Joseph-François de Monteclerc

prêtre catholique

Joseph-François de Monteclerc ou Joseph-François de Montécler dit l'« Abbé de Montecler » (né le et mort le à Angers), religieux français. Il est le frère de Louis-Augustin de Monteclerc.

BiographieModifier

Origines et familleModifier

 
Armes des Montecler : De gueules au lion d'or couronné et lampassé de même.

Joseph-François de Monteclerc descend de la Maison de Monteclerc (également orthographié Montecler ou Monteclair), une famille de la noblesse angevine, originaire du diocèse de Mans, propriétaire du château de Montecler depuis 1658. Sa devise était : Magnus inter pares'.

Il est le fils de Joseph François de Montecler, cinquième marquis de Montecler (1694-1766) et de Hyacinthe de Menon de Turbilly, marquise de la Rongère (morte le ), fille de Francois Henri de Menon, comte de Turbilly et d'Henriette Antoinette de Quatrebarbes, marquise de la Rongère. Ses parents se marient en 1716.

De ce mariage naissent cinq fils et deux filles :

ReligionModifier

Destiné à l'Église, il est pourvu dès l'âge de 10 ans de plusieurs bénéfices qui exigeaient la réception de la tonsure. Le , alors étudiant au Collège de Laval, il est titulaire de la chapelle de Saint-Jacques de la Masserie, desservie dans l'église de Meslay-du-Maine. Il avait été présenté à cette chapelle, ainsi qu'a celle de la Pihere, en l'église Saint-Sulpice de Courbeveille, par Hyacinthe de Quatrebarbes, sieur de la Sionniere et d'Argenton, et, en cette qualité, présentateur à ces deux bénéfices[1].

Il devient prieur commendataire de Changé en 1738. Il était en outre prieur de Maisoncelles, et de la Rongère. En 1746, on lui rendit compte du produit du temporel de Maisoncelles[2].

Docteur en théologie, il est pourvu en commende de l'abbaye Saint-Pierre d'Uzerche en 1759, en place de Claude-Antoine-François Jacquemet-Gaultier d'Ancyse, promu évêque de Luçon. II assiste en 1765, a une audience de la Sénéchaussée d'Uzerches.

Grand vicaire d'Angers, archidiacre de Saint-Maurice d'Angers, le , il devient grand doyen de la même église, le . II est le bras droit de l'évêque d'Angers, Jean de Vaugirault (1731-1758). Il s'occupe de l'administration du diocèse et est élu député a l'Assemblée du Clergé.

Il est membre de l'Académie des sciences, belles-lettres et arts d'Angers en 1750, et le premier inscrit sur la liste du Bureau d'Agriculture d'Angers.

À la mort de Jean de Vaugirault, il est pressenti pour lui succéder comme évêque, mais il est écarté. Les membres du Parlement, partisan du jansénisme, le soupçonnaient d'avoir fait imprimer une réfutation de leurs Remontrances en faveur de l'hérésie. Louis XV désigne l'abbé de Montecler pour succéder à Charles Louis de Froulay comme évêque du Mans ; mais on fit entendre au roi que Le Mans était partisan du jansénisme, et que donc cette nomination y causerait des troubles. Le roi retira alors sa nomination. Il devient grand archidiacre d'Angers, le , et meurt deux jours après.

SourcesModifier

Notes et référencesModifier

  1. Insinuations ecclesiastiques, 57e registre, p. 57. — Archives de la Mayenne, serie B, 649.
  2. Archives de la Mayenne, serie B. 581.