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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Surville.
Laure Surville
Laure Surville.png
Biographie
Naissance
Décès
Nom de naissance
Laure BalzacVoir et modifier les données sur Wikidata
Pseudonyme
LelioVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Père
Bernard-François Balzac (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Mère
Anne-Charlotte-Laure Sallambier (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Fratrie
Conjoint
Eugène-Auguste-Georges-Louis Midy de la Greneraye Surville (d) (depuis )Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfant
Jeanne de Surville (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
signature de Laure Surville
signature
Tombe Laure Surville Pierre Carrier-Belleuse, cimetière Carnot, Suresnes 1.jpg
Vue de la sépulture.

Laure Surville, née Laure Balzac le à Tours et morte à Paris 9e le 4 janvier 1871[1], est une femme de lettres française.

Sœur préférée de l'écrivain Honoré de Balzac, elle a publié une biographie de ce dernier après sa mort, Balzac, sa vie et ses œuvres d’après sa correspondance[2]. Elle a aussi écrit des textes qui ont servi de base à certains romans de Balzac « écrits à quatre mains ». C'est le cas du Voyage en coucou, que Balzac transforme en : Un début dans la vie, paru en feuilleton dans la revue La Législature sous le titre Le Danger des mystifications en 1842, puis en 1845 dans la deuxième édition Charles Furne de La Comédie humaine, classé dans les Scènes de la vie privée.

BiographieModifier

 
Tombe dans le cimetière Carnot de Suresnes. Dans la même sépulture est inhumé le peintre Pierre Carrier-Belleuse, dont l'épouse était la petite-fille de Laure Surville.

Laure Balzac a commencé sa carrière d’auteur en écrivant sous le pseudonyme de « Lelio », pour des magazines littéraires pour enfants. Elle a ensuite publié sous le nom de « Laure Surville », où elle a exprimé le sentiment équivoque qu’elle ressentait envers le statut des femmes écrivains mariées. Dans la galerie des portraits de femmes de La Comédie humaine, elle représente la droiture et la sagesse. On reconnaît des parcelles de sa personnalité dispersées dans Eugénie Grandet, mais aussi Marguerite, la fille aînée de Balthazar Claës dans La Recherche de l'absolu[réf. nécessaire].

Balzac rend un hommage appuyé à sa sœur pour sa nouvelle Le Voyage en coucou[3], dont il s'inspira pour son roman Un début dans la vie. Et Laure Surville publiera plus tard sa nouvelle initiale sous la signature de Laure en 1854. L'écrivain dédie ainsi Un début dans la vie (1842) à sa sœur :

« À Laure. Que le brillant et modeste esprit qui m'a donné le sujet de cette scène en ait l'honneur. Son frère[4],[5]. »

Critique et admiratrice de l’œuvre de son frère dont elle fut la confidente intime, elle a édité, après sa mort, plusieurs ouvrages où elle a dissipé les idées fausses qui se répandaient sur l'« originalité » de celui-ci.

Elle est enterrée au cimetière Carnot de Suresnes[6].

Vie conjugaleModifier

Le [7], Laure Balzac épouse un polytechnicien, ingénieur des ponts et chaussées : Eugène-Auguste-Georges-Louis Midy de la Greneraye[8]. Né le 5 juin 1790, fils de Catherine Allain dite Surville, actrice, et fils naturel d’Auguste Louis Eugène Midy de la Greneraye (mort le 9 octobre 1789). Il est reconnu des œuvres de son frère décédé par Louis Emmanuel Midy d'Andé, qui constitua une rente en faveur de la mère et du fils naturel. Un jugement du 14 ventôse an II (4 mars 1794) lui avait reconnu le droit de succéder à son père décédé[9]. Il est connu pour avoir réalisé le premier pont suspendu de Suresnes (1842)[10],[11],[12].

De son mariage naissent trois filles. La première, Sophie Surville, née en 1823, deviendra la femme de Jacques Mallet[13]. La troisième, Valentine, épouse l'avocat Louis Duhamel (1830-1897)[14].

Adaptation à l'écranModifier

Le personnage de Laure est interprété par Danièle Ajoret dans le téléfilm : Un grand amour de Balzac ; réalisé par Jacqueline Audry et Wojciech Solarz, sorti en 1973, adapté de la biographie d'Honoré de Balzac.

HommageModifier

Notes et référencesModifier

  1. Archives de Paris, acte de décès n°89 dressé le 05/01/1871, vue 12 / 33
  2. , Paris, Librairie Nouvelle Jaccottet, Bourdilliat & Cie, 1858, réimprimée en 2005 aux éditions de L’Harmattan, (ISBN 2747581888)
  3. Un coucou, selon le Dictionnaire de l'Académie (1835), est une voiture publique à « quatre à six places, parfois plus, qui parcourt les environs de Paris ».
  4. Gégard Macé, préface de Un début dans la vie, Folio-classique n°3808, Paris, 2003, p. 17
  5. Selon Pierre Barbéris, note sur Un début dans la vie, Folio classique N° 3808 p. 261, elle lui a fourni plus qu'un sujet, mais une véritable intrigue comme on peut le constater dans sa publication du texte d'origine.
  6. Philippe Landru, « Suresnes (92) : cimetière ancien », sur landrucimetieres.fr, (consulté le 17 septembre 2018)
  7. Archives de Paris en ligne, mariage de Laure Balzac avec Eugène-Auguste-Georges-Louis Midy de la Greneraye, Paris ancien 7e
  8. André Maurois, Prométhée ou la vie de Balzac, Hachette Livre, 1965, p. 54-56
  9. Archives de Villeparisis : http://villeparisis-histoire.over-blog.com/article-histoire-de-villeparisis-eugene-midy-de-la-greneraye-dit-surville-75195398.html
  10. « Pont de Suresnes - 1842 », sur www.art-et-histoire.com, Base d'ouvrages en service ou construits au XIXe siècle en France (consulté le 17 novembre 2013).
  11. Philippe Barthelet, Les écrivains et les Hauts-de-Seine, Cyrnéa éditions, 1994, p. 69.
  12. Francis Prévost, Histoires de Suresnes, Suresnes Information, 1989, p. 157.
  13. André Maurois, p. 174 et 648
  14. André Maurois, p. 174, et 578-580

BibliographieModifier

ŒuvresModifier

  • Balzac, sa vie et ses œuvres d’après sa correspondance, Paris, Librairie Nouvelle Jaccottet, Bourdilliat & Cie., 1858, réimprimé aux éditions de l’Harmattan, Paris, 2005 (ISBN 2747581888)
  • Le Compagnon du foyer, Paris, Giraud, 1854
  • Les Rêves de Marianne, Paris, Calmann-Lévy, 1878
  • Les Femmes de Honoré de Balzac, Paris, Janet, 1851
  • Lettres à une amie de province (1831-1837), Paris, Plon, 1932

SourcesModifier

  • Jean-Louis Dega, La vie prodigieuse de Bernard-François Balssa, père d'Honoré de Balzac. Aux sources historiques de la Comédie humaine, Rodez, Subervie, 1998
  • Juanita Helm-Floyd, Les Femmes dans la vie de Balzac, Paris, Plon, 1926
  • Christine Planté, La Petite Sœur de Balzac, Paris, Seuil, 1989
  • André Maurois, Prométhée ou la vie de Balzac, Hachette livre, Paris, 1965
  • Pierre Barbéris, Le Monde de Balzac, Arthaud, 1973

Liens externesModifier