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Jean Bart (frégate)

jean bart ( fregate anti aerienne )

Page d'aide sur l'homonymie Pour les autres navires du même nom, voir Jean Bart (navire).

Jean Bart
Image illustrative de l’article Jean Bart (frégate)
Le Jean Bart en 2000.
Type Frégate anti-aérienne
Classe Cassard
Histoire
A servi dans Civil and Naval Ensign of France.svg Marine nationale
Chantier naval DCN à l'arsenal de Lorient
Lancement 6 février 1985
Armé 21 octobre 1989
Statut en service
Équipage
Équipage 25 officiers, 154 officiers-mariniers et 71 quartier-maîtres et matelots.
Caractéristiques techniques
Longueur 139 m
Maître-bau 14 m
Tirant d'eau 6,5m
Tirant d'air 46m
Déplacement 4950 t en charge
Tonnage 4220t
Propulsion 4 diesels SEMT Pielstick
type 18 PA6 V280 BTC
2 hélices à 5 pales
Puissance 43 200 ch
Vitesse 29,6 nœuds
Caractéristiques militaires
Rayon d'action 930 t de gazole
4665 milles nautiques
Carrière
Port d'attache base navale de Toulon
Indicatif D615

La frégate Jean Bart est une frégate antiaérienne de type F 70 de la Marine nationale française, mise en chantier en 1985 et opérationnelle depuis 1989. Son indicatif visuel est D615. Sa ville marraine est Dunkerque.

Le Jean Bart devrait rester en service jusqu'en 2022[1] avant d'être remplacé par une FREMM DA. Son sister-ship, le Cassard, a quant à lui été désarmé en 2019.

ArmementModifier

Missiles Exocet MM40 Block 3Modifier

Article détaillé : Exocet (missile).

La Jean Bart embarque huit missiles Exocet MM40 Block 3 placés au milieu du navire.

Missiles MistralModifier

Article détaillé : Mistral (missile).

La frégate possède deux systèmes SADRAL de 6 missiles chacun.

Missiles Tartar/SM-1Modifier

L'armement antiaérien principal d'origine de la frégate est le système Tartar avec 40 missiles. Il a été remplacé dans les années 1990 par le RIM-66 SM-1MR fonctionnant sur le système Tartar également modernisé.

Autres armementsModifier

  • 1 tourelle de 100 mm antiaérienne Mle 68
  • 2 matériels simples automatiques de 20 mm F2
  • 4 mitrailleuses 12,7 mm
  • 2 catapultes fixes pour torpilles anti-sous-marines MU90

AéronefModifier

1 hélicoptère Panther AS-565

ÉlectroniqueModifier

Radars du système TartarModifier

  • Le radar tridimensionnel DRBJ-11 B installé en 1991 permettait la détection et la désignation des cibles. Il a été remplacé en mars/avril 2012 par le SMART-S Mk2 conçu par Thales, pour assurer à la fois la surveillance aérienne et de surface à longue et à courte portée, y compris en zone littorale. Ce radar 3D, dont le Jean Bart est le premier navire français équipé, est capable de détecter et poursuivre 500 cibles. Il affiche une portée de 150 mètres à 250 kilomètres pour la détection de mobiles de surface et d'aéronefs et de d'une cinquantaine de kilomètres face aux missiles, dont les engins très rapides et très manœuvrants. Ses nouvelles capacités de détection lui permettront de rester efficace jusqu'en 2022.
  • 2 radars SPG-51 C : radars de traque et d'illumination de cible

Autres systèmes électroniquesModifier

DétectionModifier

  • 1 radar THALES SMART-S Mk2 : radar de veille
  • 1 radar de veille-air lointaine DRBV-26C
  • 2 radars CONSILIUM depuis mars 2012 : radar de navigation
  • 1 sonar DUBV-24 C : sonar de coque

Dans le cadre du marché ACORES[2] notifié par la DGA, la société RTsys met à niveau à partir de l’été 2017 les sonars analogiques des frégates Primauget, La Motte-Picquet et Latouche-Tréville et de la frégate Jean-Bart[3]. Le signal reçu par le sonar est soumis à un traitement numérique, sans modifier ses émetteurs et transducteurs. Le traitement numérisé du signal améliore les possibilités de détection et d'identification et l'interface fournit une capacité d'alerte anti-torpille.

  • 1 système de veille Ir DIBV-2 A : infrarouge
  • 1 bruiteur remorqué SLQ-25 Nixie
  • 1 sonar remorqué TACAN : SRN-6

Guerre électroniqueModifier

  • 2 brouilleurs ARBB-33
  • 1 détecteur ARBR-17
  • 2 lance-leurres Dagaie
  • 2 lance-leurres Sagaie
  • 1 intercepteur radio SAIGON

TransmissionModifier

  • Transmission : système Syracuse, Inmarsat
  • 1 système de direction de combat SENIT 6/8 (équipement multi-liaisons Liaison 11 et Liaison 16)

AutresModifier

  • 1 radar DRBC-33 A : radar de tir du canon de 100 mm
  • Système d'aide au commandement SEAO/OPSMER
  • Système numérisé de conduite de la propulsion (SNCDE : Système Numérisé de Centralisation des Données Énergie)
  • Système numérisé de transmissions intérieures (SNTI)
  • Système de navigation inertielle IXBLUE MARINS
  • Système de navigation en passerelle IXBLUE SENIN

HistoriqueModifier

Entrée en service en 1991, elle doit, selon les prévisions de 2012, rester en service jusqu'en 2022[4].

