Léon Escalaïs

artiste lyrique

Léon Escalaïs, né le à Cuxac-d'Aude et mort le à Cuxac-d'Aude, est un ténor français, associé en particulier avec les rôles héroïques en français et en italien. Sa voix maigre, agile et puissante a été remarquée pour la facilité et l'éclat de son registre supérieur.

Léon Escalaïs
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Biographie
Naissance
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Voir et modifier les données sur Wikidata (à 82 ans)
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Maître
Distinction

BiographieModifier

Léonce-Antoine Escalaïs, commence ses études vocales tout jeune au conservatoire de Musique de Toulouse, où il obtient un premier prix de chant et d'opéra. Il poursuit ses études au conservatoire de Paris avec deux des enseignants renommés, Eugène Crosti (1833-1908) et Louis-Henri Obin (1820–1895), avant de faire ses débuts professionnels au théâtre du Château-d'Eau en 1882, dans Sardanapale de Jean-Baptiste Duvernoy.

L'Opéra de Paris lui propose un contrat. Sa première apparition au Palais Garnier a lieu en 1883, dans le rôle d'Arnold dans Guillaume Tell. Arnold devient un de ses rôles phares.

Le , il se marie avec Maria Lureau, élève d’Eugène Crosti.

En 1885, il chante pour la première fois au Théâtre de la Monnaie à Bruxelles, et fait ses débuts à La Scala, à Milan, en 1888. Il quitte l'Opéra de Paris en 1892, après un conflit avec la direction et accepte des engagements à Dijon, Lyon, Marseille et en Italie. Parmi les rôles qu'il a tenus, on note Eléazar dans La Juive, Robert dans Robert le diable, Raoul dans Les Huguenots, Vasco dans L'Africaine et les rôles titres des pièces dans Le Cid et Sigurd.

Entre 1892 et 1908, Escalaïs chante une fois à Milan, c'est un fiasco. Il ajoute à son répertoire Verdi avec des rôles comme Manrico dans Il trovatore, Radamès dans Aida et le rôle-titre de la pièce dans Otello. Il a parfois été décrit comme le Francesco Tamagno (ténor héroïque italien) français.

Escalaïs rejoint l'Opéra de Paris en 1908. L'année suivante, il chante comme invité à l'opéra de la Nouvelle-Orléans. Ce sont ses seules représentions aux États-unis. Il prit sa retraite de la scène en 1912, alors qu'il avait toujours une bonne voix, et a été promu à la Légion d'honneur en 1927. À sa retraite, il donne des cours de chant privés. Un de ses élèves était José Luccioni, un ténor dramatique des années 1930 et 1940. Escalaïs décède à Cuxac-d'Aude au cours de la Seconde Guerre mondiale, à l'âge de 82 ans.

Caractéristiques vocales et enregistrementsModifier

Escalais eut de nombreux succès malgré un physique court, tout petit homme joufflu et à jambes courtes, doué d’une voix de ténor aiguë, qui était souvent en désaccord avec la stature héroïque des personnages qu'il incarnait sur scène. La qualité impressionnante de sa voix a toutefois compensé les inconvénients physiques. C'était une voix fortz, de tonalité lumineuse, avec des notes supérieures sans effort (y compris un puissant ré élevé) et une flexibilité remarquable. Il a également maîtrisé couramment les ornements traditionnels du bel canto tels que les trilles et les courses. Ce type de voix de ténor dramatique agile mais robuste est maintenant rare, ce qui fait que les disques gramophone qu'il a enregistrés à Milan en 1905-06 pour en:Fonotipia Records présentent un intérêt considérable pour les musicologues et les étudiants vocaux. Les sociétés Preiser et Symposium ont publié des CD d'anthologie consacrées à Escalaïs.

Décorations françaisesModifier

Références et notesModifier

SourcesModifier

  : Tout ou partie des ouvrages a servi de source à l'article :

  • Roland Mancini et Jean-Jacques Rouveroux, uide de l’opéra, Les Indispensables de la musique, Fayard, 1995 (ISBN 2-213-59567-4).
  • Leo Riemens, Liner notes to Leonce Escalais, Lebendige Vergangenheit Compact Disc 89527 (Preiser, Austria, 2000).
  • Michael Scott, The Record of Singing, Volume One (Duckworth, London, 1977).
  • John Steane, The Grand Tradition: 70 years of Singing on Disc, (Duckworth, London, 1974).
  • Jean-Pierre Mouchon, « Le ténor Léon Escalaïs (1859-1940). I. Sa vie et sa carrière. Illustrations de Serge Escalaïs » in Étude n°38, mai-juin-juillet- (Association internationale de chant lyrique TITTA RUFFO.
  • Jean-Pierre Mouchon, « Chronologie de la carrière du ténor Léon Escalaïs » in Étude n°42, septembre-octobre-novembre- (Association internationale de chant lyrique TITTA RUFFO).
  • Jean Pierre Mouchon, Le ténor Léonce Escalaîs, Edilivres, , 208 p. (ISBN 9782332703484, lire en ligne).

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