La Schtroumpfette

La Schtroumpfette
10e histoire de la série Les Schtroumpfs
Auteur Peyo

Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Langue originale Français
Éditeur Dupuis
Première publication no 1459 de Spirou (1966)

La Schtroumpfette est la dixième histoire de la série Les Schtroumpfs de Peyo. Elle est publiée pour la première fois du no 1459 au no 1484 du journal Spirou, puis dans l'album du même nom en 1966.

UniversModifier

L'histoire se déroule dans le village schtroumpf, la forêt environnante et la masure de Gargamel.

Ayant été créée par Gargamel, la Schtroumpfette ne parle pas la langue schtroumpf[1] : ses répliques ne contiennent que des noms communs, des verbes et des adverbes appartenant à la langue française. En revanche, la créature que le Grand Schtroumpf forge au dénouement, et qui est à l'image de Gargamel, s'exprime en langue schtroumpf : « S'il vous schtroumpfe, schtroumpfez-moi chez vous, car je suis perdue et je vais schtroumpfer de faim et de schtroumpf, toute seule, dans cette grande schtroumpf pleine de schtroumpfs féroces… » Ce détail constitue l'un des gags les plus fins de l'épisode. Le langage de la créature du Grand Schtroumpf est même caricaturalement truffé de mots en schtroumpf : il en comporte bien plus que les phrases ordinairement prononcées par un Schtroumpf.

RésuméModifier

Alors que le printemps revient dans le village des Schtroumpfs, le sorcier Gargamel rumine sa vengeance. Il décide de créer une Schtroumpfette, capable de séduire les Schtroumpfs et de semer la zizanie parmi eux. Il la fabrique en argile puis la plonge dans une préparation qui lui donne vie.

Le lendemain, un Schtroumpf découvre la Schtroumpfette dans la forêt, la prenant pour « un Schtroumpf avec une robe et des cheveux longs », et l'emmène au village. Là, le Grand Schtroumpf demande qu'un Schtroumpf cède sa maison à la Schtroumpfette, et comme aucun ne le fait, il décide au hasard qu'elle demeurera chez le Schtroumpf à lunettes et celui-ci dans la maison du Schtroumpf coquet, et ainsi de suite, jusqu'à ce qu'il reste inévitablement un Schtroumpf qui se retrouve sans logis.

Le jour suivant, les Schtroumpfs vont travailler au barrage et la Schtroumpfette les accompagne. Mais elle se mêle de tout, ce qui dérange les Schtroumpfs. Après le retour au village, la Schtroumpfette prépare un bon dîner, mais elle le brûle parce qu'elle se distrait en conversant avec le Schtroumpf coquet. Puis alors que tous sont déjà fatigués, elle décide qu'il y aura une fête, et elle impose son style de danse et de chant qui ne plaît absolument pas aux Schtroumpfs.

Les jours suivants, la Schtroumpfette continue à s'immiscer dans la vie des Schtroumpfs, jusqu'à ce qu'ils en aient assez et qu'ils demandent conseil au Schtroumpf farceur ; celui-ci imagine une blague : ils lui font croire qu'elle a grossi (ils cousent ses vêtements, truquent une balance, placent un miroir qui la fait paraître plus grosse, etc.). Déprimée, la Schtroumpfette se rend compte qu'elle n'est pas jolie et le Grand Schtroumpf, après avoir appris ce que lui ont fait les Schtroumpfs, décide de l'aider : il passe plusieurs jours à lui faire subir de la chirurgie esthétique et le résultat est qu’elle se retrouve avec des cheveux blonds et des traits bien plus fins, au point que les Schtroumpfs tombent éperdument amoureux d'elle.

Les Schtroumpfs organisent pour elle des fêtes, repeignent le barrage en rose selon son souhait et chacun essaie de gagner son amour de toutes les façons, au point de provoquer des bagarres entre eux. Le Grand Schtroumpf reste dans cette affaire la voix de la raison, même s'il est lui aussi sous le charme de la Schtroumpfette.

Un matin, le Schtroumpf poète rencontre la Schtroumpfette au barrage. Elle lui demande d'ouvrir la vanne pour voir l'eau jaillir ; il compte le faire pour un bref moment mais ensuite il ne réussit pas à la refermer et le village schtroumpf se retrouve inondé. Après que tous se soient mis à l'abri, le Grand Schtroumpf, qui a réussi à fermer le barrage, apprend que c’est la Schtroumpfette qui est indirectement la responsable et il la gronde. Offensée, la Schtroumpfette dit qu'elle va retourner chez le sorcier Gargamel. Après avoir entendu cela, le Grand Schtroumpf ordonne de l'arrêter et la fait juger.

Lors du procès, tous les Schtroumpfs parlent en faveur de la Schtroumpfette, excepté le Grand Schtroumpf, qui comme juge doit rester neutre, et le Schtroumpf à lunettes qui, comme avocat général, doit parler contre la Schtroumpfette. Le Schtroumpf farceur, avocat de la Schtroumpfette, rappelle à tout le monde qu’elle n'avait pas pu séduire les Schtroumpfs jusqu'à ce que le Grand Schtroumpf l’eût rendue si jolie. En fin de compte, la Schtroumpfette est déclarée non coupable.

La Schtroumpfette ne supporte pas que les Schtroumpfs continuent à se battre à cause d'elle, si bien qu’elle préfère abandonner le village en laissant une note où elle explique ses raisons et laisse entendre qu'elle reviendra peut-être.

Bien que les Schtroumpfs soient tristes, le Grand Schtroumpf leur rappelle qu'ils doivent régler leurs comptes avec Gargamel, et ils réunissent une grande quantité d'argile. À la fin de l'histoire, une femme particulièrement laide frappe à la porte de Gargamel et le poursuit, tandis que le sorcier promet encore une fois de se venger.

PersonnagesModifier

Notes et référencesModifier

  1. La Schtroumpfette ne commence à parler schtroumpf qu'en apparaissant dans des gags en une planche (les premiers gags où figure la Schtroumpfette sont répartis dans L'Apprenti Schtroumpf, Histoires de Schtroumpfs et La Soupe aux Schtroumpfs).