Henry Lepaute

horloger, ingénieur mécanicien et industriel français
Augustin Henry-Lepaute
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Nationalité
Activités
Père
Pierre Henry (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Parentèle
Jean-Joseph Lepaute (d) (beau-père)
Jean-André Lepaute (oncle)
Jean-Baptiste Lepaute (oncle)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Maître

Augustin Michel Adam Henry-Lepaute, né à Paris le et mort à Le Mesnil-le-Roi le , est un horloger français également ingénieur-mécanicien spécialisé dans les phares.

Biographie modifier

Né Augustin Michel Adam Henry de Pierre Henry, horloger du Roi, descendant de la famille d'horlogers Lepaute par sa mère, et Gabrielle Prévost, il épouse une de ses cousines, Anaïs Lepaute, en 1834. Élève de Gustave Eiffel, il devient l'horloger de Louis-Philippe et de Napoléon III.

C'est ce dernier qui l'autorise en 1851 à porter, ainsi que ses descendants, le nom de Henry-Lepaute[1],[Note 1].

 
Le phare de Valsörarna, (Finlande)

En 1823, il s'associe avec Augustin Fresnel, directeur des Phares et balises et se spécialise dans la construction d’horloges et de phares monumentaux tels le phare de Valsörarna en Finlande, équipés de mécanismes rotatifs d'optique.

Après la mort d'Augustin Fresnel en 1827, c'est son frère Léonor Fresnel (1790-1869)[2] qui le remplace à la commission des phares et va continuer sa collaboration avec Henry-Lepaute pour l'équipement en phares du littoral français[Note 2],[3].

Son entreprise devient en 1837 fournisseur exclusif des horloges des réseaux de chemins de fer du Nord, de Paris à Orléans, de l’Est et de l’Ouest. Plus de 1 300 phares dans le monde seront équipés du système Henry-Lepaute. Deux fils poursuivront sa double activité : Édouard Léon et Paul Joseph.

Décédé en 1885, il est inhumé au cimetière du Mesnil-le-Roi, dans l'ouest de la banlieue parisienne, où l'on peut encore voir sa tombe[4].

Galerie modifier

L'entreprise Henry-Lepaute modifier

En 1829, Augustin Henry-Lepaute a créé un atelier d’optique au 247 rue Saint-Honoré à Paris[3] puis l'entreprise a occupé quatre adresses différentes : 1854-18.. : rue de Rivoli, 18..-1870 : rue de Vaugirard, 1870-1911 : 6 Rue Lafayette, 1911-1965 : 11 au 25 rue Desnouettes. La fabrication industrielle s'est arrêtée en 1965.

Outre l'horlogerie et différents matériels d'optique pour les phares, la société a aussi commercialisé des instruments de mesure tels que des marégraphes et des fluviographes[5].

Notes et références modifier

Notes modifier

  1. Son oncle, Jean-André Lepaute, le frère de sa mère, était horloger du roi dans les années 1750. Porter le nom de Lepaute garantissait d'emblée à la société d'Augustin Henry-Lepaute un certain prestige.
  2. La plupart des 150 grands phares français sont construits au XIXe siècle dont la construction est partagée entre trois entreprises dont la société Henry-Lepaute

Références modifier

  1. Source
  2. Bibliothèque des Phares, « Fresnel, Léonor », sur bibliothequedesphares.fr (consulté le ).
  3. a et b Ministère de la Culture, « Le phare de Cordouan : Le réseau des phares au XIXes », sur cordouan.culture.fr (consulté le ).
  4. Photographies de sa tombe
  5. Bibliothèque des Phares, « Marégraphes, Fluviographes, horlogerie de précision », sur bibliothequedesphares.fr, (consulté le ).

Voir aussi modifier

Bibliographie modifier

  • Alfred Beillard, Recherches sur l'horlogerie: ses inventions et ses célébrités : notice historique et biographique, d'après les divers documents de la collection de l'école d'horlogerie d'Anet, 1895, p. 168  
  • Ferdinand Berthoud, Histoire de la mesure du temps par les horloges, 1923
  • Maryse Angelier, Voyage en train au temps des compagnies, 1832-1937, 1998, p. 98

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