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L'incroyance est l'absence de croyance religieuse. Le terme est daté de 1836 par le dictionnaire Robert[1], tandis que l'adjectif incroyant est daté de 1783.

Contrairement à l'athée, l'incroyant ne nie pas l'existence de l'esprit et la spiritualité. L'incroyance est donc le contraire de la foi.

Paradoxalement, la plupart des grands philosophes du XXe siècle étaient des incroyants, mais aucun ne s'est expliqué clairement sur ce concept et cette attitude de pensée.

HistoireModifier

Si nous voulons faire une analyse à la fois descriptive et critique de l’incroyance, nous devons partir depuis le XVIIIe siècle pour arriver à aujourd’hui, et traiter des problèmes de l’interprétation du libertinage, avant et après les Lumières. Nous devons aussi mettre en évidence la relative pénurie de travaux sur l’argument du passage à l’Illuminisme, en traitant des continuités et des ruptures entre la culture libertine (ou prétendue telle) et le développement des Lumières radicales, et même au-delà, celui de la libre pensée du XIXe et du XXe siècle.

Nous pouvons alors suivre la genèse anti-religieuse d’une culture désormais émancipée de la religion en 700, n’est en fait possible que si l'on s'obstine à ne tenir aucun compte du contenu de la « doctrine des beaux esprits » que Garasse décline sous forme de « maximes ». Garasse appelle « bibliothèque des libertins » tous les écrits concernant l’incroyance, ce qui était une littérature clandestine de ses temps. La radicalisation de la critique du christianisme est un produit d’une théologie devenue trop l’apologétique pour la peur d’un montant athéisme bien loin d’arriver.

La croyance, bien témoignée par Fénelon et Pascal dans le XVIIe siècle montre que la religion était encore bien forte et que l’incroyance été très fatigante pour s’affirmer dans une minorité intellectuelle des gens, comme successif[incompréhensible]. Ceux qu’on appelait les « libertins érudits » est le témoignage seulement d’une petite minorité d’humanistes dans la première moitié du XVIIe siècle, qui se reconnaissent dans leurs vue libres sur la religion, conduisant à des degrés divers à la mise en cause des dogmes et croyances du christianisme. Donc ne faut-il pas surévaluer la présence de l’incroyance dans ce temps-là, mais un peu plus tard est débutant un neuf cours de la libre pensée sur trois lignes :

  • une attitude intellectuelle des incroyants marquée par un sentiment de supériorité à l’égard des chrétiens ;
  • une morale indépendante, d’une sagesse toute humaine et profane, réglée sur la nature, et rejetant la morale religieuse ;
  • une naissante critique anti-théologique suivie d’une critique des fondements du pouvoir ecclésiastique.

L’opposition au christianisme devient plus forte au cours des XVIIe et XVIIIe siècles, débutant en Angleterre et Hollande, puis en France et en Prusse, avec un « malaise religieux toujours montant. Une philosophie matérialiste et sceptique envers les évènements surnaturels commence à s’affirmer. Le premier incroyant connu est, paradoxalement un homme du système de la religion, un abbé français nommé Jean Meslier nie l'existence de Dieu. Plus tard, l’incroyance aura Julien Offroy de La Mettrie, suivi de baron d'Holbach et enfin Denis Diderot, qui, à travers l'Encyclopédie fera le plus grand pas envers l’affirmation de l'incroyance dans toute l’Europe.

En 1789, la Révolution française donne sa contribution à faire sortir l'incroyance du milieu intellectuel d’origine, pour la faire entrer dans la sphère publique. En effet, plusieurs mesures séculaires ont alors intégré la législation française à cette époque et certains révolutionnaires de l'époque ont aussi tenté de déchristianiser la France, en promouvant un culte de la Raison et un culte de l'Être suprême

Sous l'ère napoléonienne, la sécularisation de la société française est contrastée par la quiescence de Bonaparte envers les institutions de l’Église, ou un personnage comme Chateaubriand trouve son affirmation avec l’approbation de l'Empereur pour son livre Génie du christianisme, avec l’exaltation de la religion chrétienne.

Enfin, dans la seconde moitié du XIXe siècle, l'incroyance devient plus solide à travers les évolutionnistes matérialistes et de suite avec Arthur Schopenhauer, Thomas Huxley, Charles Darwin et plus tard avec Friedrich Nietzsche et Sigmund Freud.

Notes et référencesModifier

  1. petit Robert de la langue française, Le Robert, , 2837 p. (ISBN 978-2-84902-321-1)

Liens externesModifier

Articles connexesModifier