Laïcisme

Doctrine tendant à donner aux institutions publiques, un caractère non religieux, à les établir suivant les principes de la laïcité.

Laïcisme est un terme politique. Au XIXe siècle, il est une doctrine qui prône l'exclusion de la religion de toutes les institutions publiques[1]. Elle revendique alors le droit pour les laïques de gouverner l'Église[2].

Bien qu'il s'en rapproche beaucoup, le laïcisme n'est pas l'anticléricalisme. Ce dernier consiste à estimer que le clergé est trop puissant, voire nuisible, et doit être jugulé. Le laïcisme lui, concerne les marques de l'influence religieuse indépendamment des clergés et des Églises.

Critique du laïcisme historiqueModifier

Le sociologue et prêtre diocésain Laurent Laot, partisan de la laïcité[3] s'en prend par contre à cette doctrine. Selon lui, le laïcisme comporte « une visée explicite de lutte antireligieuse. Il entend travailler au dépérissement de toute Église et à l’extinction sociale des confessions religieuses, à partir du postulat qu’elles sont obscurantistes et aliénantes[4]. »

Notes et référencesModifier

  1. Définition du mot « laïcisme » par l’Académie Française (édition de 1986)
  2. [1].
  3. Florence Hymann, « Laurent Laot, De la laïcité. Chemin(s) faisant, Paris, Temps présent, 2012, 267 p. », Archives de sciences sociales des religions, no 160,‎ (lire en ligne).
  4. Laurent Laot, La laïcité, un défi mondial, Les Éd. de l'Atelier-les Éd. ouvrières, (ISBN 2-7082-3349-1 et 978-2-7082-3349-2, EAN 9782708233492, OCLC 417245898, lire en ligne), pp. 64-65

Voir aussiModifier

Sur les autres projets Wikimedia :