Ouvrir le menu principal

Imbolc

fête religieuse celtique irlandaise

Imbolc (/ɪˈmɒlɡ/) est une fête religieuse celtique irlandaise, qui est célébrée le 1er février de notre calendrier, soit au début du mois d’anagantios selon le calendrier de Coligny dans la mythologie celtique. Elle vient après Yule. C'est la fête sur laquelle les sources littéraires médiévales sont les plus faibles.

DescriptionModifier

Le sens du nom est « lustration », il s’agit donc d’une purification qui prend place à la fin de l’hiver.

Elle pourrait avoir pour fondement un culte lié à la fécondité. Un rapprochement peut aussi être fait avec la fête romaine des Lupercales, qui avait lieu à la fin de l'hiver[1].

Elle a aussi le sens de « lactation » ou « lait des brebis »[2]. La date d'Imbolc correspond d'ailleurs à la période de l'agnelage, et donc au moment où les brebis commencent à allaiter leurs petits.

CélébrationModifier

Christian-J. Guyonvarc'h et Françoise Le Roux citent à ce propos ce quatrain extrait de Hibernica Minora de Kuno Meyer :

Goûter de chaque nourriture selon l'ordre,

voilà ce que l'on doit faire à Imbolc ;

se laver les mains, les pieds, la tête,

c'est ainsi que je le dis[3]

Il était ainsi d'usage de commencer le repas en buvant un bol de lait de brebis (probablement fermenté), mélangé à de l'alcool de grain. Tout au moins était-ce le cas quand cette fête persistait encore au Moyen Âge tardif. Une source, extrêmement discutable toutefois, suggère que cette pratique était en réalité pratiquée à Beltaine et qu'elle faisait écho à une pratique non documentée, qui aurait pu se tenir à Imbolc et qui aurait consisté en verser à terre le dernier lait et le dernier grain (l'obole) pour s'attirer les faveurs de Cernunnos pour le début de l'année agraire. Cette hypothèse est vraisemblable, au regard de ce quatrain, car il suggère que, pendant la fête d'Imbolc, on ne devait pas mélanger les nourritures. De manière tout aussi hypothétique, cela laisserait à penser qu'à Imbolc, on commençait par boire.

Imbolc était une fête au cours de laquelle on célébrait la déesse celte Brigit : on l'invitait à entrer dans la maison afin de la purifier et de la protéger jusqu'à la prochaine fête d'Imbolc. Il s'agissait donc de fêter un renouveau après les jours les plus sombres de l'année[4].

SurvivancesModifier

FranceModifier

En France, une survivance de cette fête christianisée serait la Chandeleur, la fête de la purification de la Vierge[5].

IrlandeModifier

En Irlande la célébration de sainte Brigitte à cette date, conduit à penser qu’Imbolc se déroulait sous le patronage de la déesse préchrétienne Brigit[6].

SuisseModifier

Le Canton de Genève fête les Failles, dans le hameau de Certoux, sur la commune de Perly-Certoux ainsi que celle de Cartigny au cours du Premier dimanche de carême[7], tradition consistant à brûler des perches enrobées de paille, de sarments[8] et de roseaux le soir à l'apparition de la première étoile[9]. À cette occasion, on y mange des merveilles, une sorte de beignet[10]. Cette fête serait d'origine celtique et constituerait une survivance d'Imbolc[10]. Cette coutume se nomme les brandons ailleurs en Suisse romande[11].

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexesModifier

BibliographieModifier

Notes et référencesModifier

  1. Revue Terre et Peuple, N° 6, hiver 2000, p.12 et 13. Nos fêtes celtiques : Imbolc.
  2. Françoise Le Roux, Christian-J. Guyonvarc'h, La civilisation celtique, Editions Ouest-France,
  3. Christian-J. Guyonvarc'h et Françoise Le Roux, Les Druides, page 233, Ouest-France Université, coll. « De mémoire d’homme : l’histoire », Rennes, 1986 (ISBN 2-85882-920-9).
  4. Mara Freeman, Vivre la tradition celtique au fil des saisons, Guy Trédaniel éditeur,
  5. Revue Terre et Peuple, N° 6, hiver 2000, p.12 et 13. Nos fêtes celtiques : Imbolc.
  6. Christian-J. Guyonvarc'h et Françoise Le Roux, les Druides, page 399
  7. « http://www.jussy.ch/uploads/file/Presse/2012/Ces%20petites%20communes%20qui%20osent%20construire_TDG%2020_02_2012.pdf »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?) Tribune de Genève, Failles brûlées, par C.Z.B, 20 février 2012, p. 20
  8. « Informations cartiginoises »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?)
  9. http://www.grhc.info/publications/livrecartigny/annotations%20GRHC.pdf
  10. a et b Film documentaire, traditions.ge, Séverin Bolle, 2007, chapitre "hiver"
  11. Éric Eigenmann, « Jeux profanes genevois: les Alouilles, les Failles, le Feuillu », dans le Dictionnaire du théâtre en Suisse en ligne.