Konoe Iehiro

Konoe Iehiro (近衛 家煕?, -), aussi « Konoye Iehiro », est un noble de cour (kugyō), peintre, calligraphe et régent japonais de l'époque d'Edo (1603-1868).

Konoe Iehiro
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Konoe Iehiro
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 69 ans)
Nom dans la langue maternelle
近衛家熙Voir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Père
Mère
Tsuneko-naishinnō (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Fratrie
Ōinomikado Nobuna (d)
Konoe Hiroko (d)
Konoe Shūshi (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfants

BiographieModifier

Konoe Iehiro, fils de Konoe Motohiro, est le vingt-et-unième chef de famille des Konoe. Il est aussi connu comme calligraphe, particulièrement de kanas. Il compose sur ce sujet un ouvrage en quatre volumes intitulé Ryūdai sōsho. De 1693 jusqu'en 1704, il est udaijin (ministre de Droite) puis, en 1707, sadaijin (ministre de Gauche). Il exerce la fonction de régent kanpaku pour l'empereur Higashiyama de 1707 à 1709 puis régent sesshō pour l'empereur Nakamikado jusqu'au et enfin Premier ministre (daijō-daijin) en 1710 et 1711. En 1711, il envisage de démissionner de sa fonction de régent, mais le bénéfice de 1 000 koku — que sa sœur Hiroko a bien manœuvré pour obtenir — que lui assure le shogunat jusqu'à l'année suivante l'en dissuade. À Kyoto, il s'occupe de ses propres écoles de calligraphie et d'ikebana. Il attache beaucoup d'importance aux traditions dépassées. Sa collection constitue le cœur des trésors des archives familiales (Yōmei bunko).

Sa femme Noriko nai-shinnō (憲子内親王) est une fille de l'empereur Reigen avec laquelle il a quatre enfants :

Après s'être retiré dans un monastère en 1725, il prend le nom de « Yoraku-in ». Il a comme son père la réputation d'être un maître en calligraphie. Son journal, Kaiki, couvre la période de 1686 à 1713. Fusahirao (1710-1730), son deuxième fils, est adopté par Takatsukasa Kanehiro.

Sa fille Tsunegimi (née en 1702) est issue d'une liaison qu'il a avec sa femme de charge Majijiri. Elle est mariée en 1716 comme nyogo avec l'empereur Nakamikado et meurt en couches à dix-neuf ans en . Pour son mariage, elle reçoit une prébende de 2 000 koku annuels[1].

Source de la traductionModifier

Notes et référencesModifier

  1. Cecilia Seigle, « Konoe Hiroko, Consort of Tokugawa Ienobu », Harvard Journal of Asiatic Studies, vol. 59, no 2,‎ , p. 496 et suiv., Fn., p. 519.

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • Berend Wispelwey (dir.), Japanese Biographical Archive, München, K. G. Saur, (ISBN 3-598-34014-1), fiche 167.