Leon Black

Leon David Black (né en 1951) est un investisseur américain et collectionneur d'art.

Il détient une fortune estimée à plus de 8 milliards de dollars en 2020.

ParcoursModifier

Spécialisé dans les rachats à effet de levier et le private equity, Leon Black a fondé la société de capital-investissement Apollo Global Management en 1990. La société achète à bas prix des sociétés en difficulté, puis leur impose des mesures drastiques d’austérité, avant de les revendre, réalisant un gros profit dans l'opération[1].

Il est président du Museum of Modern Art[2].

Il est cité à comparaître devant le tribunal des îles Vierges pour ses liens avec le pédocriminel Jeffrey Epstein. Ce dernier avait été l’un des premiers mandataires de la Fondation Debra and Leon Black Family, fondée en 1997, et a toujours continué de procurer à Leon Black des conseils en stratégie fiscale et immobilière, malgré sa condamnation en 2008 pour incitation à la prostitution de mineures[1].

Collectionneur d'artModifier

Deux mois après l'achat anonyme en de l'une des quatre versions de l'œuvre Le Cri d'Edvard Munch, The Wall Street Journal rapporte que Black a payé 119,9 millions de dollars pour le pastel, le prix le plus élevé jamais payé pour une œuvre de art aux enchères à cette époque[4]. En , le Museum of Modern Art annonce que la peinture sera visible pendant une période de six mois à partir d'octobre[5].

En , il est révélé que Leon Black a acheté Tête d'un jeune apôtre, une œuvre de Raphaël pour 29 millions de livres sterling après une guerre d'enchères à quatre[6].

Le , il achète aux enchères un ensemble complet du Talmud de Babylone de Daniel Bomberg pour 9,3 millions de dollars[7]. Selon un communiqué de presse de la maison de vente Sotheby's, la vente est « un nouveau record mondial d'enchères pour n'importe quelle pièce de Judaica ».

En , un procès pour la sculpture Buste de femme (Marie-Thérèse) de Picasso opposant le cabinet de conseil Pelham Europe et le propriétaire de la galerie d'art Larry Gagosian est réglé. Pelham Europe, agent d'un membre de la famille royale du Qatar, et Gagosian, qui avait revendu le buste à Leon Black, avaient tous deux revendiqué la propriété de l'œuvre. L'affaire est réglée par Maya Widmaier-Picasso, propriétaire de la sculpture. Le règlement du litige conclut que Leon Black obtient la sculpture et que Widmaier-Picasso paye à Pelham un montant non divulgué[8].

RéférencesModifier

  1. a et b « Qui est vraiment Leon Black, milliardaire conseillé par Jeffrey Epstein ? », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne)
  2. Jodi Kantor, Mike McIntire, Vanessa Friedman, « Jeffrey Epstein Was a Sex Offender. The Powerful Welcomed Him Anyway », The New York Times,‎ (lire en ligne).
  3. Version de 1895 ; pastel sur carton.
  4. « Munch's "The Scream" Sold to Financier Leon Black », Wall Street Journal,‎ (lire en ligne, consulté le 22 août 2012).
  5. « Edvard Munch's The Scream to go on show in New York », BBC News,‎ (lire en ligne, consulté le 19 septembre 2012).
  6. Adam Sherwin, « New York billionaire Leon Black's bid to take £29m Raphael from UK blocked by Ed Vaizey », The Independent, London,‎ (lire en ligne).
  7. « Tablet Magazine », (consulté le 23 décembre 2015).
  8. Kazakina, « Leon Black Wins Picasso's 'Bust of a Woman' as Legal Drama Ends », Bloomberg, (consulté le 10 juin 2017).

Liens externesModifier