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Sous-continent indien

zone géographique de l'Asie du Sud
(Redirigé depuis Hindoustan)

Pays du sous-continent indien
Dérive de la plaque indienne depuis 71 Ma

Le sous-continent indien est une zone géographique de l'Asie du Sud, appelé autrefois Inde cisgangétique, où se trouvent l'Inde, le Pakistan, le Bangladesh, le Népal, le Bhoutan, le Sri Lanka et les Maldives ainsi que des parties de leur territoire de même que certains territoires contestés et actuellement sous contrôle de la Chine. Avec environ 1,8 milliards d'habitants dont près de 1,4 milliards en Inde, le sous-continent indien est la région la plus peuplé du monde, soit environ un quart de la population mondiale.

Une partie de son territoire se situant sur la plaque lithosphérique indienne, la Birmanie est parfois incluse dans le sous-continent mais est culturellement et historiquement plutôt rattachée à l'Asie du Sud-Est.

Pour des raisons historiques[1], l'Afghanistan est parfois inclus dans la liste.

L'Hindoustan était une zone aux limites floues, désignant soit seulement la plaine du Gange, soit tout le Nord de l’Inde, depuis l’Assam jusqu'au Pendjab (soit la zone où l’hindi est majoritaire) ou bien le sous-continent indien en totalité, ou encore juste la république de l’Inde.

L'emploi de l'expression sous-continent s'explique par le fait que cette région repose sur une plaque tectonique propre, séparée du reste de l'Asie, mais aussi pour des raisons culturelles qui font que les pays de cette région du monde présentent certains traits culturels communs.

La partie sud de cette région forme une énorme péninsule, tandis que la partie nord est séparée de l'Asie centrale par la chaîne himalayenne qui représente une barrière culturelle et géographique avec le reste de l'Asie. Le géographe François Durand-Dastès, spécialiste du monde indien, préfère parler de « quasi-continent indien », jugeant l'expression « sous-continent » trop péjorative.[réf. nécessaire]

EnvironnementModifier

Le sous-continent indien est la région du monde la plus fortement impactée par la pollution de l'air. Le directeur exécutif de Greenpeace pour l’Asie du Sud-Est, Yeb Sano, explique que « en mettant de côté les pertes humaines, le coût global estimé s’élève à 225 milliards de dollars en coût du travail et à des trillions en matière de coûts médicaux »[2].

CultureModifier

Culturellement, les pays de cette région ont un certain nombre de traits communs :

  • Une longue tradition agricole, remontant à plusieurs millénaires, autour de l'Indus et du Gange.
  • Une large diffusion de langues indo-européennes (hindi, ourdou…), qui constituent le rameau le plus oriental de cet ensemble. Ces langues cohabitent parfois avec des langues d'autres groupes, comme les langues dravidiennes dans le Sud de l'Inde et au Sri Lanka, ou les langues tibéto-birmanes sur les contreforts de l'Himalaya.
  • Les religions nées en Inde (hindouisme, bouddhisme…) ont marqué de leur empreinte toute cette partie de l'Asie, même si l'islam est devenu la religion majoritaire au Pakistan et au Bangladesh, et qui'il est pratiqué par une importante minorité en Inde.
  • Les États actuels sont le plus souvent de création récente (sous leur forme actuelle). Ils ont donc une histoire relativement brève, qui remonte à la deuxième moitié du XXe siècle.

Excepté la Birmanie, ces pays sont tous membres de l'ASACR ou Association Sud-Asiatique pour la Coopération Régionale.

NotesModifier

  1. Pendant de longues périodes, le territoire afghan est rattaché politiquement aux empires indiens : Empire maurya (vers -322 – vers -180), Empire moghol (1526 – 1857). De plus, certains souverains indiens sont afghans tels les sultans de la dynastie des Lodi (1451 - 1526) ou Sher Shah (1486 - 1545).
  2. « Pollution de l’air. Greenpeace dévoile son classement des villes les plus polluées au monde », Ouest France,‎ (lire en ligne)

Lien externeModifier