Johann Christoph Vogel

compositeur allemand
Johann Christoph VogelJean-Christophe Vogel

Naissance
Nuremberg, Drapeau du Saint-Empire Saint-Empire
Décès (à 32 ans)
Paris, Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Activité principale Compositeur
Style musique instrumentale, Opéra
Années d'activité 17761788

Johann Christoph Vogel ou Jean-Christophe Vogel (NurembergParis) est un compositeur classique, contemporain de Mozart.

Il laisse trois symphonies, des quatuors, des concertos, diverses pièces instrumentales et deux opéras, dont Démophon, « un des monuments de la musique lyrique française », dont l'ouverture a été l'une des œuvres les plus jouées pendant la Révolution et l'Empire.

BiographieModifier

Johann Christoph Vogel naît la même année que Mozart et meurt trois ans avant lui, à la veille de la révolution française. Pendant ses vingt premières années, entre Nuremberg et Ratisbonne, il étudie auprès de Joseph Riepel[1], la composition et divers instruments. Il est jugé particulièrement habile au cor.

À partir de 1776, Vogel est attaché à Paris, comme corniste dans l'orchestre de la maison du duc de Montmorency, puis à celle du duc de Valentinois.

Compositeur d'opérasModifier

Les œuvres les plus jouées à cette époque sont celles de Gluck et le jeune compositeur devient l'un de ses admirateurs les plus fervents. Il lui dédie son premier opéra La Toison d'Or joué le à l'Académie royale. La partition révèle nombre de « réminiscences » des œuvres de son aîné, mais Gluck considéra cela plus comme un hommage qu'un plagiat et y nota un « vif sentiment dramatique et musical ».

Son deuxième opéra, Démophon, n'est représenté qu'après sa mort, le [2] avec grand succès[1]. Le livret de Delrieu n'étant qu'une imitation du Demofoonte de Métastase, mis en musique par Cherubini sur un texte de Marmontel. La richesse du tissu harmonique, les caractères nobles ou pathétiques des différents airs laissaient prévoir un compositeur d'une grande valeur et « un des monuments de la musique lyrique française ». L'Ouverture, intense et dramatique, qui annonce le Coriolan de Beethoven, est l'une des plus jouées pendant la Révolution et l'Empire, notamment par quelque 1 200 instrumentistes sur le Champ de Mars[2].

L'intempérance et une fièvre maligne l'ont emporté prématurément à trente-deux ans.

Son petit fils, Charles-Louis-Adolphe Vogel (1808–1892), élève de Kreutzer et Reicha, est également compositeur[1].

ŒuvreModifier

  • Premier livre de quatuors (éd. Louis, s.d.)[1]
  • Sei trios (éd. La Chevardière, s.d.) — attribution douteuse[1]
  • Trois symphonies à grand orchestre (éd. Boyer, s.d.)
  • Symphonie concertante pour basson et clarinette (ou hautbois) (éd. Boyer, s.d.)
  • Symphonie concertante pour deux flûtes (éd. Augsbourg, Gombart)

EnregistrementModifier

  • Symphonies nos 1 à 3 [1784] - Philharmonie de chambre de Bavière, dir. Reinhard Goebel (16-, Oehms OC735) (OCLC 535630006) — Premier enregistrement mondial.

Notes et référencesModifier

  1. a b c d et e Honegger 1993, p. 1311.
  2. a et b Benoit 1992, p. 730.

SourcesModifier

Liens externesModifier