Isoda Koryusai

artiste japonais
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Isoda Koryusai (1735-1790) était un peintre japonais d'estampe ukiyo-e, actif d'environ 1764 à 1788.

Isoda Koryusai
Image dans Infobox.
Hinagata wakana no hatsu moyo
Naissance
Décès
Période d'activité
Nom dans la langue maternelle
礒田湖龍斎Voir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Lieux de travail
Tokyo, Yagenbori (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

BiographieModifier

Les détails de sa vie font débat. Il venait apparemment d'une famille de samouraï, comme plus tard Eishi. Selon une théorie, il devint un rōnin et fut contraint à se tourner vers les arts, mais selon une autre, c'est volontairement qu'il cessa la vie de samurai pour se consacrer à l'art. En 1781 il reçut le titre d'Hokkyo pour son talent et ses réalisations. Qu'un tel honneur lui ait été conféré est un des rares points sur lesquels l'ensemble des historiens semblent d'accord.

Certains pensent qu'il fut élève de Harunobu, mais ceci ne fait pas l'unanimité, même si le style de sa jeunesse est fort proche de celui de Harunobu. Ceci est tout particulièrement vrai des estampes réalisées au début de sa carrière sous le nom d'artiste de Haruhino, pratiquement impossibles à distinguer de celles de Harunobu[1].

ŒuvreModifier

Le style de Koryusai ne se distingua vraiment de celui de Harunobu qu'à partir de 1772 dans une série intituléeNouveaux motifs pour les jeunes pousses, consacrée à la description des vêtements portés par les courtisanes. Le choix d'un format plus large, dit oban, lié à la représentation de silhouettes plus amples, confère une réelle monumentalité à ces figures qui investissent progressivement toute la surface de l'estampe :

On conserve de lui un certain nombre d'estampes, mais très peu de peintures.

Malgré cela, il fut un artiste prolifique. Ses sujets allaient des vertus confucianistes aux oiseaux, aux plantes, sans oublier de nombreuses estampes érotiques (shunga).


Notes et référencesModifier

  1. Gabriele Fahr-Becker, "L'estampe japonaise", page 16. Éditions Taschen - (ISBN 3-8228-2057-1)
  2. Hélène Prigent, « Images du Monde flottant », Le Petit Journal des grandes expositions, no 369,‎ , p. 12 (ISBN 2-7118-4852-3)
  3. Université de Princeton
  4. Tanabata, Metropolitan Museum
  5. LACMA
  6. Somenosuke, Bibliothèque du Congrès
  7. Kinshū, Bibliothèque du Congrès
  8. Musée Kimbell
  9. Fuji, Metropolitan Museum

BibliographieModifier

  • Louis Aubert, Les Maîtres de l'Estampe japonaise : Image de ce monde éphémère, Paris, Librairie Armand Colin,
  • Richard Lane, L'estampe japonaise, Paris, Éditions Aimery Somogy,
  • Nelly Delay, L'estampe japonaise, Éditions Hazan, (ISBN 2-85025-807-5)
  • Hélène Bayou (trad. de l'anglais), Images du Monde Flottant : Peintures et estampes japonaises XVIIe : XVIIIe siècles, Paris, Réunion des musées nationaux, , 398 p. (ISBN 2-7118-4821-3)
  • Sous la direction de Gisèle Lambert et Jocelyn Bouquillard, Estampes japonaises, Images d'un monde éphémère, Paris/Barcelone, BnF, , 279 p. (ISBN 978-2-7177-2407-3)
  • Edwin O. Reischauer, Histoire du Japon et des Japonais (tome I), Éditions du Seuil, (ISBN 2-02-000675-8)
  • (en) Tadashi Kobayashi et Mark A. Harbison, Ukiyo-e : an introduction to Japanese woodblock prints, Kodansha International, , 96 p. (ISBN 978-4-7700-2182-3, lire en ligne)

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