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Hubert Marty-Vrayance

Hubert Marty-Vrayance
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Biographie
Naissance
Nationalité
Activité

Hubert Marty-Vrayance, policier français, a été commissaire à la Direction centrale des Renseignements généraux (RG), en Afrique, dans les services du Premier ministre (SGDN), en banlieue parisienne. Il est formateur en sécurité privée et auprès des Polices municipales.

Sommaire

BiographieModifier

Hubert Marty-Vrayance naît en 1958 à Perpignan. Il effectue de solides études en sciences politiques et en droit : diplôme de l'Institut d'études politiques (IEP) en 1980, il présente un mémoire sur le corps préfectoral et le travail des préfectures suite à un stage à la préfecture des Hauts-de-Seine effectué en 1978.

Licencié en Droit et titulaire d'une maitrise en droit public de l'Université de Paris I (Panthéon- Sorbonne), Il est major de la 35e promotion des commissaires de police[1].

Sa carrière débute aux Renseignements Généraux où est d'abord en poste au Havre avant de passer aux Renseignements Généraux de la Nièvre fin 1988, après la réélection de François Mitterrand et le retour de Pierre Bérégovoy à la tête du ministère de l'Économie et des Finances[1].

Il avait été remarqué pour sa très grande connaissance de l'arrondissement du Havre, où il permit l'arrestation de terroristes néo-nazis en 1987.

Il fit également un brillant passage dans la Nièvre de 1988 à 1992 qui lui permit de connaître le Président François Mitterand, son entourage ainsi que Pierre Bérégovoy, alors maire de Nevers, ministre d'État, ministre de l'Économie, des Finances et du Budget.

Hubert Marty-Vrayance passa ensuite au SCTIP (service de coopération technique internationale de police) où il occupe un poste au Gabon[2] puis au BURUNDI dans un contexte de guerre civile suite au massacre des tutsis et des hutus modérés au Rwanda.

Il faillit d'ailleurs être tué en mai 1996 lors d'une attaque de bandits sur les rives du lac Tanganyika, ce qui précipita son retour à Paris.

Il fut alors nommé au Secrétariat général de la défense nationale fin 1996, plus précisément au SCSSI, devenu en 2000 la DCSSI, la Direction centrale de la Sécurité des Systèmes d'Information, ancêtre de l'actuelle Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information (ANSSI). Ce poste stratégique avec l'apparition d'Internet en France, l'importance croissante de la sécurité informatique et de la cryptologie, lui permit d'être en contact de travail avec l'ensemble des services de renseignements français et étrangers, notamment à travers Europol, le système Schengen et le G8, où il soutient fréquemment les positions françaises face à l’hégémonisme du FBI et de la CIA.

Souvent en pointe lors des discussions internationales pour défendre la souveraineté nationale et les libertés individuelles des nouveaux internautes français, il ne manqua pas de susciter la méfiance des partenaires américains lors de ces discussions.

Sa méfiance vis à vis de l'Empire US ne fit qu’accroître avec les attentats du 11 septembre 2001 dont il remit vite en cause la thèse officielle tant selon lui elle recelait d'invraisemblances. Pendant plusieurs mois, sa hiérarchie ne lui en tint pas rigueur, car il s'était exprimé toujours à titre privé dans des petits cénacles.

Il fallut un article polémique de Guillaume Dasquié dans Le Monde du renseignement et la controverse autour du livre de Thierry Meyssan L'Effroyable Imposture du 11 septembre pour qu'il perde son poste à la demande du secrétaire général de la défense nationale de l'époque, Jean-Claude Mallet, et non de la Direction générale de la Police Nationale, qui n'avait rien de particulier à lui reprocher.

L'enquête confiée d'ailleurs au Directeur de l'IGPN de l'époque, l'Inspecteur Général Jean-Marc BERLIOZ, lava d'ailleurs le commissaire de toute atteinte au secret professionnel et demanda pour lui une nouvelle affectation.

La 17e Chambre du TGI de Paris conclut d'ailleurs dans le même sens par un jugement du 26 mai 2004 : dans la polémique journalistique sur les attentats du 11 septembre, le commissaire n'avait émis que des réflexions personnelles dans un cadre privé et ne s'était jamais exprimé publiquement en engageant le gouvernement français.

