Jean-Baptiste Matho

compositeur français

Jean-Baptiste Matho (Montfort-sur-Meu, - Versailles, ) était un compositeur français de l'ère baroque. Il était un compositeur très remarqué à la cour de Louis XV. Son œuvre se rapproche de celle de Michel-Richard de Lalande.

Jean-Baptiste Matho
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BiographieModifier

Chanteur et maître de musiqueModifier

Connu sous le nom de Matho, il s'appelait en réalité Thomassin. Il se fait remarquer dès l'enfance pour la qualité de sa voix, et est emmené à Versailles comme page du Roi. La carrière de ce musicien breton fut d’abord celle d’un chanteur. Il fut chantre de la Chapelle en 1684, puis maître de chant de la Musique de la Dauphine en 1688. Pour les funérailles de cette dernière Marie Anne Victoire de Bavière, il chanta le en tant que falsetto, le motet Dies irae (S.31) de Michel-Richard de Lalande[1]. De 1703 à 1707, il est responsable de la musique des fêtes de Châtenay, près de Sceaux, au service de Nicolas de Malézieu. En 1711, il est chantre ordinaire de la Chapelle de Musique puis, en 1717, chantre ordinaire de la Chapelle royale et chantre de la Chambre.

En 1714, il devient batteur de la musique pour Michel-Richard de Lalande. Il est nommé en 1720 Maître de Musique du roi (Louis XV), avec François Couperin et Jean-Joseph Mouret. Il touchera une pension jusqu'à sa mort.

CompositeurModifier

Ses œuvres scéniques furent en partie composées pour la duchesse du Maine à Châtenay.

Principales œuvresModifier

  • Pastorale (1687)
  • Coronis (tragédie) (1699)
  • Philémon et Baucis (1703)
  • Le Prince de Cathay (1704)
  • La Tarentole (1705)
  • La Fine Mouche (1706)
  • L'Hôte de Lemnos (1707)
  • Arion (tragédie) (1714)

DécorationsModifier

Voir aussiModifier

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

  1. Lionel Sawkins d'après la partition de ce motet qui se trouve dans la collection particulière de M. Robert Lutz de Strasbourg, commentaire du disque HMC901352 p.6-7 (Harmonia mundi, Arles 1991)