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Le Bourreau (film, 1963)

film sorti en 1963
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Bourreau (homonymie).
Le Bourreau
Titre original El verdugo
Réalisation Luis García Berlanga
Scénario Rafael Azcona
Ennio Flaiano
Acteurs principaux
Pays d’origine Drapeau de l'Espagne Espagne
Drapeau de l'Italie Italie
Durée 91 minutes
Sortie 1963

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Le Bourreau (titre original : El verdugo) est un film coproduit par l'Espagne et l'Italie, réalisé par Luis García Berlanga et sorti en 1963.

Sommaire

SynopsisModifier

José Luis, un employé des pompes funèbres, rencontre Amadeo, un bourreau en fin de carrière. Ce dernier lui présente sa fille, Carmen. Les jeunes gens se marient et s'installent dans l'appartement que l'Administration accorde à Amadeo. Craignant d'être expulsé, José Luis accepte, non sans mal, de succéder à son beau-père dans ses fonctions. Convoqué à Majorque pour sa première exécution, José Luis jure de ne plus recommencer. Amadeo rétorque : « Moi aussi j'avais dit ça la première fois ! »

Fiche techniqueModifier

DistributionModifier

Récompenses et distinctionsModifier

CommentaireModifier

  • « Rythmé par le bruit sinistre du collier de fer avec lequel on étrangle les condamnés au garrote »[1], El verdugo est un « tableau emblématique de l'Espagne franquiste, où un homme ordinaire (le fossoyeur José Luis, interprété par Nino Manfredi) se trouve entraîné, sans échappatoire, vers l'horreur. [...] Rafael Azcona et Luis García Berlanga font d'un innocent personnage une victime des plus obscurs mécanismes de l'État - un paradoxe qui leur conféra l'immortalité cinématographique. »[2]
  • La censure franquiste fit pression pour interdire la projection du film, mais comme celui-ci était le fruit d'une coproduction avec l'Italie, il fut présenté à la Mostra de Venise en 1963. Là, il obtint une reconnaissance unanime et un prix de la critique. « Le Bourreau représente la quintessence d'un style visuel (celui de Berlanga) et narratif (celui d'Azcona) qui dépeint avec humour l'Espagne de l'époque. »[3]

Notes et référencesModifier

  1. Georges Sadoul in : Dictionnaire des films, Microcosme/Seuil, 1965.
  2. Violeta Kovacsics in : Le cinéma espagnol d'Antxon Salvador, Gremese, 2011.
  3. V. Kovacsics : op. cité.

Lien externeModifier