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Johnny Paul Koroma
Johnny Paul Koroma, head of the Armed Forces Revolutionary Council in Sierra Leone.jpg
Fonction
Présidents de la Sierra Leone (en)
Biographie
Naissance
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Tombodu (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 43 ans)
LiberiaVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Militaire, homme politiqueVoir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Religion
Parti politique
Peace and Liberation Party (en)Voir et modifier les données sur Wikidata

Johnny Paul Koroma ( - 1er juin 2003) était à la tête de l'Armed Forces Revolutionary Council (AFRC) de Sierra Leone, de mai 1997 à février 1998, durant la guerre civile de Sierra Leone.

Sommaire

BiographieModifier

Le militaireModifier

Il est né à Tombodu, dans le district de Kono, dans l'est de la Sierra Leone. C'est un Limba du nord, la même ethnie que celle du président Joseph Saidu Momoh, qui fut chassé du pouvoir par un coup d'État le .

Johnny Paul Koroma reçut sa formation militaire au Nigeria et en Grande-Bretagne. Il commanda les forces gouvernementales contre le Revolutionary United Front (RUF) de Foday Sankoh.

Les coups d'ÉtatModifier

Il fut arrêté en août 1996 après avoir été suspecté de préparer un coup d'État, visant à prendre le contrôle du sud du pays.

Il fut libéré le après un coup d'État réussi par ses troupes de l'AFRC, qui obligea à l'exil le président élu Ahmad Tejan Kabbah. Peu de temps après, il conclut un accord avec le RUF, pour se partager le pouvoir.

Il fut chassé du pouvoir lorsque les forces armées de l'ECOMOG entrèrent dans la capitale Freetown, pour remettre en place le président Ahmad Tejan Kabbah, le .

À la fin de la guerre civile, il se présenta aux élections générales, du , pour le poste de président. Il perdit avec 4 % des voix, face à Ahmad Tejan Kabbah.

Le , il fut soupçonné d'avoir préparé une attaque contre un dépôt militaire de Freetown. Selon la presse sierra-léonaise, cette attaque était la première étape dans une nouvelle tentative de coup d'État. Le gouvernement de Sierra Leone ne fit aucun commentaire.

L'inculpationModifier

Le , il fut inculpé par le Tribunal spécial pour la Sierra Leone de crimes de guerre. En fuite, il ne fut jamais arrêté.

Le 1er juin 2003, il fut officiellement déclaré mort au Liberia voisin, dans des circonstances mystérieuses.