Joseph-Frédéric Braconier

Joseph-Frédéric Braconier, né de Braconier en 1785 (sa famille a perdu la particule avec la chute de l'Ancien Régime[1]), était un entrepreneur et homme d'affaires dans la région de Liège. Il fait fructifier les industries minières de son père Jean Louis Braconier déjà bien lancées dans cette région. Il mourut en 1858.

Joseph-Frédéric Braconier
Biographie
Naissance
Décès
Activité

BiographieModifier

Joseph Frédéric Braconier né en 1785, fils de Jean Louis Braconier et Anne Catherine Joseph Dethier, elle-même fille d'un bourgmestre de Verviers et veuve d'un maître de fosses liégeois[1]. En 1822, il décide de renforcer les liens le reliant à Verviers en épousant Joséphine Claire Aldegonde de Thier (1789 - 1868)[2], une cousine.

De leur union naquirent une fille et trois fils. L'aînée se mariera en 1843 avec un entrepreneur de la région de Stavelot, lui-même apparenté à des entrepreneurs verviétois. Mais le divorce prononcé en 1850 mit fin à toute relation avec la société de Verviers. Les trois fils, quant à eux, épousent tous des filles de riches familles industrielles liégeoises. Frédéric Braconier (1826 - 1912) se marie en 1852 avec la fille du fondateur de la Fabrique de fer d'Ougrée, Léon Braconier (1830 - 1907) avec la fille d'un brasseur et le benjamin, Charles, se marie avec Eugénie de Macar [2]dont le père, Ferdinand de Macar était un grand industriel liégeois administrateur de sociétés et gouverneur de la province de Liège[3].Les 3 frères vont reprendre les affaires de Joseph Frédéric et développer les entreprises.

Joseph Frédéric mourut Braconier et non plus Debraconier le à Liège, toujours marié avec Joséphine de Thier[2].

Carrière et industriesModifier

 
Houillère du Horloz

Joseph Frédéric poursuit les ébauches des industries que son père avait commencées en reprenant la direction des charbonnages et tente de posséder de nouveaux gisements car, à cette époque, le bassin liégeois semble être un véritable eldorado pour l'industrie minière. Ayant hérité des parts dans 3 charbonnages différents, il réussit non seulement à les maintenir mais également à les développer[1]. Le plus important était celui du Horloz.

HorlozModifier

Le charbonnage du Horloz, à Tilleur, est celui que Joseph Frédéric a le plus développé. Fait exceptionnel à Liège, il finança lui-même [1]l'achat de nouvelles concessions et extensions de concessions pour ce charbonnage[4]. Il obtint l'autorisation par arrêté royal le et la houillère du Horloz devint ainsi une concession de 273 hectares et 60 ares sous les communes de Tilleur, Montegnée, Saint-Nicolas, Jemeppe et Seraing. Et en 1834, la commune de Tilleur autorisa la création d'un chemin de fer pour communiquer entre la houillère et les magasins ou dépôts[4].

 
Charbonnage du Horloz

Joseph Frédéric avait réussi, de justesse, à éviter la fermeture du siège de Murébure en 1842, à la suite d'une explosion de grisou qui avait coûté la vie de 52 mineurs le [5], mais il n'arriva pas à en faire autant en 1849. La fosse du Bonnet (ou du Braconnier) qui datait du XVe siècle prit alors le relais, fut remise en service la même année et le resta jusqu'en 1930[6].

Malgré ces grandes acquisitions, l'exploitation minière rencontra de graves problèmes à beaucoup de niveaux. Joseph Frédéric a rencontré des problèmes et des mauvaises situations pour cette exploitation. Mais il préférera continuer à s'endetter, hypothéquer lourdement ses biens plutôt que de vendre une partie de ses parts[1].

HéritagesModifier

Joseph Frédéric Braconier laissa, en 1858, l'ensemble de ses concessions à ses trois fils. Ils développèrent de plus en plus l'entreprise tout en se diversifiant et en gagnant de plus en plus d'influence. Ils participèrent tous activement à la vie politique nationale ce qui deviendra par ailleurs une sorte de tradition familiale.[réf. nécessaire]

En 1873, ils inaugurent le siège du charbonnage du Horloz avec des écuries, des lavoirs, la paire aux bois et les dépôts de triage en plus du puits d'extraction. La maison Braconier (ainsi que son jardin) avait de plus été transformée en hôpital. En 1875-1880, on y construisit plusieurs fours à coke. Les héritiers de Joseph Frédéric fondèrent une société civile puis anonyme en 1887[7].

Joseph Frédéric ne cherchait en aucun cas à devenir un riche propriétaire ou un quelconque châtelain d'un village de la région. Son objectif prioritaire restait avant tout et jusqu'à la fin de sa vie le développement de la Houillère du Horloz[8].

BibliographieModifier

Notes et référencesModifier

  1. a b c d et e Kurgan-Van Henteryck Ginette, Jaumain Serge, Montens Valérie, Puissant Jean et Heirwegh Jean-Jacques, Dictionnaire des patrons en Belgique. Les hommes, les entreprises, les réseaux, Bruxelles, De Boeck, , 729 p., p. 68-69
  2. a b et c « Bibliothèque royale de Belgique - Catalogues », sur opac.kbr.be (consulté le 28 novembre 2016)
  3. Kurgan-Van Henteryck Ginette, Jaumain Serge, Montens Valérie, Puissant Jean et Heirwegh Jean-Jacques, Dictionnaire des patrons en Belgique. Les hommes, les entreprises, les réseaux, Bruxelles, De Boeck, , 729 p., p. 199
  4. a et b André De Bruyn, Anciennes houillères de la Région liégeoise, Liège, Dricot, , 208 p., p. 124
  5. « 8 avril 1839 : Explosion de grisou au puits Murébure du Horloz : 52 mineurs perdent la vie | Connaître la Wallonie », sur connaitrelawallonie.wallonie.be (consulté le 29 novembre 2016)
  6. « charbonnage : La commune de Saint-Nicolas », sur commune-saint-nicolas.skynetblogs.be (consulté le 28 novembre 2016)
  7. André De Bruyn, Anciennes houillères de la Région liégeoise, Liège, Dricot, , 208 p., p. 125
  8. « Industrie et politique au pays de Liège. Frédéric Braconier (1826-1912). », JBH - BTNG - RBHC,‎ (lire en ligne, consulté le 29 novembre 2016)