King (entreprise)

entreprise britannique de jeu vidéo

King
logo de King (entreprise)

Création et Voir et modifier les données sur Wikidata
Fondateurs Riccardo Zacconi (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Forme juridique Société par actionsVoir et modifier les données sur Wikidata
Siège social LondresVoir et modifier les données sur Wikidata
Activité Industrie vidéoludiqueVoir et modifier les données sur Wikidata
Produits Candy Crush SagaVoir et modifier les données sur Wikidata
TVA européenne MT18622630Voir et modifier les données sur Wikidata
Site web king.com

King Digital Entertainment, anciennement King.com, dit King, est une entreprise britannique de jeu vidéo fondée en 2003, dont le siège social est situé à Londres et le siège fiscal à Dublin. Elle est l'un des développeurs d'applications pour Facebook les plus notables. Elle réalise également des applications mobiles (iOS et Android), et est notamment connue pour son jeu Candy Crush Saga. Elle compte environ 2 000 employés en 2021, répartis dans 5 studios de développement et 3 autres bureaux[1].

HistoireModifier

Pour son entrée en bourse en , sa valeur est estimée à 7,1 milliards de dollars[2]. Le jour de son introduction, l'action King termine en baisse de plus de 15%[3].

En , Activision Blizzard acquiert King, pour 5,9 milliards de dollars[4], soit 5,4 milliards d'euros[5].

Le 18 janvier 2022, Microsoft, via sa filiale Xbox Game Studios, annonce son intention de racheter Activision Blizzard King pour 68 milliards de dollars.

Controverse sur les clones et les marquesModifier

Bien que les jeux de la marque King.com, créatrice de ce jeu, soient grandement inspirés de jeu préexistants (Bejeweled pour Candy Crush Saga, Farm Heroes Saga pour Pet Rescue Saga, Bust-a-Move (également appelé Puzzle Bobble) pour Bubble Witch Saga et Peggle pour Papa Pear Saga)[6] et que les termes aient été utilisés par des jeux plus anciens (Candyswype, 2010, Crush (2007), Rastan Saga, 1987), la société décide de déposer les marques « Candy » (« sucrerie » en anglais), « Crush » (« broyer » en anglais) et « Saga » (type de littérature épique islandaise) et commence à attaquer en justice les autres créateurs de jeu utilisant ces termes dans leurs noms de jeu, et notamment CandySwype dont elle s'est très fortement inspirée[6],[7],[8].

En voyant cela, un auteur indépendant décide d'attaquer la marque pour avoir copié le jeu Scamperghost, sous le nom Pac-Avoid, à la fois dans le concept et dans la conception[9]. Le développeur du jeu commandé par King.com explique lui-même que cette société lui a commandé de faire un clone de ce jeu[10]. Devant cette attaque, King.com répond que ce n'est pas une copie mais retire le jeu de son site[6],[11],[12]. Le nom Pac-avoid posait également d'autres problèmes, entre le nom et la conception, avec l'un des plus célèbres des jeux vidéo des années 1980, Pac-Man (1980).

King.com diffuse alors sur son site[13] :

« Let me be clear: This unfortunate situation is an exception to the rule. King does not clone games, and we do not want anyone cloning our games. »

Ce qui peut se traduire par :

« Soyons clair : Cette situation malencontreuse est une exception à la règle. King ne clone pas les jeux, et nous ne voulons que personne ne clone nos jeux. »

En réaction, des développeurs indépendants se sont mis à créer un nombre important de jeux contenant ces noms et plus ou moins moqueurs vis-à-vis de cette histoire. On pouvait ainsi en compter 368 le [6].

Extension de la controverse à d'autres domainesModifier

Un groupe de rock de Toulouse nommé « Bubblies », créé dans les années 1990 et ayant déposé à l'INPI en 2000 sa marque, se voit attaqué le , par King.com qui vient de déposer la marque Bubble Witch[14]. Le groupe développe également des jeux vidéo[15]. De nombreux internautes sont mobilisés par les Bubblies, et le conflit est relayé sur de nombreux sites français et à la télévision.

L'éditeur finit par abandonner sa plainte[16].

JeuxModifier

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

  1. https://careers.king.com/about-us/
  2. King Digital, l'éditeur de « Candy Crush », entre en Bourse, Le Monde, 26 mars 2014
  3. « Candy crash » pour l'entrée en Bourse de King, Les Échos, 27 mars 2014
  4. Activision Blizzard to buy 'Candy Crush' maker King for $5.9 billion, Reuters, 2 novembre 2015
  5. « "Call of Duty" tire et mange "Candy Crush" pour 5 milliards d'euros », sur Le Point, https://plus.google.com/+LePointfr (consulté le )
  6. a b c et d « Candy Candy Candy – I can’t let you go », Merlanfrit, (consulté le ).
  7. « Candy Crush brise les bonbons d'un développeur indépendant », Jeuxvideo.com, (consulté le )
  8. (en) « CandySwype®2010 – Candy Crush Saga 2012 » (consulté le ).
  9. (en) « King.com, makers of Candy Crush Saga... Trademark Trolls with a Double Standard? » (consulté le )
  10. (en) « King Candy Crushes Developers, The Saga », gemfruit.com (consulté le ).
  11. (en) « King shuts down Pac-Avoid game in wake of cloning accusations », Gamasutra, (consulté le ).
  12. (en) « 'Candy Crush Saga' Maker Takes Down Game It Claims Isn't A Clone », Forbes, (consulté le ).
  13. (en) « An Open Letter on Intellectual Property », King.com, (consulté le ).
  14. « L’éditeur de Candy Crush abandonne ses poursuites contre les Bubblies », Nouvel observateur, (consulté le )
  15. « L'éditeur de Candy Crush attaque le groupe de rock français Bubblies », Numérama, (consulté le )
  16. « King abandonne ses prétentions contre Bubblies », Numérama