Ismaïl Alexandrani

journaliste égyptien

Ismaïl Al Sayed Mohamed Omar Toufic
Surnom Ismaïl Alexandrani
Nom de naissance Ismaïl Al Sayed Mohamed Omar Toufic
Naissance (38 ans)
Alexandrie
Nationalité Drapeau de l'Égypte Égypte
Profession Journaliste
Spécialité Sinaï
Médias actuels
Pays Drapeau de l'Égypte Égypte
Historique
Presse écrite Mada Masr (en)
As-Safir
Al Jazeera

Ismaïl Al Sayed Mohamed Omar Toufic, né le à Alexandrie, également connu sous son nom de plume Ismaïl Alexandrani (اسماعيل الاسكندراني), en référence à sa ville natale, est un journaliste égyptien, spécialiste de la région du Sinaï. En 2015, il est arrêté par la police égyptienne et condamné en 2018 à dix années de réclusion criminelle pour « divulgation de secrets d’État » et « appartenance à un groupe interdit ».

BiographieModifier

Ismaïl Al Sayed Mohamed Omar Toufic naît le à Alexandrie[1].

Il est marié à Khadeega Gaafar[2].

Carrière journalistiqueModifier

Ismaïl Alexandrani travaille jusqu'en 2015 pour plusieurs journaux du Proche et du Moyen-Orient (Mada Masr (en), As-Safir, Al Jazeera), en particulier sur les questions de djihadisme au Sinaï[3]. Dans ses articles, il se montre assez critique, notamment vis-à-vis de la politique sécuritaire du président Abdel Fattah al-Sissi.

Il publie également des articles dans la revue de l'université de Leyde, aux Pays-Bas. Il obtient en 2012-2013 une bourse de recherche au National Endowment for Democracy et, en 2015, une autre au Woodrow Wilson International Center for Scholars[4].

En 2016, il est nominé au prix RSF[5].

Arrestation et procèsModifier

Le , Ismaïl Alexandrani est arrêté à l'aéroport de Hurghada ; le 1er décembre, il est placé en détention provisoire pour quinze jours sous accusation de publication de « fausses informations dans l’objectif de nuire à l’intérêt national et de troubler la paix publique », ainsi que sous celle d'appartenir à la confrérie des Frères musulmans[4].

Sa détention provisoire est renouvelée tous les quarante-cinq jours durant les deux années qui suivent, soit la durée maximale de détention provisoire autorisée en Égypte. Son dossier est alors transféré à la justice militaire. Le , en son absence et sans qu'il en soit informé, la cour martiale le condamne à dix années de réclusion criminelle pour « divulgation de secrets de la sécurité nationale dans la péninsule du Sinaï » et « appartenance à un groupe interdit » ; cette information est démentie le jour même par le porte-parole des forces armées égyptiennes, mais le journaliste reste en prison[5]. Cette peine est par contre confirmée le , cette fois en sa présence[6]. Sa femme est autorisée à lui rendre visite à la prison de Tora où il est détenu[2].

Alain Gresh estime que ce sont « ses articles sur le Sinaï dans la presse internationale qui ont provoqué son arrestation »[3].

Notes et référencesModifier

  1. « إسماعيل الإسكندراني.. أن تسجنك «طريقة عمل المحشي» », sur السفير العربي,‎ (consulté le ).
  2. a et b (en) « Ismail Alexandrani », sur Comité pour la protection des journalistes (consulté le ).
  3. a et b « Égypte : Déjà deux ans de détention provisoire pour le journaliste Ismaïl Alexandrani », sur Reporters sans frontières, (consulté le ).
  4. a et b Hélène Sallon, « En Égypte, un journaliste détenu pour avoir diffusé de « fausses informations » », Le Monde,‎ (ISSN 0395-2037, lire en ligne).
  5. a et b « Égypte : la plus grande confusion règne autour du sort d’Ismaïl Alexandrani », sur Reporters sans frontières, (consulté le ).
  6. « Égypte : la condamnation d’Ismaïl Alexandrani à 10 ans de prison confirmée », sur Reporters sans frontières, (consulté le ).

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier