Jean-Jacques Werner (ébéniste)

ébéniste, tapissier et décorateur français

Jean-Jacques Werner (1791-1849) est un tapissier, décorateur et ébéniste français, l'un des plus importants de la Restauration.

Jean-Jacques Werner
Biographie
Naissance
Décès
Nationalité
Activité

BiographieModifier

Jean-Jacques Werner est né en Suisse et s'installe à Paris en 1812 au 107 de la rue Saint-Dominique. En 1820 il obtint le titre de fournisseur du Garde-Meuble de la Couronne. Il employait de nombreux ouvriers et, fait assez rare pour être signalé, il exploitait, lui-même ses bois, en particulier le frêne, l'if, l'orme, le murier et le cornouiller[2], ce qui fait de lui le spécialiste des meubles en bois français. il présenta des œuvres d'une très belle qualité.

Il est récompensé par une médaille d'argent aux expositions des produits de l'industrie française en 1619, 1823 et 1827[2]. Il présente à l'exposition universelle de 1834 des meubles à mécanisme tel qu'un "fauteuil à dossier se démontant" ce qui lui vaut une médaille d'argent.

Si, à son grand dam, il n'obtint que peu de commandes royales, il eut une importante clientèle privée comme la duchesse de Berry (une jardinière richement ornée de bronze en 1823, pour le Château de Rosny, au prix de 475 Francs). En 1818-1820, il participe à la décoration de plusieurs pièces du chateau d'Ellingen en Bavière pour le prince de Wrerde et reçoit des commandes pour l'installation d'Eugène de Beauharnais au palais Leuchtenberg, en 1820-1821[2].

Œuvres en collection publiqueModifier

  • Secrétaire en armoire, loupe de frêne et autre bois et ornementation de bronzes dorés, le bas à glace, vers 1823 (présenté à l'Exposition des produits de l'Industrie de 1823), Paris, Musée des Arts décoratifs[3],[4],[5].
  • Petite table à ouvrage, vers 1822-1827, Paris, musée du Louvre[2].
  • Ensemble de 12 fauteuils, 12 chaises à barrettes, 6 chaises à dossiers pleins et 8 banquettes, Dijon, Grand théâtre, 1828 ; inscrits au titre des monuments historiques en 2013[6].

Un lit en loupe d’orme orné de bronzes dorés, conservé au Grand Trianon à Versailles (inv. T 375c), lui est attribué[7].

Notes et référencesModifier

  1. Paris, État civil reconstitué, vue 42/51.
  2. a b c et d Anne Dion-Tennenbaum, « Bois clair et style néogothique » dans Grande Galerie - Le Journal du Louvre, n° 44, été 2018, p. 23
  3. « Secrétaire en armoire », sur Arts décoratifs (consulté le 5 octobre 2017)
  4. Denise Ledoux-Lebard, Le mobilier français du XIXe siècle : 1795-1889, Paris, Editions de l'Amateur, , 700 p. (ISBN 978-2-85917-296-1), p. 623
  5. « Secrétaire en armoire », sur Arts décoratifs (consulté le 5 octobre 2017)
  6. Anne-Bénédicte Clert, Bruno François, Adeline Rivière et Michaël Vottero, « Regard sur les ensembles mobiliers civils bourguignons », dans In Situ. Revue des patrimoines, n° 29, 2016 Lire en ligne.
  7. Jérémie Benoît, « Le mobilier de Louis-Philippe à Trianon », dans Versalia. Revue de la Société des Amis de Versailles, n° 18, 2015, p. 53-77 Lire en ligne.

AnnexesModifier

BibliographieModifier

  • Edy Baccheschi et Chiara Donn, « Werner, Jean-Jacques » dans Les ébénistes du XIXe siècle, Paris, Payot, 1987 (ISBN 2-228-00210-0) Lire en ligne.
  • (en) « Werner, Jean-Jacques » dans The Grove Encyclopedia of Decorative Arts, 2006.

Liens externesModifier