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Isidor Isaac Rabi, né le à Rymanów (Autriche-Hongrie) et décédé le à New York, est un chercheur et professeur de physiques américain d'origine austro-hongroise. Il reçoit le prix Nobel de physique de 1944 « pour sa méthode de résonance servant à enregistrer les propriétés magnétiques du noyau atomique[1] ».

Sommaire

BiographieModifier

Isidor Isaac Rabi emménage aux États-Unis un an après sa naissance. Son père est couturier. Il étudie au Manual Training High School de Brooklyn, et obtient une bourse pour poursuivre son enseignement à l'université Cornell où il obtient un diplôme de chimie en 1919. Après Cornell, il décroche un emploi d'analyste de cire à meubles et de lait maternel. Il lance également un journal local à Brooklyn, et travaille un temps à la comptabilité d'un cabinet d'avocats. Il retourne étudier à Cornell, n'obtient pas la bourse désirée pour poursuivre des études en chimie, mais en obtient une pour des études de physique. Il obtient son doctorat en physique en 1927 à l'université Columbia. Originaire d'un milieu modeste, il réalise ses études avec un budget très serré, se nourrit mal, et en ressort diplômé mais avec plusieurs dents en moins[2]

En 1930, Rabi commence des recherches sur la nature des forces liant les protons dans le noyau atomique, qui aboutissent à la création de la méthode de détection dans les faisceaux moléculaires par résonance magnétique, ce qui lui vaut de recevoir le prix Nobel de physique en 1944[1].

En 1940, il est mis en congé de Columbia pour travailler sur le développement du radar et de la bombe atomique en tant que directeur associé du laboratoire des radiations du Massachusetts Institute of Technology. Il accepte à contre-cœur de devenir un consultant avec obligation de se rendre souvent au Laboratoire national de Los Alamos. Le général Leslie Groves insiste particulièrement pour le faire venir à Los Alamos (Rabi était un ancien étudiant de Robert Oppenheimer, qui gardait avec lui de bons contacts), afin de l'aider à supporter la pression pendant les jours précédant le test de la première bombe atomique.

Après la guerre, il est conseiller scientifique auprès du président Dwight D. Eisenhower[2].

Après la guerre, il continue ses recherches, qui contribuent à l'invention du laser et de l'horloge atomique. Il est l'un des fondateurs du laboratoire national de Brookhaven et du CERN.

Isidor Isaac Rabi décède le à l'âge de 89 ans à Riverside Drive à New York[2].

OuvrageModifier

Isidor Isaac Rabi est à l'origine de la création et du développement des techniques d'enregistrement des caractéristiques magnétiques des structures atomiques et cellulaires.

CitationsModifier

« Le monde serait meilleur sans Edward Teller » (un des concepteurs de la bombe H).

RécompensesModifier

Vie privéeModifier

Son épouse née Helen Newmark est décédée en 2005 à 102 ans.

Notes et référencesModifier

  1. a et b (en) « for his resonance method for recording the magnetic properties of atomic nuclei » in Personnel de rédaction, « The Nobel Prize in Physics 1944 », Fondation Nobel, 2010. Consulté le 15 juin 2010
  2. a b et c (en) Marylin Berger, « Isidor Isaac Rabi, a Pioneer In Atomic Physics, Dies at 89 », The New York Times,‎ (lire en ligne)

Liens externesModifier

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