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Henry Litolff

compositeur, pianiste et chef d'orchestre, éditeur de musique
Henry Litolff
Henri litolff 2.jpg
Henry Charles Litolff
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 73 ans)
ColombesVoir et modifier les données sur Wikidata
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Maître
Genre artistique
Henry Charles Litolff

Henry Charles Litolff, né à Londres le et mort à Bois-Colombes le , est un pianiste virtuose et compositeur français célèbre en son temps.

Sommaire

BiographieModifier

Sa jeunesseModifier

Son père Martin Litolff violoniste originaire d'Ammerschwihr en Alsace devenu soldat sous le Premier Empire, est fait prisonnier en Espagne et emmené à Londres où il se marie en 1815 avec Sophie Hayes une Écossaise. C'est ainsi que naquit Henry Charles Litolff à Londres en 1818.

Il commence l'étude du piano à douze ans et il est remarqué par hasard deux ans plus tard par le virtuose Ignaz Moscheles, qui le prend sous sa protection. À 17 ans, il s'éprend d'Elisabeth Etherington dont les parents lui refusent la main. Il l'enlève et part vivre avec elle en France. Sa vie fut extrêmement aventureuse. Il a même été emprisonné pour dettes dans un établissement pénitentiaire dont il parvint à s'échapper en soudoyant le geôlier.

En 1851, il épouse la veuve de Gottfried Martin Meyer, fondateur d'une maison d'édition musicale, maison qui prend alors le nom de Meyer & Litolff. Henry divorce en 1858, mais entre-temps, il adopte le fils de son épouse, Theodor (1839-1912), et lui donne son nom. En 1853, Henry permet à son représentant, Carl Enoch, de fonder sa propre maison à Paris, les éditions musicales Enoch. Les deux maisons existent toujours[1].

Il est nommé[Quand ?] directeur du Théâtre du Châtelet dans lequel il fit jouer quelques opérettes de son propre cru.

Ses concertos pour piano ont fait l'objet d'enregistrements par le label anglais Hypérion et sont encore disponibles actuellement.

En 1860, Il épouse en troisièmes noces à Francfort-sur-le-Main, Blanche de La Rochefoucauld (1836-1870). Elle meurt après 10 ans de mariage. Henry Litolff se marie une quatrième fois, le , à Nogent-sur-Marne avec Lucie-Mathilde Herrier[2].

En 1871, il s'engage dans la Commune de Paris et devient membre actif de la Fédération artistique.

Ses premiers succèsModifier

Son œuvreModifier

 
Caricature par Er. Carjat
 
Caricature parue en 1875 dans Le Trombinoscope de Touchatout.

De nos jours, seul un morceau de Litolff est régulièrement entendu. Il s'agit du Scherzo tiré du Concerto symphonique nº 4 en ré mineur pour piano et orchestre, op. 102, qu'il a composé en 1852 à Brunswick en Allemagne.

Concertos symphoniquesModifier

Ses principales œuvres sont les cinq concertos symphoniques avec piano. Il n'existe plus de traces de son Concerto nº 1 en ré mineur, mais les autres sont :

  • Concerto symphonique nº 2 en si mineur, Op. 22 (1844)
  • Concerto symphonique nº 3 en mi bémol, Op. 45 (v. 1846)
  • Concerto symphonique nº 4 en ré mineur, Op. 102 (v. 1852)
  • Concerto symphonique nº 5 en do mineur, Op. 123 (v. 1867)

Litolff était un ami de Franz Liszt, qui l'admirait. C'est pourquoi il lui dédia son propre Concerto nº 1.

Opéras et opérettesModifier

  • Salvator Rosa, 1845
  • Catherine Howard, 1847
  • Die Braut vom Kynast, grand opéra romantique d'après Ernst August Friedrich Klingemann, 1847
  • Rodrique de Tolède, opéra, 1860
  • Le Chevalier Nahal ou La Gageure du diable, opéra comique, 1866
  • La Boîte de Pandore, opéra bouffe, 1871
  • Héloise et Abélard, opéra comique, 1872
  • La Belle au bois dormant, 1874
  • La Fiancée du roi de Garbe, opéra comique, 1874
  • La Mandragore, opéra comique d'après Alexandre Dumas, 1876
  • Les Templiers, opéra, 1886
  • L'Escadron volant de la reine, opéra comique, 1888 [3]
  • Le Roi Lear, opéra

HommagesModifier

NotesModifier

  1. Histoire de Litolff, sur IMSLP.
  2. « Le cimetière d'Auteuil », Bulletin de la Société historique d'Auteuil et de Passy (Gallica ark:/12148/bpt6k6509797x),‎
  3. Camille Bellaigue, Revue musicale - 14 janvier 1889, t. 3e période, tome 91, Paris, (lire sur Wikisource), p. 458-464

AnnexesModifier

BibliographieModifier

Liens externesModifier

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