Îles Vierges
Carte des îles Vierges.
Carte des îles Vierges.
Géographie
Pays Drapeau des États-Unis États-Unis
Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Archipel Petites Antilles
Localisation Mer des Caraïbes
Coordonnées 18° 27′ 00″ N, 64° 37′ 01″ O
Superficie 505 km2
Nombre d'îles Plus d'une centaine
Île(s) principale(s) Sainte-Croix, Saint-Thomas, Saint-Jean, Tortola, Anegada, Virgin Gorda
Point culminant Mont Sage (521 m sur Tortola)
Administration
Statut Divisé entre les deux pays

Drapeau des États-Unis États-Unis
Territoire organisé îles Vierges américaines
îles Vierges espagnoles

Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Territoires d’outre-mer îles Vierges britanniques
Démographie
Population 146 508 hab. (2003)
Densité 290,11 hab./km2
Autres informations
Géolocalisation sur la carte : Amérique centrale et Caraïbes
(Voir situation sur carte : Amérique centrale et Caraïbes)
Îles Vierges
Îles Vierges

Les îles Vierges constituent un archipel des Antilles situé entre Anguilla à l'est, et l'île de Porto Rico à l'ouest. Elles sont les îles les plus septentrionales des Petites Antilles.

GéographieModifier

Elles se composent d'une centaine d'îles, dont la majorité ne sont que des îlots et récifs, totalisant près de 600 km2. Elles sont bordées par la mer des Caraïbes et s'étendent depuis Porto Rico jusqu'à la fosse d'Anegada.

Elles sont subdivisées en trois entités politiques distinctes :

 
Panorama des îles.

D'un point de vue purement géologique, Sainte-Croix (îles Vierges américaines) ne fait justement pas partie des îles Vierges mais uniquement des Petites Antilles, car la fosse d'Anegada se prolonge entre elle et Saint-Thomas.

Ces îles ont en commun une même monnaie, le dollar américain.

HistoireModifier

Les Arawaks, Amérindiens des Antilles originaires du bassin du fleuve Orénoque en Amérique du Sud, ont colonisé les îles Vierges, 1 500 ans avant le début de l'ère chrétienne. Au cours du XVe siècle, ils ont disparu, sous la pression des Caraïbes, venus du Nord du continent sud-américain[1]. Lors de son deuxième voyage d'exploration du Nouveau Monde, en 1493, Christophe Colomb a nommé les îles « Santa Ursula y las Once Mil Vírgenes » (« Sainte Ursule et les Onze Mille Vierges », raccourci en « Las Vírgenes ») d'après le jour de leur découverte, la Sainte Ursule, et à la légende des onze mille vierges qui est associée à cette dernière. Les toponymes Gorda Virgen (« Grosse Vierge ») et Anegada (« île submergée ») leur sont aussi attribués[1]. À l'aube du XVIIe siècle, victimes de maladies introduites par les colons européens ou réduit en esclavage et déportés sur l'île voisine de Hispaniola, les autochtones ont disparu des îles Vierges[1].

Le , le Danemark, possesseur depuis 1672 des Indes occidentales danoises (partie centrale des îles Vierges), a transféré pour 25 millions de dollars, la propriété aux États-Unis des îles qui deviennent les îles Vierges américaines. Les autres îles sont restées possession des Britanniques qui les avaient annexées en 1672[1].

PopulationsModifier

Ces îles étaient originellement peuplées d'Arawaks, de Ciboneys et de Caraïbes, mais ces populations disparurent progressivement durant la période coloniale, victimes de maladies, de l'esclavage ou de meurtres. Elles furent remplacées par des esclaves d'origine africaine, employés dans les plantations de canne à sucre, ainsi que dans au moins une plantation d'indigo. Les plantations ont à présent disparu, mais les descendants des esclaves sont restés sur place, partageant la culture des autres habitants des Antilles anglophones.

Économie touristiqueModifier

Les îles Vierges étaient originellement peuplées d'Arawaks, de Ciboneys et de Caraïbes, mais ces populations disparurent progressivement durant la période coloniale, victimes de maladies, de l'esclavage ou de meurtres[1]. Elles furent remplacées par des esclaves d'origine africaine, employés dans les plantations de canne à sucre, ainsi que dans au moins une plantation d'indigo[1]. Au milieu du XVIIIe siècle, les îles rassemblaient environ 6121 Noirs et 1236 Blancs. Une fois les plantations disparues — l'abolition de l'esclavage est réalisée en 1834[1] —, les descendants des esclaves sont restés sur place, partageant la culture des autres habitants des Antilles anglophones.

ClimatModifier

L'archipel bénéficie d'un climat paradisiaque mais que déchirent des orages furieux, des raz-de-marée et des « pluies d'insectes ».

Notes et référencesModifier

  1. a b c d e f et g Jacques Leclerc, « Îles Vierges britanniques », l'aménagement linguistique dans le monde, université Laval (Trésor de la langue française au Québec), (consulté le 11 décembre 2019).

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

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