Iaso
Déesse de la mythologie grecque
Eurynome, Pothos, Hippodamie, Éros, Iaso et Astéria sur un vase attique à figures rouges par le peintre de Kadmos, vers 400 av. Chr.
Eurynome, Pothos, Hippodamie, Éros, Iaso et Astéria sur un vase attique à figures rouges par le peintre de Kadmos, vers 400 av. Chr.
Caractéristiques
Nom grec ancien Ἰασώ
Fonction principale Déesse de la guérison par les soins du père
Résidence Mont Olympe
Lieu d'origine Grèce antique
Période d'origine Antiquité
Région de culte Grèce antique
Famille
Père Asclépios
Mère Épione
Fratrie Cinq sœurs (Hygie, Panacée, Méditrine, Acéso et Églé) et trois frères (Machaon, Podalire et Télesphore)

Dans la mythologie grecque, Iaso (Ἰασώ) ou Ièso (Ἰησώ) « la guérison », fille d'Asclépios et d'Épione, est une divinité de la médecine. Pour les Anciens, elle personnifiait la maladie[1].

Elle est assimilée à la divinité romaine Juturne.

FamilleModifier

AscendanceModifier

Iaso a pour parents Asclépios, le dieu de la médecine, et son épouse Épione, déesse de la santé. Elle est aussi, de par son père, petite-fille d'Apollon (dieu du soleil, des arts et de la médecine) et de la mortelle Coronis.

FratrieModifier

Soeurs d'Iaso

  • Les cinq sœurs d'Iaso sont:
    • Hygie (santé, propreté et hygiène),
    • Panacée (les remèdes, la médecine curative),
    • Méditrine (la guérisseuse),
    • Acéso (le processus de guérison),
    • Églé (beauté, santé rayonnante -surtout après une maladie).

Les sœurs, toutes les six déesses, interprètent donc diverses facettes de l'art d'Apollon, chacune associée à un aspect de la santé ou de la guérison. Asclépios et ses filles appartiennent en effet à la lignée d'Apollon, dieu de l'intelligence rationnelle, qui préfigure déjà la science telle qu'on la concevra plus tard en Occident.

Frères d'Iaso

  • Les trois frères d'Iaso sont :
    • Machaon, chirurgien, qui combattit à Troie avec son frère Podalire et a été tué par Euripile ;
    • Podalire, médecin généraliste ;
    • Télesphore, dieu de la convalescence.

Contrairement à leurs sœurs, les deux premiers frères d'Iaso sont mortels, médecins pour le camp grec lors de la guerre de Troie[2]. Télesphore quant à lui, troisième fils d'Asclépios et Épione, était à l'origine un dieu de la mythologie celtique avant d'être intégré au culte d'Asclépios.

CulteModifier

Iaso était probablement considérée comme une demi-déesse, à la différence de ses sœurs Panacée et Hygie, à qui on attribuait le statut complet de divinité. Elle n’en avait pas moins des disciples, les Iasides (« les fils d'Iaso »). Dans Le Caractère ésotérique des Évangiles, Helena Petrovna Blavatsky écrit, « Iaso, fille d'Asclépios, était la déesse de guérison et tous les candidats à l’initiation dans le temple de son père étaient sous son patronage, novices ou chrestoi, appelés "les fils d'Iaso". »

Pausanias le Périégète a écrit au sujet du sanctuaire d'Amphiaraos à Oropos, en Attique :

« L'autel est divisé en parties. Une partie est à Héraclès, à Zeus et à Apollon guérisseur, une autre est attribué aux héros et aux femmes de héros, une troisième à Hestia, Hermès, Amphiaraus et aux enfants d'Amphilochus. Mais Alcméon, à cause de la façon dont il a traité Ériphyle, n'est pas honoré dans le temple d'Amphiaraus, et pas davantage avec Amphilochus. La quatrième partie de l'autel est pour Aphrodite et Panacée et encore à Iaso, Hygéia et Athéna guérisseuse. La cinquième est consacrée aux nymphes et à Pan et aux fleuves Achélous et Céphisus. »

Aristophane parle de Iaso de façon humoristique dans Ploutos, quand un des personnages, Cario, dit qu'Iaso a rougi à cause du gaz qu’il avait laissé échapper.

Notes et référencesModifier

  1. Encyclopédie de la Mythologie, M. Mughini (éditions De Vecchi), p. 182, Iaso
  2. Delebecque 2003, p. 54.

Voir aussiModifier