Issa Ahmed Qassim

homme politique bahreïni

Le cheikh Issa Ahmed Qassim (en arabe : عيسى أحمد قاسم), né en 1937, est un théologien chiite de Bahreïn. Cheikh Issa Qassem est considéré comme le plus haut dignitaire religieux chiite à Bahreïn. Il est un membre de Assemblée mondiale d'Ahl Al-Bayt.

Issa Ahmed Qassim
عيسى أحمد قاسم
Image dans Infobox.
Issa Ahmed Qassim en 2007.
Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (85 ans)
Diraz
Nationalité
Bahreïni (1971-2016)
Apatride (depuis 2016)
Domicile
Mosambique (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Activité
Période d'activité
Depuis Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Religions
Parti politique

BiographieModifier

Cheikh Isa Ahmed Qassim est né dans le village de Duraz à Bahreïn en 1937. Il a fait ses études primaires à Duraz, qu'il a quittée pour les études secondaires. Devenu instituteur, il a entamé des études religieuses en 1960, dans les séminaires chiites de Nadjaf en Irak, et de Qom en Iran[1]. Il a également étudié à l'université de Najaf, où il a été l'un des étudiants de Mohammed Bakr al-Sadr. En 1992, il a émigré à Qom où il était étudiant des ayatollahs Kazem al-Haeri et Mohammad Fazel Lankarani. En 2001, il est revenu à Bahreïn. Il y est devenu la plus haute autorité religieuse chiite de ce pays et y dirige le Conseil islamique des oulémas[1],[2],[3].

Influence politiqueModifier

Il est considéré comme un leader spirituel du Wefaq, bien que ne participant à la direction de cette organisation, et il contribue à la popularité de ce mouvement dans la population chiite de Bahrein (65 % de la population de cet État). Il est présenté comme un pragmatique qui ne souhaite pas accentuer les tensions[1].

Le , le gouvernement bahreïni l'a déchu de sa nationalité[2]. Cette décision a entraîné des protestations dans son village. Après l'annonce de la déchéance de la nationalité du cheikh, des milliers de manifestants ont envahi les rues de Diraz, dans la banlieue ouest de Manama, en brandissant ses portraits et criant des slogans hostiles au roi Hamad ben Issa Al-Khalifa, selon des témoins. La police s'est déployée en nombre et a bouclé les accès au village[4]. Le général Qassem Soleimani, haut responsable de l'armée d'élite d'Iran, a adressé un message aux autorités de Bahreïn, affirmant : « La déchéance de sa nationalité par le Bahreïn d'un chef religieux chiite de ce pays « va enflammer» la région ». Selon l'agence Tasnim, « La France a pris note avec préoccupation de la décision prise le 20 juin par les autorités du Bahreïn de retirer la nationalité de ce pays au cheikh Issa Qassem ». et a appelé les responsables de la région à tout faire pour éviter l’exacerbation des tensions[5]. Depuis, les entrées du village restent bloquées[3].

Le des affrontements entre la dynastie sunnite des Khalifa et la majorité chiite se traduisent par la mort de cinq protestataires et 280 arrestations[6]

Notes et référencesModifier

  1. a b et c L. S. Diraz, « Cheikh Issa Qassem, l'influente figure chiite de la révolte », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  2. a et b « Bahreïn: le chef spirituel de la majorité chiite déchu de sa nationalité », Radio France internationale,‎ (lire en ligne)
  3. a et b Hélène Sallon, « A Bahreïn, la crainte d’une escalade de violence », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  4. « Un chef spirituel chiite critique du régime déchu de sa nationalité », La République du Centre,‎ (lire en ligne)
  5. « Déchéance de nationalité du cheikh Issa Qassem », France Diplomatie,‎ (lire en ligne)
  6. Le Monde du 19 mars 2018 p. 14