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Jean Maspero
Papyrologue
Image illustrative de l’article Jean Maspero
Origine Drapeau de la France France
Naissance
Paris
Décès
Vauquois en Argonne
Nationalité Française

Jean Maspero (né le et mort le ) est un papyrologue français, égyptologue spécialiste de l'époque byzantine.

BiographieModifier

Prénommé Jacques Jean Gaston[1],[2], il est le fils de l'égyptologue Gaston Maspero et de son épouse Louise d'Estournelles de Constant (sœur de Paul d'Estournel de Constant, prix Nobel de la Paix en 1909), et le frère d'Henri et Georges Maspero.

D'après son père, c'est « un enfant délicat [...] que sa mère ne conduisit pas sans difficultés à travers les accidents du premier âge et de l'adolescence, mais un enfant bien doué, tendre et attachant, qui sut bien racheter les peines par les joies qu'il lui prodigua. » En 1899, son père, nommé comme directeur des antiquités au Caire, le confie à un ami, Adolphe Pichon, qui le fait voyager. Élève au lycée Louis-le-Grand, il remporte plusieurs prix, notamment au concours général[1].

Après un baccalauréat ès lettres, il obtient une licence à 17 ans. Il passe deux mois d'hiver en Égypte avec son père, puis obtient le Diplôme d'études supérieures à 18 ans[1].

En octobre 1904, il s'engage dans l'armée pour son service militaire, alors qu'il aurait pu être exempté, et passe 11 mois au 111e régiment d'infanterie[1].

Il entre à l'école des hautes études et s'intéresse au grec byzantin sous la houlette de Bernard Haussoullier. Pour obtenir son diplôme, il compose un mémoire sur l'organisation militaire de l’Égypte byzantine, qui est publié en 1912[3]. Après un échec en août 1906, il obtient l'agrégation d'histoire en 1907, à 21 ans[1].

Grâce à Émile Gaston Chassinat, il obtient un poste à l'Institut français d'archéologie orientale, au Caire. Aprenant l'arabe, il voyage en Égypte et en méditerranée, revenant à plusieurs reprises en France[1].

À partir de 1911, à la demande de son père, il entame un important recensement des papyrus d'origine byzantine du musée du Caire. Il en relève 230[3]. Les deux premiers volumes sont publiés, le troisième étant interrompu par la guerre et terminé par son père[4].

En 1913, il prend la suite de Jean Clédat pour fouiller le site archéologique de Baouit, découvrant une salle commune et relevant un grand nombre d’inscriptions.

Mobilisé comme caporal[1] au 31e régiment d'infanterie pendant la Première Guerre mondiale, il est blessé en septembre 1914, mais retourne sur le front après huit jours de permission dans sa famille en décembre, désormais sergent. Il est tué par balle[1] durant l'offensive du de la bataille de Vauquois[4] et enterré au cimetière du Montparnasse[2].

Son nom est cité au Panthéon de Paris et à la Sorbonne[2] parmi les écrivains morts pour la France. Touché par sa mort, son père meurt l'année suivante[5].

ŒuvresModifier

Livres :

Articles notables (parmi 33 publiés, dont 4 posthumes[1]) :

  • « Un dernier poète grec d'Égypte : Dioscore, fils d'Apollôs », Revue des Études Grecques, 1911
  • Catalogue général des antiquités égyptiennes du musée du Caire, section « papyrus grecs d'origine byzantine », 3 volumes, 1911-1915
  • Horapollon et la fin du paganisme égyptien, Bulletin de l‘Institut français d'archéologie orientale, no 11, 1914, p. 163-195.
  • Fouilles exécutées à Baouit par Jean Maspero, notes mises en ordre et éditées par Étienne Drioton. Premier fascicule, Institut français d'archéologie orientale, 1932.

BibliographieModifier

  • Bibliographie Altagypten 1822-1946, Christine Beinlich-Seeber, Harrassowitz 1998
  • Ostraca grecs et coptes des fouilles de Jean Maspero à Baouit, O.BawitIFAO 1-67 et O.Nancy (Bibl. d'Études Coptes, 17). Boud'hors Anne, Le Caire, 2004.

RéférencesModifier

  1. a b c d e f g h et i Gaston Maspéro, préface au 3e tome des Papyrus grecs d'époque byzantine lire en ligne
  2. a b et c Sources primaires regroupées sur genweb
  3. a et b Charles Diehl, compte-rendu de « Jean Maspéro, Papyrus grecs d'époque byzantine », in Revue des Études Grecques, année 1914, p. 208 lire sur Persée
  4. a et b Henri Édouard Naville, « L'égyptologie française pendant un siècle, 1822-1922 », in Journal des savants, janvier-février 1923, p. 18 lire sur Persée
  5. Philippe Lançon, « L'étoffe des Maspero », Libération, 6 avril 2006