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Le Péril bleu

roman de science-fiction

Le Péril bleu
Image illustrative de l’article Le Péril bleu
Couverture de l'ouvrage

Auteur Maurice Renard
Pays Drapeau de la France France
Genre Roman
Version originale
Langue Français
Titre Le Péril bleu
Version française
Date de parution 1910

Le Péril bleu est un roman de science-fiction de Maurice Renard, publié en 1910, qui mêle aussi intrigue policière et satire, dans un environnement bourgeois.

RésuméModifier

IntrigueModifier

Le Péril bleu commence comme un roman policier, teinté d'une satire de Sherlock Holmes: autour du Grand Colombier, dans la campagne du Bugey, la nuit, des monuments sont vandalisés, des arbres étêtés, des bêtes et des gens disparaissent. Ceux qu'on appellent les "Sarvants" (un terme du folklore des Alpes et du Jura désignant les lutins) semblent séquestrer et voler toutes choses et êtres. La police est sur les dents, la terreur s'installe dans un climat de superstition campagnarde, faisant croire à des sortes de gnomes ou de kobolds. L'intrigue se noue autour d'une famille bourgeoise et savante, la fille d'un astronome étant enlevée. Ses prétendants se lancent à sa poursuite, diverses hypothèses s'affrontant.

Révélation du mystèreModifier

Le dénouement s'effectue sur une centaine de pages : les « Sarvants » se révèlent être les habitants invisibles de la surface libre située au sommet de l’atmosphère, à 50 000 mètres au-dessus de la Terre, donc largement au-dessus de l’atmosphère respirable, partageant la Terre avec les humains et explorant avec leur vaisseau ce qui leur apparaît comme un vaste océan couvrant la planète : l'atmosphère terrestre. Ils y pêchent des créatures qu'ils étudient, dissèquent, classifient, conservent et exposent dans des musées, jusqu'à ce qu'ils découvrent par hasard que ces êtres sont capables de souffrir et de penser. Magnanimes, les Sarvants décident de mettre un terme à leurs expériences. Ce faisant, ils se montrent finalement plus "humains" que les humains eux-mêmes (notre rapport aux autres espèces animales et à la vivisection est évoqué dans le livre).

Le roman est remarquable à la fois parce qu'il décrit des êtres plus avancés que l'espèce humaine et aussi en raison du traitement non-anthropomorphique de ces créatures de la haute atmosphère (les Sarvants ressemblent à des araignées invisibles), qui rappelle La guerre des vampires de Gustave Le Rouge (1909).

AdaptationModifier

Une version télévisée a été diffusée sur Antenne 2 le , réalisée par Jean-Christophe Averty avec Jean-Roger Caussimon.

RéférencesModifier

Voir aussiModifier

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