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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Le Mont (homonymie).

Le Mont-sur-Lausanne
Le Mont-sur-Lausanne
Le temple du Mont-sur-Lausanne
Blason de Le Mont-sur-Lausanne
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Canton Drapeau du canton de Vaud Vaud
District Lausanne
Communes limitrophes Cugy (VD), Lausanne, Épalinges, Romanel-sur-Lausanne
Syndic Jean-Pierre Sueur
NPA 1052
N° OFS 5587
Démographie
Gentilé Montains
Population
permanente
8 516 hab. (31 décembre 2018)
Densité 867 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 33′ 00″ nord, 6° 38′ 00″ est
Altitude 700 m
Superficie 9,82 km2
Divers
Langue Français
Localisation
Localisation de Le Mont-sur-Lausanne
Carte de la commune dans sa subdivision administrative.

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Le Mont-sur-Lausanne

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Le Mont-sur-Lausanne

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Le Mont-sur-Lausanne
Liens
Site web www.lemontsurlausanne.ch
Sources
Référence population suisse[1]
Référence superficie suisse[2]

Le Mont-sur-Lausanne est une commune du canton de Vaud située dans le district de Lausanne, sur les pentes méridionales du Jorat. La commune est divisée en trois parties : le Petit Mont, le Grand Mont et les Planches. Quatre autres communes entourent le Mont-sur-Lausanne : la commune de Cugy (au Nord), la commune d'Épalinges (à l'Est), la commune de Romanel-sur-Lausanne (à l'Ouest) et la commune de Lausanne (au Sud).

ToponymieModifier

Le Mont-sur-Lausanne est mentionné une première fois en 1237 en tant que Monte super Lausannam[3].

HistoireModifier

Les débuts du MontModifier

Entre 1135 et 1536[4], il n'y a que très peu de documents parlant des humbles villageois. C'est aussi durant cette période que commencent les débuts du fief (le fief désigne, durant les époques médiévales et modernes, un bien, un revenu immobilier, une terre confiée à l'origine en retour de services). Ce fief convient aux Bernois puisqu'ils sont sous leur autorité en 1571.

En 1586, le fief passe aux Bergier qui le garderont jusqu'à la Révolution vaudoise.

Période bernoiseModifier

Durant cette période bernoise, une invasion eut lieu et ce fut la fin des évêques et des moines. De 1536 à 1798[5] le Mont fut partie du bailliage bernois de Lausanne pour ensuite faire partie du district de Lausanne.

Plus tard, la Révolution clôturera la période de domination bernoise qui a fortement accentuée la pauvreté.

Entre le XIVe et le XVe siècle, les habitants assistèrent à l’évolution de leur mode de vie en y participant de manière active. Les progrès les plus marquants étaient l’aménagement de canalisation et l’essor des techniques agricoles qui firent leurs premiers pas dans le village.

Le hameau des PlanchesModifier

À partir de 1754[6] et cela pendant plus de vingt ans, un conflit est survenu entre les villageois du hameau des Planches et les autorités de Lausanne et de Berne. Les enfants habitant au hameau des Planches devaient passer par un chemin enneigé et donc impraticable en hiver pour aller à l’école des monts bourgeois. Il fallait donc construire une nouvelle école afin d'en faciliter l’accès mais personne n’avait assez d’argent pour investir dans la construction de celle-ci. Les enfants ont été dans l’obligation d’emprunter ce chemin durant douze hivers. La construction débutera plus tard avant la fin du temps des Bernois.

XIXe et XXe sièclesModifier

Le tramwayModifier

Le tramway fit son apparition en même temps que l'installation téléphonique mais apparut après la machine à battre le grain en 1865[7].

Les premiers plans ont été présentés en 1903 mais le premier tram n'a circulé qu'en 1907. Cette construction à d'abord été estimée à 75 000 francs dont 25 000 payé par la commune du Mont. Mais en 1908 alors que le tramway est déjà en marche la Compagnie demande encore 15 000 francs, la commune du Mont d'abord refuse mais leur accorde pour finir 2 000 francs supplémentaires.

Le tramway a tout de suite été apprécié par les citadins. Il se présentait sous la forme de grandes caisses jaunes et vertes.

Mais ce moyen de transport avait un prix : dix à trente centimes l'aller simple et 165 francs pour l'abonnement général en 1906.

Le développement du MontModifier

Jusqu'aux années soixante[8], les habitants du Mont ne vivaient presque que de l’agriculture. Cela changea grâce au développement du Mont en commençant par l’organisation du village afin de rendre la vie de ses habitants agréable et par la venue de l’électricité.

Petit à petit, la création de quartiers de villas aux Planches et à la Perrause apparurent et le Mont devint une commune résidentielle et industrielle.

MonumentsModifier

Château Jaques Bergier fit construire le château en 1590[9], mais il fut incendié et les deux tours furent détruites. Une partie dite la Grange neuve du château appartient encore aujourd'hui à la famille Bergier tant dit que l'autre partie se vendit en 1832 à la famille Henneberger.

Temple réformé, 1796-1797, intéressante église, dont les plans ont été dessinés probablement par Auguste Bergier, maisonneur forain de la Ville de Lausanne. Clocher-façade saillant, peut-être inspiré du temple de Morges[10]. La construction a débuté le 2 juillet 1797[6]. À l'intérieur du clocher, se trouve une ancienne et une nouvelle cloche offerte par les autorités. Restauration en 1927 par l'architecte Gilliard et Godet.

Cure (1834-1835)[9], sobre bâtiment néoclassique, par l'architecte lausannois Henri Perregaux[11].

