Juan Van Halen

militaire espagnol

Don Juan Van Halen y Sarti, comte de Peracampos, né le à Isla de León, Cadix et mort le à El Puerto de Santa María, Cadix à l'âge de 76 ans, est un militaire espagnol libéral.

Juan Van Halen
JuanVanHalenYSartíAnónimoHacia1853.jpg
Portrait de Juan Van Halen y Sartí, œuvre anonyme de 1853. (Museo Naval de Madrid).
Fonction
Capitaine général de Catalogne
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 76 ans)
CadixVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activité
Autres informations
Grade militaire
Conflit
Distinctions

Il fut général en Espagne, colonel russe dans le Caucase, lieutenant général en Belgique[1] et mercenaire actif dans plusieurs conflits.

BiographieModifier

Juan Van Halen a des origines espagnoles et italiennes et une ascendance dans les Pays-Bas belgiques.

Entre 1817 et 1818, il végète dans les cachots de l'inquisition d'Espagne et finit par s'évader. Il publie en 1836 le récit de sa captivité.

En 1822-1825, il est chef d'état-major d'une des divisions de l'armée de Francisco Espoz y Mina, qui combattait les Français partisans de l'absolutisme (voir Expédition d'Espagne).

Libéral et franc-maçon, il vint participer et soutenir la révolution libérale de 1830 en Belgique, en prenant part à divers combats de libération. Il figure depuis lors parmi les héros nationaux de ce pays.

Toutefois, dès 1831, il quitta la Belgique pour aller faire le coup de feu en Catalogne contre les troupes carlistes.

En apportant son expérience et son savoir-faire militaire aux troupes révolutionnaires de Belgique les rendit capables de remporter la victoire, mais, en véritable feu follet, il disparut rapidement du théâtre belge sans laisser de trace.

Il a écrit et publié chez le Bailly, libraire de Paris 24 Rue Dauphine en 1834 Histoire sur l'inquisition d'Espagne.Contenant le récit de sa captivité dans les cachots de l'Inquisition D'Espagne en 1817 et 1818, de son évasion, etc... Accompagné de pièces justificatives et ornée du portrait de l'auteur, de fac similés de signatures des inquisiteurs et de plusieurs gravures représentant les supplices de l'inquisition .

BibliographieModifier

  • Louis Alvin, « Halen (Don Juan van) », dans Biographie nationale, t. VIII, Bruxelles, Bruylant-Christophe & Cie, 1884-1885 (lire en ligne), col. 617-628.
  • Pío Baroja, Juan Van Halen, el oficial aventurero, Espasa-Calpe, collection «Vidas españolas e hispanoamericanas del siglo XIX», Madrid, 1933 (2de édition).
  • Juan Van Halen Acedo, Los Van Halen, una familia flamenca en España, Real Academia Matritense de Heráldica y Genealogía. Discurso de Ingreso, Madrid, 1991.
  • Gran Enciclopèdia Catalana, tome 8, p. 355.
  • Anne-Marie Storrer[2], Le général van Halen et la Révolution belge de 1830, Bruxelles : Racine, 2005.

Ses écritsModifier

  • Charles Rogier et Juan Van Halen, Mémoires de Don Juan Van Halen, chef d'état major d'une des divisions de l'armée de Mina, en 1822 et 1823, écrits sous les yeux de l'auteur par Charles Rogier[3], Liège, s.d.
  • Les quatre journées de Bruxelles[4], Bruxelles, 1831.
  • Histoire sur l'inquisition d'Espagne : accompagnée de pièces justificatives : Ornée d'un portrait, des fac-simile et de plusieurs gravures, Paris : Le Bailly, 1834, 335 pp.

NotesModifier

  1. de Wargny, Esquisses historiques de la révolution de la Belgique, en 1830, H. Tarlier, (lire en ligne)
  2. Anne-Marie Storrer est la fille de l'architecte et ingénieur Albert Storrer, conservateur depuis 1929 du Palais de Justice, qui en 1948 dirigea les travaux de reconstruction de la coupole du Palais de Justice de Poelaert après son incendie par les troupes allemandes en retraite en 1944.
  3. L'auteur de ces mémoires est en réalité Charles Rogier qui a y relaté la vie de Van Halen sous forme de Mémoires : Anne-Marie Storrer, Le général van Halen et la Révolution belge de 1830, Bruxelles : Racine, 2005, p. 108 : « Son choix, évidemment, est tout à fait fondé puisque Rogier, pour avoir relaté la vie de van Halen, connaît mieux que quiconque tous les actes de bravoure ainsi que les qualités militaires de son ami ».
  4. Bibliotheca Belgica, Bruxelles, 1861, p. 10.

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Voir aussiModifier