Cette polémique arrivait fort mal pour le commissaire Marty-Vrayance, promu au grade de divisionnaire en mars 2002 et qui devait avoir une nouvelle affectation au SCTIP.

Mais l'origine de ses ennuis se situait très certainement ailleurs. En effet, très proche de l'ancien Directeur des Renseignements Généraux Yves BERTRAND, il devait être nommé sous l'impulsion de ce dernier Directeur Régional des RG en Normandie. Mais le nouveau directeur de cabinet du ministre Nicolas SARKOZY, le préfet Claude Guéant, s'opposa formellement à sa nomination en juillet 2002 ainsi que l'adjoint de Bertrand, Bernard Squarcini, mécontent de constater que le Directeur des RG avait confié certaines investigations sur l'affaire Érignac et la cavale de son assassin présumé à d'autres policiers…

Le commissaire Marty-Vrayance fut ainsi victime de l'opposition farouche entre sarkozistes et chiraquiens, qui créa bien des vagues au ministère de l'Intérieur entre 2002 et 2007, étant considéré parmi ces derniers pour sa participation selon certains journalistes avec le prétendu "cabinet noir" du patron des RG Yves BERTRAND. En effet, ce dernier reconnut plus tard avoir confié secrètement au commissaire la recherche d'Yvan Colonna en Amérique latine, et des vérifications sur le suicide de l'ancien Premier ministre Pierre Beregovoy entre autres enquêtes.

Ces polémiques et les relations tendues au sein de la place Beauvau entre le clan Chirac et le clan Sarkozy suspendirent pendant deux ans la carrière du commissaire, qui effectua cependant quelques missions discrètes au Moyen-Orient et en Asie pour le compte de proches du président Jacques Chirac.

Il fallut attendre l'arrivée de Dominique de Villepin au ministère de l'Intérieur pour que le commissaire Marty-Vrayance retrouve un poste à l'été 2004 à la tête du commissariat des Ulis, étant également commissaire central adjoint du district de Palaiseau dans l'Essonne.

Il s'y fit remarquer par son implication sur le terrain, son sens du dialogue avec tout le personnel, les élus, les administrés, ce qui lui permit de contenir spectaculairement les violences urbaines de l'automne 2005 dans son secteur. Les maires de Palaiseau comme des Ulis n'ont d'ailleurs pas hésité à témoigné en sa faveur à cette époque.

De permanence pour l'Essonne le week-end de déclenchement des violences urbaines à l'automne 2005, il prit sur le terrain avec ses collègues et officiers de permanence les premières mesures pour contenir les exactions et parer au plus pressé, recueillant alors les félicitations de différents maires et du préfet de l'Essonne de l'époque, Bernard Fragneau, qui l'avait également chargé avec le sénateur-maire des ULIS de gérer pendant 3 mois des manifestations organisées par une virulente association musulmane locale protestant contre un futur projet de mosquée jugé insuffisant...

Mais avec le retour de Nicolas Sarkozy et surtout de Claude Guéant place Beauvau en juin 2005, il était évident que les jours du commissaire Marty dans la Police étaient comptés. Il fut ainsi victime début 2006 d'une véritable machination montée par la DST avec le concours d'un de ses informateurs patentés, l'ancien maréchal des logis Patrick Baptendier.

En janvier 2006, il fut arrêté par l'IGPN pour avoir fourni des informations tirées du STIC, un fichier de police à l'ancien gendarme, gérant d'une agence de détective privé, qui travaillait en étroite liaison avec la DST[1],. Ce dernier expliqua à la Justice le marché que lui avait proposé l'ex-DST pour faire tomber le commissaire, à la demande du cabinet du ministre, selon toutes probabilités.

À noter que tous ces échanges menés sous l'égide du secret-défense ne portèrent préjudice à quiconque, aucune plainte n'ayant jamais été déposée dans le cadre de cette affaire d'État digne d'un thriller américain.

En 2008, l'ex-gendarme, ex-agent de la DST, Baptendier relatait toutes les missions effectuées pour le compte du contre-espionnage dans un ouvrage intitulé Allez-y, on vous couvre !, qui ne subit pas la moindre attaque en diffamation, surtout pas de la DST. Toutes ses relations étaient couvertes par le "Secret-Défense", ce qui ne facilita pas la défense du commissaire.

