Khadga Prasad Sharma Oli

homme politique népalais

Khadga Prasad Sharma Oli
खड्ग प्रसाद शर्मा ओली
Illustration.
Khadga Prasad Sharma Oli en 2020.
Fonctions
Premier ministre du Népal

(3 ans, 4 mois et 28 jours)
Président Bidya Devi Bhandari
Prédécesseur Sher Bahadur Deuba
Successeur Sher Bahadur Deuba

(9 mois et 23 jours)
Président Ram Baran Yadav
Bidya Devi Bhandari
Prédécesseur Sushil Koirala
Successeur Pushpa Kamal Dahal
Biographie
Date de naissance (69 ans)
Lieu de naissance Morang (Népal)
Nationalité népalaise
Parti politique PCN-MLU (jusqu'en 2018)
PCN (depuis 2018)
Religion athéisme

Khadga Prasad Sharma Oli
Premiers ministres du Népal

Khadga Prasad Sharma Oli, couramment désigné sous les appellations raccourcies K.P. Sharma Oli voire K.P. Oli, né le à Morang, est un homme d'État népalais, cadre dirigeant du Parti communiste du Népal (marxiste-léniniste unifié) (PCN-MLU) puis du Parti communiste du Népal. Il est Premier ministre du au , puis de nouveau du au .

BiographieModifier

Le , il est nommé ministre de l'Intérieur dans le cabinet minoritaire PCN-MLU dirigé par Man Mohan Adhikari et occupe ces fonctions jusqu'à la démission du cabinet, le .

Le , il est nommé premier vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères dans le cabinet dirigé par Girija Prasad Koirala et demeure dans ces fonctions jusqu'à la mise en place du cabinet intérimaire (incluant cinq ministres maoïstes), également dirigé par Girija Prasad Koirala, le .

Il est alors remplacé dans ses anciennes fonctions par Sahana Pradhan, également membre du PCN-MLU.

Le , il est battu dans sa circonscription lors de l'élection de l'Assemblée constituante. En revanche, il est élu lors de l'élection de la 2e Assemblée constituante en 2013.

Le , il est élu Premier ministre à la tête d'une fragile coalition. Mis en minorité, il démissionne le [1],[2].

Le , il redevient Premier ministre après la victoire de la coalition de gauche aux élections législatives népalaises de 2017[3]. En mai suivant, les deux partis de la coalition, le PCN-MLU et le PCUN-M, décident de fusionner pour former le PCN qui est alors dirigé par Pushpa Kamal Dahal. Un accord est conclu entre les deux hommes prévoyant qu'ils échangent leurs postes respectifs au bout de deux ans et demi[4].

Il demande en le retrait des troupes indiennes stationnant au Népal depuis les années 1960. Le gouvernement du Premier ministre de l'Inde Narendra Modi (droite nationaliste) avait déclenché une crise diplomatique en revendiquant la région de Kalapani (en), située en territoire népalais[5].

Crise institutionnelleModifier

Au printemps 2020, les relations entre les pôles marxiste, pro-chinois-maoïste et pro-indien, au sein du PCN se dégradent. Une fraction, menée par Pushpa Kamal Dahal et Madhav Kumar Nepal, accuse le Premier ministre d'échouer à mettre en œuvre ses promesses de campagne et à lutter contre la corruption. Ces désaccords culminent avec le dépôt d'une demande de mise au vote d'une motion de censure pour le 20 décembre 2020. Oli réagit en demandant à la présidente Bidya Devi Bhandari la dissolution de la Chambre des représentants avant que ne puisse être votée la motion, une décision qui provoque de vives critiques au sein de la classe politique népalaise et plusieurs manifestations à son encontre[4]. Le , la Cour suprême annule la dissolution[6].

Le 10 mai, il est désavoué par la Chambre (93 voix pour, 124 contre sur un total de 271 députés, la majorité requise étant de 136 voix) et s'apprête à diriger un gouvernement minoritaire[7] tout en contournant la Chambre des représentants. Il est reconduit à son poste le 13 mai par la présidente Bhandari, prête serment le lendemain et dispose de 30 jours pour former un gouvernement et obtenir la confiance des représentants[8].

Le 12 juillet 2021, la Cour suprême déclare illégale la dissolution du Parlement et ordonne la nomination de Deuba comme Premier ministre en vertu de l'article 76-5 de la Constitution3. Ce dernier est désigné par la présidente Bidya Devi Bhandari et prend ses fonctions le 13, ainsi que le poste de ministre des Affaires étrangères.

Notes et référencesModifier