GéographieModifier

Il existe un nombre étonnant de minéraux précieux et élémentaires sous les sols du Mont-sur-Lausanne.

Avec un territoire de 981 hectares, dont 150 hectares de forêts, 400 de terrains agricoles, le solde étant attribué aux constructions, la commune du Mont abrite dans quatre zones industrielles, Rionzi, Budron, La Viane et La Clochatte, plus de 600 entreprises qui offrent 8'000 emplois. Ses quelque quinze exploitations agricoles emploient une trentaine de personnes environ.

L'accès au Mont-sur-LausanneModifier

Il y a plusieurs moyens d'accéder au Mont-sur-Lausanne. Tout d'abord par la route en empruntant la sortie de Lausanne-Blécherette sur l'autoroute A9. Par le bus avec soit la ligne 8, soit la ligne 60 des transports lausannois. Encore par le train, en sortant à la gare CFF de Lausanne et en prenant la ligne 3 puis 60 de bus ou en prenant le métro M2 et la ligne 8[12].

SportModifier

Le polo et le cricket furent des sports très pratiqués à l'époque au Mont-sur-Lausanne, les champs étant grands et l'espace très adéquat à cette pratique. La jument Sofia, née au Mont, fut championne olympique en 1988. Le 9 novembre 2013, en huitièmes de finale de la Coupe de Suisse de football, l'équipe de première ligue-promotion du FC Le Mont-sur-Lausanne élimine l'équipe bernoise de Raiffeisen Super-League de Young-Boys sur le score de 4-1.

Les sociétés locales du Mont-sur-LausanneModifier

Au Mont, comme dans bien d’autres communes, existent des sociétés locales[4] ouvertes aussi bien aux femmes qu’aux hommes comme : le Chœur mixte : « l’Écho des bois » (c’est l’ancêtre des sociétés locales) fondé en 1860, les Abbayes réunies, les paysannes vaudoises, la société de tir (Armes de guerre), la section du Mont de la Fédération suisse de gymnastique, l'Union des sociétés locales, la Société de jeunesse, le football club du Mont et l'Union instrumentale du Mont-sur-Lausanne.

Partie administrativeModifier

Le conseil communal du Mont-sur-Lausanne[13] est composé de 65 membres et d’un pouvoir exécutif. Les membres se réunissent environ cinq à huit fois par année. Le pouvoir exécutif est composé de la municipalité qui est composée de sept membres dont un syndic.

Une législature dure désormais cinq ans. Cela est dû à la Constitution vaudoise qui a débuté le 14 avril 2003.

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et référencesModifier

  1. « Population résidante permanente au 31 décembre, nouvelle définition, Vaud », sur Statistiques Vaud (consulté le 25 juillet 2019)
  2. « Statistique de la superficie 2004/09 : Données communales », sur Office fédéral de la Statistique (consulté le 26 août 2017)
  3. « Mont-sur-Lausanne, Le », sur DHS, 1998-2015 (consulté le 12 janvier 2015)
  4. a et b Robert Curtat, Le Mont sur Lausanne passé présent génie des lieux, Lausanne, éditions du passage, , 117 p.
  5. « Mont-sur-Lausanne,Le », sur le Dictionnaire historique de la Suisse, (consulté le 15 décembre 2014)
  6. a et b Robert Curtat, Le Mont sur Lausanne passé présent génie des lieux, Lausanne, éditions du passage, , 117 p., pages 18-20
  7. Robert Curtat, le mont sur Lausanne passé présent génie des lieux, Lausanne, éditions du passage, , 117 p., Et voilà le tramway p.31-36
  8. Robert Curtat, Le Mont sur Lausanne passé présent, Lausanne, éditions du passage, , 117 p.
  9. a et b Monique Fontannaz, Les Cures vaudoises. Histoire architecturale, 1536-1845, Bibliothèque historique vaudoise, coll. « BHV 84 », , p. 245-248.
  10. Marcel Grandjean, Les Temples vaudois. L'architecture réformée dans le Pays de Vaud (Bibliothèque historique vaudoise 89), Lausanne 1988, pp. 303-307.
  11. Paul Bissegger, D'ivoire et de marbre. Alexandre et Henri Perregaux ou l'Age d'Or de l'architecture vaudoise (1770-1850) (Bibliothèque historique vaudoise 131), Lausanne 2007, pp. 384-388.
  12. « le Mont-sur-Lausanne », sur bienvenue au Mont-sur-Lausanne (consulté le 9 décembre 2014)
  13. « le Mont-sur-Lausanne → autorités », sur Bienvenue au Mont-sur-Lausanne (consulté le 15 décembre 2014)


BibliographieModifier

  • Eugène Mottaz, Les Auspices de la Société vaudoise de l'histoire et l'archéologie, Bibliothèque cantonale et universitaire de Lausanne, coll. «Jable-Yvorne tome II », 1921, p. 221-222
  • Marcel Grandjean, Les temples vaudois. L’architecture réformée dans le Pays de Vaud (1536-1798), Bibliothèque historique vaudoise, coll. « BHV 51 », , p. 303-307
  • Paul Bissegger, D'ivoire et de marbre. Alexandre et Henri Perregaux ou l'Age d'Or de l'architecture vaudoise (1770-1850), Bibliothèque historique vaudoise, coll. « Bibliothèque historique vaudoise 131 », (ISBN 978-2-88454-131-2), p. 384-388
  • François Béboux, « Mont-sur-Lausanne, Le » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne, version du .

Fonds d'archivesModifier

  • Fonds : Archives communales (1501-). Le Mont-sur-Lausanne : Commune du Mont-sur-Lausanne. (présentation en ligne)