Hersekli Ahmed Pacha

Hersekli Ahmed Pacha ou Hersekli Ahmet Paşa (né en 1456/1459 mort le ) (Croate: Stjepan Hercegović). Homme d’État et général ottoman originaire d’Herzégovine.

Hersekli Ahmed Pacha
Fonctions
Grand vizir de l'Empire ottoman
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Dukakinzade Ahmed Pasha (en)
Grand vizir de l'Empire ottoman
-
Koca Mustafa Pasha (en)
Dukakinzade Ahmed Pasha (en)
Grand vizir de l'Empire ottoman
Hadim Ali Pasha (en)
Koca Mustafa Pasha (en)
Capitan pacha
-
Küçük Davud Pasha (d)
İskender Ağa Pasha (d)
Grand vizir de l'Empire ottoman
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Hadim Ali Pasha (en)
Hadim Ali Pasha (en)
Grand vizir de l'Empire ottoman
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Koca Davud Pasha (en)
Çandarlı Ibrahim Pasha (en)
Beylerbey of the Anatolia Eyalet (d)
Biographie
Naissance
Décès
Nom dans la langue maternelle
Ахмед-паша Херцеговић et هرسك زاده احمد پاشاVoir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Père
Fratrie
Catherine de Bosnie
Vlatko Hercegović (en)
Vladislav Hercegović (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Religion
Grade militaire

Origine familialeModifier

Stjepan Hercegović était le fils de Stjepan Vukčić Kosača Herzog de Saint-Sava en Bosnie de la famille de Kosača et de son épouse Barbara fille de Ducia de Payro. Sa demi-sœur était la reine de Bosnie Katarina Kosača

Stjepan Hercegović naît à Herceg Novi au début de mai 1456 ou mi-juillet 1459[1]. Il se querelle avec son demi-frère Vlatko pour la succession de leur père mort en 1466 et se réfugie à Constantinople où il se convertit à l’Islam vers 1474. À partir de cette date Stjepan Hercegović est connu sous le nom de « Hersek-zāde Ahmet Paşa »[2].

Grand VizirModifier

À partir de 1477 il est cité dans la suite du sultan Mehmet II. Il devient ensuite Beglerbeg d’Anatolie où il combat le prétendant Djem pour le compte de Bayezid II. Il combat également en Syrie les Mameluks d’Égypte il est vaincu, blessé et emmené en captivité au Caire. Après sa libération en 1487 Hersekli Ahmed Paşa exercera les charges de Grand Vizir et de Grand Amiral (Kapudan Pacha) de l’empire ottoman cinq fois pendant un total d’une dizaine d’années entre 1497 et 1516.

Il est Grand Vizir une première fois en 1497 mais il est révoqué dès l’année suivante et nommé Kapudan Pacha et sandjakbeg de Gallipoli.

Rappelé en décembre 1502 il conclut un traité de paix avec Venise et une trêve avec la Hongrie le et demeure en charge jusqu'au . Il est nommé une 3e fois Grand Vizir le et révoqué fin septembre de la même année à la demande des janissaires soulevés.

Après l’exécution du Grand Vizir Koca Moustapha Pacha, en 1512, il est rappelé en charge et il demeure en fonction jusqu’au . Il est de nouveau révoqué mais ses successeurs Durakinoglu Ahmed Pacha et Hadim Ali Pacha s’attirent la colère du sultan Selim Ier et il est promu une 5e fois à la charge de Grand Vizir le .

Le sultan Selim Ier le destitue lui aussi en avril 1516 et il est brièvement emprisonné, mais pardonné peu après grâce à l'intervention de son successeur Hadim Sinan Pacha. Au cours de son voyage de retour d'Égypte où il était allé féliciter le sultan pour sa victoire, Hersekli Ahmed Pacha meurt le [1].

Légende ?Modifier

Lorsque les enfants de la reine de Bosnie Katarina Kosača sont capturés et envoyés à Constantinople où il se convertissent à l’islam, la tradition ottomane indique que c’est le demi-frère de la reine, Hersekli Ahmed Paşa, qui prend soin d’eux à Istanbul, et que sous son patronage le fils aîné de Katarina, Sigismond, désormais dénommé Ishak-beg Kraloglu (i.e Kraljević) serait devenu un personnage influent du Sérail.

Union et postéritéModifier

Avant le il épouse Khundi Khatun une fille du sultan Bayezid II, dont :

  • Huma une fille morte après 1551
  • Ali Beg né avant 1509 mort après 1545
  • Moustapha Beg né avant 1509 mort après 1582.

Notes et référencesModifier

  1. a et b H. Šabanović, s.v. Hersek-Zāde in Encyclopædia of Islam vol.III, Brill, 1986, pp.340-342
  2. (en) Mark Pinson The Muslims of Bosnia Herzegovina Library of Congress 1996 (ISBN 0932885128) p. 33.

SourceModifier

  • Bernard Lewis, V.L Ménage, Charles Pellat, Joseph Schacht, Encyclopédie de l’Islam, G-P Maisonneuve & Larose SA, Paris, 1971, tome III, H-IRAM, p. 351-352