Opérations de combatModifier

 
Le Jean Bart à la mer.

2001 : Opération HéraclèsModifier

Article détaillé : Mission Héraclès.

Après les attentats du 11 septembre 2001, la frégate participe à la protection du porte-avions Charles de Gaulle dans le cadre de l'intervention en Afghanistan.

2004 : Opération AgapantheModifier

De février à juin 2004, la frégate navigue dans l'océan Indien.

2006 : Opération BalisteModifier

Article détaillé : Opération Baliste.

La frégate a évacué 270 personnes du Liban.

2011 : Opération HarmattanModifier

Article détaillé : Opération Harmattan.

La frégate participe à l'action de soutien contre le colonel Khadafi à partir du 11 mars au large de la Libye. Elle a accroché sa conduite de tir sur MiG-23, et engagé son SM1 sur un hélicoptère, dans la zone de Misrata. Le missile n'a pas détruit sa cible du fait du risque de dommages collatéraux prévisibles. Un contrôleur aérien du navire a également guidé un Rafale de l'Armée de l'air vers une interception qui n'a pas abouti, sans doute pour les mêmes raisons. La frégate a tiré plus de 250 coups de 100 mm sur des cibles à terre[5].

2014 : Opération ChammalModifier

Article détaillé : Opération Chammal.

À la suite de l'annonce d'un renforcement des moyens engagés dans la guerre contre l'État islamique, on annonce qu'elle sera déployée dans le golfe Persique[6]. Elle arrive et commence sa mission le 23 octobre. Lors de cette mission, 40 personnels de son équipage ont reçu les décorations Achievement Medal et Commendation Medal des mains du commandant des escorteurs du Carrier Strike Group One[7].

2015Modifier

Un arrêt technique de six mois pour modernisation est prévu cette année-là[8].

2016-2018 : Opération Chammal au LevantModifier

Du 07 mars au 27 mai 2016 la frégate est déployée au Levant dans le cadre de l'opération Chammal de lutte contre Daech. Elle contribue à la permanence de la France dans la région en assurant les fonctions "connaissance et anticipation"[9]. Elle est à nouveau déployée en février-mars 2018[10].

DistinctionsModifier

Son fanion est décoré de la croix de la valeur militaire avec palme (en 2011 pour ses actions au feu durant l'Opération Harmattan en Libye, CV de Jerphanion commandant[11]).

2012 : La frégate Jean Bart a reçu le prix de l’association Old Crows (AOC), qui distingue chaque année une unité de l’OTAN ayant particulièrement montrée ses capacités en matière de guerre électronique dans le cadre de son action en Libye[12].

Notes et référencesModifier

  1. Vincent Groizeleau, « Fin de vie difficile pour les frégates Cassard et Jean Bart », Mer et Marine,‎ (lire en ligne, consulté le 26 avril 2018)
  2. revAlorisation Capacitaire des sOnaRs des frégatES
  3. RTsys améliore les capacités de détection des sonars d'ancienne génération de frégates de la Marine nationale (Site du GICAN) [1] ; Communiqué de presse – mars 2019 RTsys améliore les capacités de détection des sonars d'ancienne génération de frégates de la Marine nationale [2] ; Sonar AS3I (Présentation du système par la société RTsys [3]
  4. « La frégate Jean Bart reçoit un nouveau radar SMART-S », sur Mer et Marine, (consulté le 27 mars 2012)
  5. Jean-Marc Tanguy, « Le Jean Bart réhabilité », sur Le Mamouth, (consulté le 24 novembre 2011)
  6. « Opération Chammal : Le Jean Bart dépêché dans le golfe Persique », sur Mer et Marine, (consulté le 4 octobre 2014).
  7. https://www.defense.gouv.fr/operations/actualites/chammal-l-us-navy-remercie-le-jean-bart
  8. http://www.ttu.fr/coup-de-jeune-pour-le-jean-bart/
  9. [4]
  10. Fin de déploiement de la frégate Jean Bart au sein de l'opération Chammal en Méditerranée sur colsbleus.fr,consulté le 22 avril 2018
  11. « La frégate Jean Bart récompensée pour ses actions de guerre électronique au large de la Libye », sur Zone Militaire (consulté le 2 mai 2017)
  12. https://www.defense.gouv.fr/marine/a-la-une/guerre-electronique-la-fregate-jean-bart-recompensee-par-l-otan

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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