Le chapitre 12 du livre est d'ailleurs très clair puisqu'il s'intitule « Il faut faire tomber le commissaire Marty ».

Le 12 mai 2010, le tribunal de Versailles condamne ce dernier à dix-huit mois de prison avec sursis et à une interdiction d’exercer une fonction publique, mais le relaxe totalement pour la divulgation d'informations émanant des fichiers de police à l'ancien gendarme, venu expliquer clairement à la barre qu'il était venu provoquer le commissaire à la demande explicite de ses officiers traitants de la DST, les commandants François Henrion et Patrick Geze.

En mai 2015, le commissaire Marty est totalement réhabilité sur le plan judiciaire, toutes ses condamnations antérieures ayant été effacées du bulletin no 2 du casier judiciaire.

Enseignant en Intelligence économique dans divers instituts privés en région parisienne et dans des pays d'Afrique francophone, il est formateur depuis 2013 dans des centres de formation pour agents de prévention et de sécurité, agents de protection rapprochée, et pour plusieurs polices municipales en France pour lesquelles il a monté un programme spécifique de formation pour les primo-intervenants en situation d'urgence.

Il est également consultant en matière de terrorisme et plus largement de géo-politique, ayant donné plusieurs interviews dans des radios ou des télévisions françaises ou étrangère sur ces questions comme après les attentats de Charlie Hebdo et du Bataclan. Il est aussi intervenu à plusieurs reprises sur la corruption internationale et française, expliquant notamment que ce sont les enquêtes menées sous l'égide de l'ancien directeur des Renseignements Généraux Yves BERTRAND qui lui avait valu, ainsi qu'à quelques autres policiers, une vindicte implacable, ayant dérangé certains intérêts politiques et d'affaires.

Campagne législative dans la 6e circonscription de ParisModifier

En 2012, Hubert Marty-Vrayance s'est présenté sans succès aux élections législatives dans la sixième circonscription de Paris. Il a axé sa campagne sur la lutte contre la corruption et pour la souveraineté nationale. Il se présente en candidat indépendant et sans étiquette et recueille 85 voix, soit 0,21% des suffrages exprimés. Il fit campagne sans le soutien d'aucun parti, avec un budget des plus limités, sans le soutien d'aucune organisation particulière, avec le soutien de quelques amis.

Il développe l'idée que la lutte contre la corruption sera une préoccupation majeure des citoyens dans les pays modernes, et qu'un retour à une démocratie plus directe, authentique et en prise avec les vrais soucis des citoyens est une nécessité nouvelle pour nos démocraties bien malades.

Décoré de la médaille d'honneur de la Police nationale du Gabon en 1995 et de la médaille d'honneur de la police burundaise en 1996, il est commandeur de la Ligue Universelle du Bien Public pour les actions sociales et humanitaires qu'il a mené en France (restos du cœur, Croix-Rouge française) et en Afrique où il a participé à plusieurs campagnes humanitaires.

Activités artistiques.

Hubert MARTY est aussi musicien depuis son plus jeune âge.

Tout d'abord pianiste, il se met rapidement à l'orgue et devient à 15 ans organiste dans une église pendanl une dizaine d'années.

Il compose depuis plus de quarante ans au piano et aux synthétiseurs Roland, Korg, Yamaha entre autres. Il fut ami du compositeur parisien de musique de films des années 1970 François de ROUBAIX, et du compositeur grec VANGELIS, avec qui il est en contact depuis les années 1980. Il a donné plusieurs concerts dans l'Ain, l'Aisne, en Loire-Atlantique fin des années 70 et début des années 80. Il a publié 2 albums de sa composition : AURA par le duo EDEN en juillet 1979 avec le batteur Allan LYSS, et un double album solo intitulé LANDSCAPE 80 consacré aux 4 éléments (référence FLVM 3090/3091). Il a dédicacé cet album à un ancien préfet des Alpes-Maritimes qu'il avait connu peu avant son décès, Pierre-Jean MOATTI, auteur de plusieurs ouvrages consacrés à La Bible et les extraterrestres.


Notes et référencesModifier

  1. a b et c Stéphane Sellami & Guillaume Valdiguié, « La chute d'un major de l'école des commissaires », sur Le Parisien,
  2. Fabrice Tassel, « L'embarrassant commissaire des renseignements généraux », sur Libération,

Liens externesModifier