardes et se trouve à couteaux tirés avec Kanki quand Kinshōjo revient : le rouge ne provient pas du colorant mais du sang de son ventre qu'elle a mortellement ouvert. Kanki et Watōnai sont stupéfaits mais maintenant que Kinshōjo est en train de mourir et bientôt morte, Kanki peut à nouveau unir ses forces à celles de Watōnai. Kanki donne à Watōnai le nouveau nom qu'il rendra célèbre : Coxinga.

La mère de Coxinga perçoit tout cela avec joie et, fidèle à ses paroles antérieures sur la honte, se poignarde à la gorge et se transperce le foie. Par ses dernières paroles, elle exhorte Coxinga à vaincre sans pitié les hordes de Tartarie et d'obéir filialement à Tei Shiryû. Elle et Kinshōjo expirent ensemble.

Coxinga sort avec une dernière volonté à respecter et une armée.

Acte 4Modifier

Scène 1Modifier

De retour au Japon, Komutsu apprend la réussite de Coxinga à obtenir de Kanki qu'il devienne un allié. Joyeusement, elle va au sanctuaire de Sumiyoshi, dieu de la mer, à Matsuura. Elle prie et commence à pratiquer son escrime avec un bokken; certaines de ses prières sont accordées : ses compétences progressent au point où elle peut couper une branche d'arbre d'un coup. Encouragée, elle propose à la princesse Sendan de prendre passage avec elle dans un navire marchand en partance pour la Chine. La princesse accepte.

Scène 2Modifier

Au port, Sendan et Komatsu demandent à un jeune pêcheur portant une étrange coiffure ancienne de les prendre une partie du chemin dans son bateau. Il accepte rapidement et tout en leur parlant de géographie et des îles, les emmène en Chine en utilisant ses pouvoirs surnaturels. En un clin d'œil ils y sont renfus et le garçon leur explique que c'est vraiment lui le « garçon de la mer de Sumiyoshi ».

Scène 3Modifier

Dans cette scène, l'accent se déplace vers Go Sankei, depuis longtemps disparu. Pendant les deux dernières années, il a erré dans le désert et les régions éloignées de la Chine comme un fugitif, en évitant les agents de Ri Tōten tout en élevant le jeune prince; il s'est habitué aux difficultés et est fatigué. Nous le voyons gravir la « Montagne des 9 immortels » jusqu'au sommet, le prince dans les bras.

Alors qu'il se repose, il voit « deux vieillards aux sourcils broussailleux et aux cheveux blancs, apparemment en parfaite harmonie avec la brise du pin, comme des amis qui ont vécu ensemble pendant des années ». Les deux sont profondément absorbés dans une partie de Go. Go Sankei leur demande comment ils peuvent être si profondément captivés sans le confort de la musique, de la poésie et du vin ? Ils répondent que pour Go Sankei le jeu n'est qu'un jeu mais qu'eux peuvent le voir pour ce qu'il est : le monde lui-même, le yin et yang en opposition, avec les 361 sections correspondant à peu près aux 360 jours du calendrier lunaire pendant une seule journée et les tactiques et stratégies du jeu semblables à celles de la guerre. Par le biais du jeu, Go Sankei fasciné, observe comment Coxinga conduit sa guerre. Enthousiasmé par les succès de Coxinga, Go Sankei fait comme s'il veut le rejoindre. Les deux vieillards révèlent que ce qu'il a observé si vivement et de si près de la table de jeu elle-même se trouve vraiment à des centaines de lieues et que plus de cinq ans se sont écoulés depuis qu'il a commencé à regarder leur partie. Les deux se révèlent comme étant le fondateur de la dynastie Ming et son conseiller en chef.

