Jean-Antoine Rigoley de Juvigny

écrivain français

Jean-Antoine Rigoley de Juvigny fut un magistrat et littérateur français né à Dijon en 1709 et mort à Paris le .

Jean-Antoine Rigoley de Juvigny
Biographie
Naissance
Décès
Activités

BiographieModifier

Rigoley de Juvigny fut avocat au barreau de Paris et, en cette qualité, il défendit le violon Travenol, accusé d'avoir distribué des pamphlets contre Voltaire. Le succès de cette plaidoirie l'enrôla dans le parti opposé aux philosophes des Lumières, dont le rapprochait par ailleurs sa sincère piété. Pour rabaisser Voltaire, il appela Piron le plus grand poète du siècle, ce qui lui valut de vives attaques d'un côté et des louanges appuyées de l'autre. Il fut ensuite conseiller au parlement de Metz.

ŒuvresModifier

Rigoley de Juvigny a donné une édition des Bibliothèques françaises de Lacroix du Maine et Antoine du Verdier, « avec des remarques historiques et littéraires » (Paris, 1772, 6 vol. in-4), remarques toutes tirées de La Monnoye, du Père Niceron, de l'abbé Goujet, du président Bouhier et de Camille Falconet.

Il a donné des éditions des Œuvres de Piron (1776, 7 vol. in-8) et des Œuvres choisies de La Monnoye (La Haye, [Dijon], 1769-1770, 3 vol. in-12) jugées « l'une et l'autre très défectueuses et faites sans goût » par Vapereau.

On cite en outre de lui De la décadence des lettres et des mœurs (Paris, 1787, in-4 et in-8) et autres factums contre les Philosophes.

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