Kaiser Trot
Race Trotteur français
Père Canino
Mère Espina
Père de mère Picardy
Sexe Mâle
Naissance 1976
Pays de naissance Drapeau de la France France
Mort 1995
Pays d'entraînement Drapeau de la France France
Éleveur Gabriel Lequertier
Propriétaire Alfred Lefèvre
Entraîneur Joël Hallais
Jockey Philippe Békaert
Record 1'17"5[1]
Gains en courses 4 136 700 F (1 083 153,53 €2012)[2]
Principales victoires Prix de Cornulier
Prix du Président de la République
Prix des Élites

Kaiser Trot est un cheval trotteur français spécialiste des courses de trot monté, né en 1976 et mort en 1995[3]. Il remporta notamment trois éditions du Prix de Cornulier, épreuve la plus richement dotée de cette spécialité.

Naissance et élevageModifier

Kaiser Trot nait le [4] dans la région de Falaise dans le Calvados où son naisseur, Gabriel Lequertier, est propriétaire d'une boulangerie à Bons-Tassilly[5]. Le père du poulain est Canino qui avait été un bon trotteur en course vers 3 et 4 ans avant de devenir un étalon à la brève carrière : il n'effectua que trois années de monte[2]. La mère, Espina, que Gabriel Lequertier avait acheté à Alfred Lefèvre[5], n'avait jamais vu un hippodome, mais son père, Picardy, s'illustra en remportant le Prix de Paris[2] en 1964.

Gabriel Lequertier vend le poulain pour une somme modeste à celui à qui il avait acheté la mère, Alfred Lefèvre. Ce dernier confie Kaiser Trot à l'entraineur Joël Hallais l'année de ses trois ans[5]. Le cheval se révèle alors souvent fautif à l'attelé, mais très régulier en revanche sous la selle[5].

Carrière de courseModifier

Kaiser Trot remporte sa première victoire en 1979 à Graignes monté par Jean-Claude Hallais le [1]. Contre le souhait de son propriétaire, Joël Hallais emmène Kaiser à la conquête de Vincennes où il fait sa première apparition le dans le modeste Prix de Durtal qu'il remporte. Un premier accessit et une autre victoire convainquent son entourage de le présenter le dans le semi-classique Prix Louis Le Bourg qu'il remporte. Les différents jockeys qui le montent font cependant une remarque identique à Joël Hallais : le cheval séduit énormément par son tempérament, mais il boîte[5], ce qui ne trouble pas l'entraineur. Un cal provoqué par la mauvaise habitude du cheval de frapper sous sa mangeoire était la cause de ce désagrément[6].

Le cheval enchaine en cette année 1980 les victoires au monté. Après une victoire dans le Prix Lavater, Kaiser Trot remporte le son premier classique (aujourd'hui « Groupe I »), le Prix du Président de la République consacrant le meilleur 4 ans sous la selle, puis en septembre le Prix des Élites, où il se confronte à ses ainés de 5 ans et où il rend 50 mètres à ses cadets de 3 ans.

Après une suite de victoires en semi-classiques, Kaiser est présenté en janvier 1981 dans le Prix de Cornulier, course la plus importante dans cette spécialité française qu'est le trot monté. Mené par Philippe Békaert, il s'impose aisément[5] devant son contemporain Kronos du Vivier et le 7 ans Istraeki. L'année 1981 continuera la série de victoires en semi-classiques commencée en 1980 jusqu'à son engagement dans le classique réservé aux 5 ans, le Prix de Normandie, en septembre où il se fait battre contre toute attente par Klon Klon[2].

Kaiser est essayé au sulky en décembre dans le Prix du Bourbonnais, préparatoire au Prix d'Amérique, où il prend une surprenante seconde place. Il enlève dans la foulée son deuxième Cornulier en . On le présente la semaine suivante dans le Prix d'Amérique, mais, après avoir montré de réelles capacités de victoire, Kaiser est rattrapé par ses démons et se montre fautif[2].

Après son unique victoire dans un semi-classique à l'attelé, le Prix des Ducs de Normandie à Caen, le cheval a plus de mal à se mettre en valeur, devant souvent rendre de la distance à cause de ses gains élevés[2].

L'année 1983 sera plus terne. Battu dans le Cornulier, Kaiser est accidenté au printemps et doit renoncer quelque temps à la compétition[2]. Il sera rétabli pour une troisième victoire en janvier 1984 dans le Prix de Cornulier. Ce sera son dernier succès, car il ne rééditera pas son exploit en s'alignant dans l'édition 1985.

Carrière au harasModifier

Les premiers produits de Kaiser Trot naitront en 1984 (génération des « S »), les derniers l'année de sa mort en 1995 (les « H »). Malgré une production généreuse, aucun d'eux n'aura une carrière comparable à celle de son père. Le plus riche sera le hongre Tangri de Taloney, né en 1985, qui totalisera l'équivalent de 307 497 [7]. Des autres produits, seuls la femelle Star de la Lande et le mâle Turf parviendront à passer la barre des 1 000 000 F de gains.

PalmarèsModifier

Groupes IModifier

Groupes IIModifier

OriginesModifier

Origines de Kaiser Trot[8], mâle, bai.
Père
Canino
Patara Gutemberg A Quel Veinard
Moscovie
Francette Prince Rose
Valses de France II
Perle Fine IV Ciroco B Janus
Ritournelle M
Infante Williams Prim Williams
Diane III
Mère
Espina
Picardy Quinio Hernani III
Germaine
Haltise Loudéac
Tonnelle
Solfatare Harold D III Carioca II
Villeneuve D
Hippocrène Bleinheim
Ballerine

Notes et référencesModifier

  1. a et b Pierre Joly, Trotteurs de légende, Rennes, Éditions Ouest-France, (ISBN 2-7373-2270-7), p. 150 (palmarès)
  2. a b c d e f et g Jean-Pierre Reynaldo, Champions trotteurs, Éditions Galtro, (ISBN 2-908469-02-2), p. 92-94
  3. « Classic-trot.com - Kaiser Trot » (consulté le 24 janvier 2011)
  4. « Info chevaux - Kaiser Trot », sur base SIRE, Institut français du cheval et de l'équitation (consulté le 24 janvier 2020)
  5. a b c d e et f Pierre Joly, Trotteurs de légende, Rennes, Éditions Ouest-France, (ISBN 2-7373-2270-7), p. 51-54
  6. Jean-Pierre Reynaldo, Le Trotteur français, Panazol, Éditions Lavauzelle, (ISBN 978-2-7025-1638-6), p. 194
  7. « Trot-pedigree.fr : Classement par gain - Étalon Kaiser Trot » (consulté le 28 janvier 2011)
  8. « Trot-pedigree.fr - Kaiser Trot » (consulté le 24 janvier 2011)