Les deux joueurs disparaissent et Go Sankei découvre qu'une longue barbe lui a poussé et que le prince a maintenant la contenance d'un garçon de sept ans à la voix grave. Il lui demande la permission d'informer Coxinga de l'emplacement du prince. Mais le prince n'a pas la possibilité de lui répondre parce que Tei Shiryû arrive sur eux avec la princesse Sendan. Ils échangent des nouvelles et découvrent que l'ancien infâme envoyé, le prince Bairoku et ses milliers d'hommes, fourmillent dans la montagne à leur recherche.

Ils supplient le premier empereur de la dynastie Ming et Lui Po-wen de Ch'ing-ti'en de les aider. En réponse, un pont de nuages se forme vers l'autre côté de la vallée ce qui leur permet de s'échapper. Lorsque le prince Bairoku et ses hommes essaient de les suivre, le pont est emporté par le vent et lui et ses hommes sont précipités au fond de l'abîme. Les survivants sont bombardés avec des pierres et autres projectiles jusqu'à ce qu'ils succombent et le prince Bairoku, après avoir réussi à sortir de l'abîme, a la tête fracassé par Go Sankei.

Le petit groupe se rend alors au château de Foochow contrôlé par Coxinga.

Acte 5Modifier

Scène 1Modifier

Les forces de Coxinga sont établies et disposées devant Nanjing - la bataille finale est proche. Coxinga discute avec son conseil composé de Kanki, Go Sankei et Tei Shiryû de la meilleure façon de vaincre le Grand Roi, Ri Töten et leurs forces respectives.

Go Sankei préconise un ingénieux stratagème : des tubes bourrés de miel et de frelons doivent être préparés et lorsque les forces de Coxinga s’apprêteront à faire retraite, les tubes seront lancés sur les hordes tartares qui les ouvriront par gourmandise ; après quoi les soldats seront piqués sans pitié et dispersés. Cette ouverture sera alors le centre de leur véritable assaut. S'ils prennent les tubes et essayent de les brûler en tas, la poudre placée au fond des tubes en prévision d'une telle occasion explosera et les réduira en miettes.

Kanki propose que plusieurs milliers de paniers de provisions de choix soient soigneusement empoisonnés et laissés sur place lors d'une autre retraite feinte, après quoi ils contre-attaqueront.

Coxinga apprécie les deux suggestions mais décide de simplement s'engager dans un assaut frontal direct, avec Komutsu et ses troupes ressemblant à des Japonaises à l'avant-garde.

La princesse Sendan se précipite alors avec un message de Tei Shiryū : celui-ci a décidé de commettre un suicide honorable en attaquant Nankin seul. Coxinga ordonne que l'assaut soit immédiatement lancé.

Scène 2Modifier

Tei Shiryū arrive à la porte principale de Nanking et lance son défi à Ri Tōten. Le premier soldat qui se présente est facilement tué par Tei Shiryū. Voyant que le père de Coxinga est venu, le Grand Roi ordonne sa capture. Tei Shiryû est entouré par plus de 50 hommes brandissant des kanabō, est battu, capturé, lié.

Peu de temps après, commence l'attaque de Coxinga. Sans armes, il défait tous les arrivants jusqu'à ce que Ri Tōten et le Grand Roi de Tartarie montent à cheval. Attaché à la face du bouclier de Ri Tōten se trouve Tei Shiryû. Coxinga ne peut pas se résoudre à attaquer maintenant que Tei Shiryû est otage.

À ce moment du dilemme, Go Sankei et Kanki se précipitent. Ils se rapprochent et se prosternent devant le Grand Roi, faisant semblant d'essayer d'échanger la tête de Coxinga contre leur vie. Le roi se réjouit de leur offre mais est moins heureux quand ils se redressent et se saisissent de sa personne. Pendant que Go Sankei et Kanki agissent, Coxinga délivre Tei Shiryû du bouclier et y attache Ri Tōten.

Le roi en est quitte pour seulement 500 coups de fouet mais Ri Tōten a la tête et les deux bras coupés par Coxinga, Go Sankei, et Kanki, respectivement.

L'empereur Eiryaku monte sur le trône et tout se termine bien.

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SourcesModifier

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