Le Lion des Flandres

livre de Hendrik Conscience
Le Lion des Flandres
Image dans Infobox.
Page de titre de l'édition originale du Leeuw van Vlaenderen (1838).
Titre original
(nl) De Leeuw van VlaenderenVoir et modifier les données sur Wikidata
Format
Langue
Auteur
Genres
Fiction historique
Fiction militaire (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Sujet
Date de parution
Pays
Distinctions
Prix de l'Académie d'espéranto (d) ()Voir et modifier les données sur Wikidata

Le Lion des Flandres (en néerlandais : De Leeuw van Vlaenderen[1]) est un roman historique paru en 1838 de l'écrivain belge d'expression néerlandaise Hendrik Conscience, qui y retrace la bataille des Éperons d'or ou bataille de Courtrai de 1302. Robert de Béthune y incarne le Lion des Flandres[2].

Ce roman présente de nombreuses similitudes avec Ivanhoé de Walter Scott, notamment la manière de dépeindre au XIXe siècle les révoltes de groupes sociaux actifs au moyen-âge, ou l'absence de vrai héros agissant et décidant seul : c'est une équipe ou un groupe qui agit collectivement face à une domination tyrannique française (vision de l'auteur) avec deux ou trois meneurs.

L'intérêt de ce livre est de montrer que la Flandre, à l'époque particulièrement prospère, était la Venise du Nord, ce qui a attiré dès 1300 la convoitise de Philippe le Bel. Ce dernier, influencé par son épouse espagnole Jeanne de Navarre et par son conseiller et futur grand chambellan Enguerrand de Marigny.

Le Lion des Flandres a été traduit en français assez rapidement. Il existe plusieurs versions en néerlandais : en effet, l'orthographe a changé et certains mots sont moins pertinents. Il y a donc eu des réécritures afin de rendre le texte plus intelligible au lecteur contemporain.

Dans l'édition originale, le roman est précédé d'une sorte de rapport ou d'état des lieux des Flamands au XIXe siècle.

Le Lion des Flandres est adapté à l'écran par Hugo Claus en 1985[3]. Le film présente de nombreux anachronismes : un roi de France adolescent alors qu'il avait 34 ans lors de bataille des Éperons d'or (ou bataille de Courtrai et un coadjusteur du royaume presque sénile alors que du même âge que le roi, il sera nommé en 1302 après la mort de Pierre Flote son prédécesseur quincagénaire[4].

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Notes et référencesModifier

  1. De Leeuw van Vlaanderen selon l'orthographe moderne.
  2. Saint-René Taillandier, Revue des deux mondes : recueil de la politique, de l'administration et des mœurs : De la renaissance flamande en Belgique, t. I, Paris, Revue des Deux Mondes, , 1015 p. (ISSN 0035-1962, lire en ligne), p. 860
  3. « Le Lion des Flandres » [vidéo], sur Cinebel (consulté le ).
  4. (Date de naissance inconnue #REDIRECTION Pierre Flote)