Henri Planchat

prêtre catholique français

Matthieu Henri Planchat, né le à La Roche-sur-Yon et mort fusillé le (à 47 ans) à Paris, est un prêtre catholique français, religieux de Saint Vincent de Paul. Son procès en béatification a été ouvert en 1897.

Henri Planchat
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Biographie
Naissance
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ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
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Matthieu HenriVoir et modifier les données sur Wikidata
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BiographieModifier

Henri Planchat naît dans une famille très pieuse[1], dont le père est magistrat. Celui-ci est ensuite envoyé en poste à Chartres, puis à Lille. Henri Planchat poursuit à partir de 1837 ses études au collège Stanislas de Paris où il reste trois ans, puis les poursuit au collège de l'abbé Poiloup à Vaugirard, alors quartier périphérique en dehors de Paris. C'est ici qu'il fait la connaissance des conférences de Saint Vincent de Paul et qu'il découvre sa vocation. Il s'occupe des pauvres et de la bibliothèque de la paroisse, anime le patronage des frères de Saint Vincent de Paul. Il fait ses études de droit, comme le voulait sa famille, mais à peine son diplôme d'avocat en poche, il entre au séminaire d'Issy-les-Moulineaux. Il est ordonné prêtre le . Il se présente trois jours plus tard devant Jean-Léon Le Prévost, encore fonctionnaire aux cultes et président de la conférence de Saint Vincent de Paul de la paroisse Saint-Sulpice. Il est accueilli en tant que premier prêtre au sein de la nouvelle congrégation des religieux de Saint Vincent de Paul qui ne comptait jusqu'alors que des frères.

Dès lors, il se dévoue aux populations laborieuses de Grenelle et de Vaugirard qui se sont souvent éloignées de l'Église et se montrent parfois hostiles aux prêtres. Il devient « chasseur d'âmes »[1]. Épuisé, il doit partir se reposer en Italie quelques mois et il est de retour en . Il se concentre sur l'apostolat et la formation des garçons du patronage en continuant à visiter les malades et assister les pauvres. Son zèle provoque la susceptibilité du curé de la paroisse de Grenelle. Ses supérieurs pour calmer les choses l'envoient deux ans à Arras assister l'abbé Halluin qui dirige un orphelinat avec des ateliers d'apprentissage.

À partir de 1863, Henri Planchat dirige le patronage Sainte-Anne, rue de la Roquette, qui est ensuite transféré rue des Bois avec un verger. Ce sont tous les ans près de cinq cents jeunes garçons et apprentis qui y sont formés et reçoivent les sacrements de communion et de confession. Mais le P. Planchat étend son champ d'apostolat à d'autres quartiers populaires de Paris. Lorsque la guerre de 1870 éclate, il porte aussi assistance aux soldats[2]. Il déclare à un confrère: « toutes mes relations avec les pauvres, qu'il s'agisse de détresses temporelles ou de misères spirituelles, m'obligent pour chacune à recourir au cœur de Notre-Seigneur Jésus-Christ pour en obtenir le conseil, la parole qui console, l'inspiration pour les entremises charitables, enfin toutes les assistances qui répondent au besoin du moment. »

Cependant les révoltés de la Commune de Paris ne peuvent que remarquer ce prêtre dont les œuvres sociales démentent la position du socialisme utopique prôné par les communards et qui s'attache à la doctrine chrétienne la plus éloignée de toute compromission. Il est arrêté le et fusillé le suivant à Belleville avec d'autres victimes.

Ses restes reposent à la chapelle des reliques de l'église Notre-Dame-de-la-Salette de Paris.

PostéritéModifier

La rue Planchat dans le 20e arrondissement de Paris.

BibliographieModifier

  • Maurice Maignen, Notice sur l'abbé Henri Planchat, 1871. Cet ouvrage a été traduit en anglais, Sketch of the Life of Henri Planchat et d'autres langues.
  • Maurice Maignen, Le Prêtre du peuple ou la vie d'Henri Planchat, Paris, 1877, éd. G. Téqui, 6 éd., 1883.

Notes et référencesModifier

  1. a et b (it) Carlo Snider, Notice biographique
  2. Avec l'abbé de Broglie

Liens externesModifier