Le Pommier

maison d'édition française

Le Pommier
Repères historiques
Création 1999
Dates clés  : Indépendance

 : Intégration au groupe Belin  : Intégration au groupe Humensis

Fondée par Michel Serres

Sophie Bancquart

Fiche d’identité
Siège social Paris (France)
Dirigée par Julien Brocard
Langues de publication Français
Société mère Humensis
Site web www.editions-lepommier.fr
Préfixe ISBN 978-2-7465Voir et modifier les données sur Wikidata

Le Pommier est une maison d'édition française fondée par Michel Serres et Sophie Bancquart le 3 mars 1999[1].

Elle publie des sciences, des sciences humaines et de la littérature générale.

La société est aujourd'hui une marque du groupe d'édition Humensis.

HistoireModifier

D’abord créé sous la houlette de Claude Durand comme un département de Fayard, Le Pommier, dont le siège social est alors sis au 23 de la rue du Sommerard, à Paris, publie dès l’origine tous types de livres : de la fiction (collections « Romans & plus » et « Le Roman et l’Histoire »), des essais (collections « Manifeste » et « Leçons de choses »), des livres de vulgarisation et des livres illustrés[2].

La maison prend son indépendance le 14 mai 2001, déménage dans le même arrondissement, au 239 rue Saint-Jacques, et se spécialise dans l’édition de vulgarisation scientifique[3]. Elle publie alors des auteurs comme Luc de Brabandère, Gilles Dowek, Pierre Laszlo, Pierre Léna et Roland Lehoucq, et se lance dans une production à destination de la jeunesse.

En 2010, la société devient une filiale du groupe d’édition scolaire Belin, dont elle investit les locaux au 8 de la rue Férou, tout en gardant son autonomie éditoriale[4]. En 2012, Petite Poucette de Michel Serres connaît un retentissant succès de librairie[5]. Le livre s’est écoulé depuis à plus de 270 000 exemplaires[6].

En décembre 2017, la société est dissoute sans liquidation avec transmission de l’universalité du patrimoine au profit du groupe Humensis, son seul actionnaire, au siège duquel elle déménage, au 170 bis boulevard du Montparnasse, dans le 14e arrondissement de Paris[7].

En 2019, Julien Brocard est nommé à la direction éditoriale[8]. Le catalogue jeunesse est fermé et la ligne s’élargit aux sciences humaines et à la littérature générale, renouant avec les ambitions d’origine de la maison.

De nouveaux auteurs français entrent au catalogue, comme Bernadette Bensaude-Vincent, Augustin Berque, Alain Caillé ou encore Fanny Taillandier, tandis que le domaine étranger s’enrichit des travaux de Susan Griffin et Hartmut Rosa.

Depuis septembre 2021, Le Pommier publie à nouveau de la littérature, et notamment Xavier Galmiche, Abdelkader Djemaï ou encore Marie Rouanet.

La nouvelle ligne éditoriale explore plus particulièrement les questions d’environnement et l’articulation entre nature et culture, prolongeant les intuitions de son auteur phare, Michel Serres, dans Le Contrat naturel, Le Mal-propre, Biogée ou encore Habiter.

Prix littérairesModifier

En 2021, le prix Décembre est décerné à Xavier Galmiche pour Le Poulailler métaphysique[9]. La même année, le prix du Livre Environnement, décerné par Veolia, revient à Des vents porteurs de Thierry Libaert[10]. Le Pommier devient la maison d’édition la plus récompensée par ce prix (reçu en 2010 pour Une écologie du bonheur d’Éric Lambin et en 2012 pour Habiter de Michel Serres)[11].

En 2022, le prix Pierre-François Caillé de la traduction revient à Eric Reyes Roher pour sa traduction d’Animaux invisibles de Gabi Martínez[12].

Les collectionsModifier

La plupart des livres sont publiés hors collection. Toutefois, la maison compte à ce jour trois collections actives :

  • « Les Pionniers de l’écologie » : éditions d’auteurs classiques qui ont été les premiers à parler de la défense de la nature (Audubon, Emerson, Humboldt, Michelet, Reclus…)[13].
  • « Manifeste » : courts textes agrafés, où un auteur expose ses propositions ou résume sa pensée pour la destiner au plus grand nombre.
  • « Symbiose » : des essais inclassables sous le signe du contrat naturel de symbiose voulu par Michel Serres, « où notre rapport aux choses laisserait maîtrise et possession pour l’écoute admirative, la réciprocité, la contemplation et le respect[14] ».

La collection de littérature, qui n’a pas de nom, obéit à une charte graphique propre.

Notes et référencesModifier

  1. « Edition le pommier », sur La librairie des maths (consulté le )
  2. Catalogue de mars 1999 (EAN 300-2-213-00374-5), p. 5-8
  3. « Identité de l'entreprise », sur Sociéte.com (consulté le )
  4. « Éditions le Pommier », sur BNF (consulté le )
  5. E. Hecht, « Le triomphe de Michel Serres l’optimiste », sur L'Express, (consulté le )
  6. E. Chaverou, « Michel Serres, une vie de philosophie », sur France Culture, (consulté le )
  7. V. de Sepausy, « Puf et Belin forment un nouveau groupe éditorial : Humensis », sur Actualitté, (consulté le )
  8. H. Hugueny, « Le Pommier change de branche », sur Livres Hebdo, (consulté le )
  9. V. Thomas, « Le Prix décembre 2021 distingue Xavier Galmiche », (consulté le )
  10. « Thierry Libaert récompensé par le Prix du Livre Environnement 2021 de la Fondation Veolia pour “Des vents porteurs. Comment mobiliser (enfin) pour la planète” », sur Veolia France (consulté le )
  11. « Les précédentes éditions du Prix du Livre Environnement », sur Fondation Veolia (consulté le )
  12. « Éric Reyes Roher, Prix Pierre-François Caillé de la traduction 2022 », sur ActuaLitté.com (consulté le )
  13. C. Grimal, « Une collection verte », sur En attendant Nadeau, (consulté le )
  14. Michel Serres, Le Contrat naturel, Le Pommier,